Hypnotique

Les hypnotiques sont une classe de médicaments aux activités proches des sédatifs dont la particularité phare, selon la dose, la sensibilité du patient et la molécule elle-même, est d'induire la somnolence chez un patient. Ils sont populairement qualifiés de somnifères et sont indiqués contre les troubles du sommeil tels que difficultés d'endormissement ou réveils précoces. Toutefois il s'agit par principe d'un dernier recours, que les médecins tendent à prescrire une fois épuisées toutes les autres méthodes pour favoriser le sommeil (en particulier : maîtrise de l'environnement et des habitudes entourant le temps du sommeil).

Incisions sur des capsules de pavots somnifères réalisées dans le but d'obtenir de l'opium, une substance déjà utilisée par les Sumériens (IVe millénaire av. J.-C.[1]) pour sa capacité à induire le sommeil.
Tablette de Normison 10 mg (hypnotique).

En raison de la similitude d'action, beaucoup d'hypnotiques ont des effets sédatifs et inversement des sédatifs peuvent induire une somnolence. Il est donc possible d'user de ces molécules dans ces deux classes d'action.

Liste des hypnotiquesModifier

Effets secondairesModifier

La prise d'hypnotiques induit de nombreux effets secondaires. Elle altère la vigilance et cause des troubles de la mémoire à court terme. Le zolpidem a été dans de rares cas associé à un syndrome de somnambulisme amnésique[8], voire, en cas de prise nocturne de nourriture, à l'obésité[9].

Elle peut être associée à haute dose à une légère réduction du sommeil paradoxal ainsi qu'à une augmentation du ronflement[10] et du risque d'apnée obstructive du sommeil[11],[12]. Selon certaines études la prise d'hypnotique est associée (pour certains produits) à un risque accru de survenue de cancer[13], dont cancer de la peau[14]. Elle est également associée à un risque accru de mortalité liée à des problèmes de santé préexistants, selon des indices forts, notamment relatifs aux liens entre dépression et mortalité accrue[15],[16] ou selon des conclusions scientifiques respectivement et successivement publiées en 1979[17], 1998[18], en 2009[19], 2010[20] confirmée en février 2012[21] par une nouvelle étude américaine publiée ayant porté sur plus de 10 000 patients auxquels on avait prescrit du zolpidem, témazépam, eszopiclone, zaleplon, d'autres benzodiazépines, les barbituriques et les antihistaminiques sédatifs. Cette étude a conclu à un risque de décès quatre fois plus élevé que dans la population générale, chez ces utilisateurs de somnifères[22].

Avec moins de 18 pilules par an, le risque de mort pour ces patients était déjà multiplié par trois[21], ensuite, le risque augmente encore avec la dose, les auteurs précisant que le risque de décès et de cancer associés aux médicaments hypnotiques ne pouvaient pas être imputables à une maladie préexistante[21]. Cette étude ne concerne cependant pas l'usage médical de la mélatonine[23].

Ces théories sont cependant contredites par d'autres études et méta-analyses[24]'[25]. L'influence des BZD et apparentés sur les risques de cancer de et démence n'est pas démontrée universellement; un manque de preuves fortes ainsi que certaines études directement contradictoires ne permettent pas de s'exprimer sur ce sujet avec aplomb. Notamment, le fait que les BZD aient été un constituant majeur de la pharmacopée moderne depuis plusieurs décennies sans pour autant que des preuves sans équivoque de leur influence sur les risques de démence et de cancer n'aient vu le jour est relevé par l'analyse de Brandt J. et Leong C. dans Springer[26]. Davantage de recherche est donc nécessaire sur ces aspects-là.

Chez les sujets âgés, elle est associée à une augmentation du risque de chute et de fracture du col du fémur[27],[28],[29]. Elle est parfois associée à un risque accru de troubles cognitifs[30],[29] et de troubles cardiaques[31]. Chez les sujets de plus de 60 ans : des effets indésirables accrus, de type fatigue, troubles cognitifs, céphalées, cauchemars, nausées, sans différence entre hypnotiques et benzodiazépines, pour un gain de sommeil d'une demi-heure en moyenne[29].

Étant donné que des résidus de ces médicaments sont retrouvés en quantités significatives et croissantes dans les stations d'épuration ou à leur aval, ou dans certains milieux naturels, la question d'éventuels effets écoépidémiologiques et écologiques pourrait aussi être posée.

PrécautionModifier

En raison de l'altération de la vigilance, les patients ne doivent pas prendre de médicaments hypnotiques avant d'avoir des activités dangereuses demandant une attention soutenue[32], et en particulier ne pas conduire[33].

De nombreux hypnotiques sont incompatibles avec d'autres médicaments et avec l'alcool. Des prises conjointes sont des sources fréquentes d'hospitalisation[34].

