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Henri-Jules de Bourbon-Condé

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BiographieModifier

Fils du Grand Condé et de Claire-Clémence de Maillé-Brézé, nièce du cardinal de Richelieu, il fut baptisé à l'église Saint-Sulpice de Paris le . Le cardinal Mazarin fut son parrain. Il fut surnommé « Condé le Fol » et « le singe vert ». Il rentra en France après la signature du traité des Pyrénées. En 1663, il reçut du roi de Pologne, Casimir V, le royaume de Suède et le Grand-duché de Lituanie. Il porta le titre de duc d’Enghien jusqu’à la mort de son père en 1686, date à laquelle il prit celui de prince de Condé et fut communément appelé « Monsieur le Prince ». Depuis 1665, sa maîtresse était Françoise Charlotte de Montalais, sœur de Nicole-Anne-Constance de Montalais (Aure de Montalais).

Il fut nommé brigadier de cavalerie le , maréchal de camp le , lieutenant général le . Il commanda en second, faisant office de chef d’état-major, l’armée du Rhin. Il n’eut jamais de commandement réel, le roi et Louvois ne pouvant se fier à son esprit tordu et sans talent, hors sa bravoure. Après la mort de son père, le Grand Condé, il s’installa à Chantilly. En 1688, par un jeu habile de rachats de créances, il fit rentrer en France la majeure partie de l’énorme fortune de Mlle de Guise, la dernière des princesses lorraines.

Très instruit, il poursuivit l'œuvre de son père à Chantilly. En revanche, il était colérique, avare et brutal. Saint-Simon le dépeint ainsi :

« Fils dénaturé, cruel père, mari terrible, maître détestable, pernicieux voisin, sans amitié, sans amis, incapable d'en avoir, jaloux, soupçonneux, inquiet sans aucune relâche, plein de manèges et d'artifices à découvrir et à scruter tout, à quoi il était occupé sans cesse.»

Il était atteint de lycanthropie, mal que l'on attribuait à l'hérédité de sa mère[1]. Saint-Simon explique ainsi : « on disait tout bas qu'il y avait des temps où tantôt il se croyait chien, tantôt quelque autre bête, dont il imitait les façons.»

Mariage et descendanceModifier

Il avait épousé à Paris, dans la chapelle du palais du Louvre, le , Anne de Bavière, seconde fille d’Édouard, prince Palatin et d’Anne de Gonzague de Clèves de Nevers, héritière des Guise par sa mère, dont il eut :

  1. Henri de Bourbon, duc de Bourbon, né à Paris le 5 novembre 1667, mort le 5 juillet 1670 ;
  2. Louis III de Bourbon, duc d'Enghien, futur prince de Condé, né en 1668 et mort en 1710 ;
  3. Louis Henri (1672-1677), né à Saint-Germain-en-Laye le 3 juillet 1672, mort le 6 juin 1675, comte de la Marche et de Clermont, Abbé commendataire d'Ourscamps, abbé de Bonport (1672-1675) ;
  4. Louis-Henri de Bourbon, comte de la Marche, né le 9 novembre 1673, mort à Paris le 21 février 1677, abbé de Bonport (1675) ;
  5. Marie-Thérèse de Bourbon, Mademoiselle de Bourbon, née à Paris le 1er février 1666 et morte en 1732, qui épouse à Versailles, le 22 janvier 1688, François Louis de Bourbon-Conti, cousin germain de son père ;
  6. Anne de Bourbon, mademoiselle d’Enghien, née à Paris le 11 novembre 1670, morte le 27 mai 1675 ;
  7. Anne-Marie-Victoire de Bourbon, nommée en naissant Mademoiselle d’Enghien puis Mademoiselle de Condé, née le 11 août 1675, morte à Paris le 23 octobre 1700 ;
  8. Louise Bénédicte de Bourbon, Mademoiselle d’Enghien, puis Mademoiselle de Charolais, née le 8 novembre 1676, morte le 23 janvier 1753 : elle épousa à Versailles le 19 mars 1692 Louis Auguste de Bourbon, duc du Maine ;
  9. Marie Anne de Bourbon, Mademoiselle de Montmorency puis Mademoiselle d’Enghien, née le 24 février 1678, morte à Paris le 11 avril 1718. Elle épousa Louis Joseph, duc de Vendôme ;
  10. N. de Bourbon, Mademoiselle de Clermont, née à Paris le 17 juillet 1679, meurt le 17 septembre 1680.

de Françoise-Charlotte de MONTALAIS gouvernante des enfants de la famille de Condé:

1 Julie de Bourbon (vers 1665 + Paris 10 mars 1710) mariée à Paris en l'hôtel de Condé le 5 mars 1696 Armand de Madaillan de Lesparre, marquis de Lassay, lieutenant-général pour le Roi au gouvernement de Bresse,, Bugey, Gex et Valromey, chevalier des ordres du roi (1724) (28/05/1652+ Paris 21/02/1738)

AscendanceModifier

Notes et référencesModifier