Iferhounène

commune d'Algérie

Iferhounène
At Yettsuraɣ (ber)
ⴰⵜ ⵢⴻⵜⵙⵓⵔⴰⵖ (ber)
(ar) افرحونن
Iferhounène
Vue sur Iferhounène depuis les hauteurs du Djurdjura
Noms
Nom arabe افرحونن
Nom berbère ⴰⵜ ⵢⴻⵜⵙⵓⵔⴰⵖ
At Yettsuraɣ
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Région Kabylie
Wilaya Tizi Ouzou
Daïra Iferhounène
Chef-lieu Iferhounene
Président de l'APC Youcef DJAOUD (RCD)
Code postal 15013
Code ONS 1517
Indicatif 026
Démographie
Population 12 460 hab. (2008[1])
Densité 378 hab./km2
Géographie
Coordonnées 36° 32′ 02″ nord, 4° 22′ 12″ est
Altitude 1 200 m
Superficie 32,95 km2
Localisation
Localisation de Iferhounène At Yettsuraɣ (ber) ⴰⵜ ⵢⴻⵜⵙⵓⵔⴰⵖ (ber)
Localisation de la commune dans la wilaya de Tizi-Ouzou.
Géolocalisation sur la carte : Algérie
Voir sur la carte administrative d'Algérie
City locator 14.svg
Iferhounène
At Yettsuraɣ (ber)
ⴰⵜ ⵢⴻⵜⵙⵓⵔⴰⵖ (ber)
Géolocalisation sur la carte : Algérie
Voir sur la carte topographique d'Algérie
City locator 14.svg
Iferhounène
At Yettsuraɣ (ber)
ⴰⵜ ⵢⴻⵜⵙⵓⵔⴰⵖ (ber)

Iferhounène (en berbère : At Yettsuraɣ, en caractères tifinaghs : ⴰⵜ ⵢⴻⵜⵙⵓⵔⴰⵖ, en arabe : إفرحونن) est une commune de la wilaya de Tizi Ouzou en Algérie. Elle est située à 8 km au sud-est d'Ain El Hammam et à 70 km environ au sud-est de Tizi Ouzou dans la région de Grande Kabylie.

GéographieModifier

LocalisationModifier

La commune d'Iferhounene est située dans le massif central de Djurdjura, au sud-est de la wilaya de Tizi Ouzou, à la limite de la wilaya de Bouira. Le territoire de la commune est délimitée :

Communes limitrophes d’Iferhounene
Aït Yahia, Imsouhal Illoula Oumalou
Akbil, Abi Youcef   Illilten
Wilaya de Bouira

Illoula Oumalou

Villages de la communeModifier

La commune d'Iferhounène est composée de 25 villages[2] :

  • Ahdouche (Aḥḍuc)
  • Aït Ali Ou Yahia (At Ɛli Uyeḥya)
  • Aït Arbi (At Ɛerbi)
  • Aït Enzar (At Nzar)
  • Aït El Mansour (At l mansur)
  • Aït Hamou (At Ḥemmu)
  • Aït Idir Ouali (At Yidir Waɛli)
  • Aït Saci (At Sasi)
  • Aït Yha ouameur (At Yḥa Waɛmer)
  • Béchar (Beccar)
  • Bouaïdel (Buɛidel)
  • Ibelkissène (Ibelqisen)
  • Ikhdachen (Ixdacen)
  • Iverver (Iberber)
  • Iferhounène (Iferhunen), chef-lieu de la commune
  • Imzouagh
  • Menia (Mmniɛ)
  • Lazib (Laɛzib At Ɛli)
  • Soumeur
  • Taourirt Ali Ou Naceur (Tawrirt Ɛli Wnaser)
  • Tanalt
  • Tikilsa
  • Tirourda (Tirurda)

et de la localité de Takhlijt Ath Atsou (Taxliǧt At Ɛettu)

HistoireModifier

La commune d’Iferhounéne correspond au territoire de la tribu kabyle des Ait Itsouragh, tribu puissante du Djurdjura qui tiendra tête à tous les envahisseurs.

Époque ottomane : cette commune ne sera jamais occupée par les turcs et fera partie du Royaume de Koukou, la tribu Ait Itsouragh a fournis beaucoup d’hommes pour combattre les espagnols aux côtés des turcs. Après de nombreuses victoires, les turcs seront à leurs tours victime des kabyles.

Expéditions Françaises : La commune va participer à Bataille du col de Chellata en 1857. La bataille se situe près du village de Mezeguene, qui fut détruit à cette occasion, dans l'actuelle commune de Illoula Oumalou. Les villageois ont fortifié le col mais ils sont écrasés par la supériorité des armes françaises.

Iferhounéne sera occupée le par les troupes françaises, commandées par les généraux Joseph Vantini, Pierre Hippolyte Publius Renault et Patrice de Mac Mahon.