DépendanceModifier

Les somnifères peuvent entraîner une certaine dépendance : « Il est désormais bien connu que les tranquillisants et les somnifères de la classe des benzodiazépines peuvent causer une pharmacodépendance, aussi dans des doses dites thérapeutiques et ce, même après un traitement de courte durée. La découverte de ce risque est cependant de date relativement récente[35]. »

La dépendance aux hypnotiques n'est pas systématique et touche globalement une minorité de patients[36]'[37]. L'usage non-quotidien ou à dose modérée de somnifères n'induit pas fréquemment de tolérance ou de dépendance, et implique globalement un phénomène de rebond limité et court[38]'[39]'[40].

Une situation préoccupante ?Modifier

Avec environ 4 millions de personnes exposées, les Français comptent parmi les plus grands consommateurs de somnifères en Europe[41].

Les personnes qui prennent des somnifères risquent de devenir, en quelques semaines ou mois, dépendantes de ces médicaments notamment car la qualité du sommeil devient moins bonne avec l’utilisation à forte dose de ces hypnotiques[42], quand bien même elle ne décline pas si les doses thérapeutiques restent les mêmes sans augmentation[43]'[44]'[45]. Consommés à des doses modérées, les composés à la durée d'action la plus courte présentent cependant un profil addictogène modéré[46]'[47]'[48].

Effet paradoxalModifier

Des effets secondaires tels que dépression[49], avec ou sans tendances suicidaires[50], états phobiques, agressivité et comportement violent peuvent apparaître, dans 5 % des cas selon Malcolm Lader, de l'Institute of Psychiatry à Londres[51]. D'autres travaux débouchent cependant sur des conclusions moins alarmistes, avec une incidence de l'ordre de 1% pour les effets secondaires majeurs liés à l'utilisation de zolpidem[52].

Aux États-Unis, les fabricants considèrent devoir faire état de ces effets secondaires et signalent par exemple le risque de dépressions. Dans plusieurs pays européens au contraire, les fabricants de médicaments gardent le silence sur cet effet secondaire, bien que la dépression soit un effet à long terme bien documenté dans les ouvrages médicaux.

Comme ces réactions sont souvent interprétées comme symptômes d'une aggravation de l'état de l'intéressé, de nombreux patients deviennent pharmacodépendants pour la raison même qu'ils présentent de graves effets secondaires, et, chose tragique, le lien entre ceux-ci et les benzodiazépines reste longtemps inconnu aussi bien au patient qu'au médecin prescripteur.

Précaution essentielleModifier

Pour les patients concernés par une certaine dépendance, il est conseillé de faire une diminution très progressive des doses[réf. nécessaire], encadrée par un médecin. Notamment dès que des troubles (physiologiques ou évolution vers la dépression), liés au sevrage (comme pour n’importe quelle autre dépendance) apparaissent.

AlternativesModifier

Le cas de la valérianeModifier

Selon certaines études[53],[54],[55],[56],[57], les racines de valériane officinale (Valeriana officinalis) seraient une alternative douce aux somnifères. L'utilisation de cette plante semble davantage d'ordre culturel et son effet réel se distinguerait en réalité peu de l'effet placebo. Cette plante est en effet traditionnellement utilisée en Occident depuis l'Antiquité. Elle fut dans un premier temps utilisée comme plante magique, puis comme un remède à de multiples pathologies avant d'être prescrite pour faciliter l'endormissement à partir du IIe siècle. Son efficacité réelle est discutée depuis cette époque. De nos jours des études contradictoires existent à son sujet, certaines concluent à une efficacité faible, d'autres réfutent son efficacité.

Autres plantesModifier

D'autres plantes pourraient être utilisées sous forme d’infusions, de tilleul, camomille allemande, verveine, houblon, fleur d’orange amère[58]. Plantes qui peuvent être trouvées dans des pharmacies spécialisées en phytothérapie, ou chez les herboristes qui subsistent. Comme pour la valériane, leur efficacité reste néanmoins contestée.

Approche techniqueModifier

Une société a imaginé un bandeau, appelé Dreem, faisant office de mini-électro-encéphalographe, et connecté à une application, pour suivre et améliorer le sommeil des utilisateurs. Ce bandeau a vocation, selon ses créateurs, à se substituer à l'usage de somnifère[59],[60].Par contre des spécialistes du sommeil mettent en garde contre la fiabilité variable de ce bandeau, la gène additionnelle provoquée par le bandeau , le recueil des données cérébrales par une entreprise privée et le risque de focaliser trop son attention sur le sommeil, que l'on appelle l'orthosomnie ce qui peut être contreproductif[61]

Notes et référencesModifier

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AnnexesModifier

BibliographieModifier

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Lien externeModifier