À la suite de l'insurrection des tribus du Cheikh El Mokrani en 1871, la commune a activement participé à la révolte, ce qui a conduit à la déportations d’hommes vers le bagne de Nouvelle-Calédonie. Le premier convoi de Kabyles se fera en 1874, par bateau à voile "Le Loire". À bord se trouvent quarante Kabyles condamnés à la déportation simple (sur l'île) et un français condamné à vie à la forteresse (communard)[3].

Guerre d’Algérie : En 1956, Iferhounène servira de base militaire pour le 6e bataillon de chasseurs alpins, la commune d'Iferhounene compte 1600 chahids, pour la seule periode de 1954 a 1962, la commune a combattue farouchement l’armée française, le FLN était très présent et dominait partiellement les terres.

Voir aussi le livre de Si Hadj Mohand Abdenour: Un village kabyle sous occupation française (1956-1962) Iferhounene aux éditions Amazon-2019.

ÉconomieModifier

Personnalités liées à la communeModifier

  • Cherif Kheddam : Chanteur, compositeur et poète en langue kabyle, né en 1927 à Taddert Boumessaoud, et mort le à Paris à la suite d'une maladie chronique.
  • Sid Messoudi, chanteur, décédé en 2008, du village At yha Ouamar ;
  • Madi Mahdi, bassiste du groupe Abranis et membre fondateur du groupe Syphax, du village de Bouaïdel ;
  • Rachid AitChekdid, chanteur, du village Ait Arbi[Quand ?] ;
  • Marzouk Hamiane, journaliste, comédien, chanteur(groupe Debza), du village Ait Arbi[Quand ?] ;
  • François d'Orléans, officier de réserve issu de l'École Militaire d'infanterie de Cherchell (E.M.I.C.) ;
  • Lalla Fatma N'Soumer, combattante qui a dirigé la résistance Kabyle dans les années 1850 contre l'occupation française, née à Soumeur en 1830, arrêtée le dans le village de Takhlijt Ath Atsou. Lalla Fatma N'Soumer est née dans le village de Ouerdja dont elle est originaire dans l'Ârch des Ath Bouyoucef. Elle a vécu pendant une période à Soumer chez son frère cheikh (imam) dans ce village.
  • Abbes Hamadene : Conseiller politique de Hocine Aït Ahmed. Intellectuel, titulaire de plusieurs diplômes universitaires (maîtrise de droit à l'université Tizi Ouzou, 3e cycle économie financière à Kolea, thèse de 3e cycle en histoire contemporaine à l'université de la Sorbonne, 3e cycle en économie sociale. Militant pour la démocratie, la culture et l'identité amazighs depuis 1980.
  • Mohand Ouamer AIT SAID, poète auteur compositeur du village de Tirourda.
  • Si hadj Mohand Arezki, chef du cabinet du ministre de la justice et chercheur en droit, ex procureur du tribunal de bir mourad rais.
  • Ait Hamou Belkacem, ancien journaliste et animateur à la radio chaîne 2 kabyle, écrivain et ancien cadre d'État au ministère de l'éducation nationale chargé de l'information, né en 1948 et originaire du village Ait Arbi.

Le grand-père d'Isabelle Yasmina Adjani, actrice franco-algérienne, Said Adjani est originaire de cette commune. Le père d'Isabelle, Mohamed Cherif, y a vécu avant de s'engager dans l’Armée française, à Constantine à l'age de 16 ans, bien avant le début de l'insurrection algérienne.

Notes et référencesModifier

  1. [PDF]Recensement 2008 de la population algérienne, wilaya de Tizi Ouzou, sur le site de l'ONS.
  2. Journal officiel de la République algérienne, 19 décembre 1984. Décret n° 84-365, fixant la composition, la consistance et les limites territoriale des communes. Wilaya de Tizi Ouzou, p. 1504 à 1510.
  3. Les déportés maghrébins en Nouvelle-Calédonie et la culture du palmier dattier de 1864 à nos jours : Par Mélica Ouennoughi, Pierre-Philippe Rey - Publié par Éditions L'Harmattan, 2005, page 126 - (ISBN 274759601X), 9782747596015

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Lien externeModifier

BibliographieModifier

  • Abdenour Si Hadj Mohand et Jean Collet, La Guerre vécue par un chasseur alpin : Iferhounéne (Kabylie) 1954-1962, Publibook, (ISBN 978-2-7483-3902-4, lire en ligne) aux editions Amazon
  • Abdenour Si Hadj Mohand, UN VILLAGE KABYLE SOUS LA COLONISATION FRANCAISE(IFERHOUNENE1954-1962), aux editions Amazon
  • Abdenour Si Hadj Mohand, FILS DE FELLAGHA aux editions publibook
  • Abdenour Si Hadj Mohand : Zahra, la legende de Kabylie aux editions Amazon n
  • Abdenour Si Hadj Mohand : Ait Said Mohand Oussaid aux editions Amazon
  • Abdenour Si Hadj Mohand : Amar Ait Cheikh aux editions Amazon