Heino Heinrich von Flemming

aristocrate allemand

Heino Heinrich, comte de Flemming (en allemand : Heino Heinrich Reichsgraf von Flemming), né le à Martenthin en Poméranie et mort le à Buckow en Brandebourg, était un général et feld-maréchal au service de l'armée saxonne et des forces armées de Brandebourg-Prusse. Il commanda les auxiliaires saxons contre les assiégeants ottomans à la bataille de Vienne en 1683.

Heino Heinrich von Flemming
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Titre de noblesse
Comte
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 73 ans)
BuckowVoir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Flemming (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
John Georg Flemming (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Grade militaire

États de serviceModifier

Issu d'une famille noble de Poméranie, probablement d'origine flamande, Flemming, après avoir été formé en France et aux Pays-Bas sous les ordres de Michiel de Ruyter, s'engage dans la garde brandebourgeoise en 1657. L'année suivante, il s'est battu dans l'armée impériale contre les forces suédoises au cours de la première guerre du Nord en Holstein. En 1660, de retour en Brandebourg, il est élevé au rang de Capitaine. Le « grand électeur » Frédéric-Guillaume l'a envoyé à la Pologne en 1672, à la tête d'un régiment auprès du roi Michel Wiśniowiecki dans la guerre polono-turque.

 
La bataille de Vienne, tableau de Józef Brandt (1863).

Très sollicité pour son esprit tactique et son sang-froid, il sert ensuite dans plusieurs armées, dont celle de Guillaume d'Orange. L'électeur de Brandebourg le reconnaît usufruitier du bailliage de Schivelbein (Nouvelle-Marche) en 1678. En 1682, il est nommé Feldmarschall-Leutnant dans l'armée saxonne, et l'année suivante, à la tête de l'armée de secours saxonne, il joue un rôle décisif dans la défense victorieuse de Vienne devant les Turcs en s'emparant du centre de commandement des assiégeants ottomans, sur les pentes du mont Kahlenberg, où il prend lui-même la tête de l'assaut.

Le , il est promu commandant en chef des armées saxonnes et à la mort du baron Joachim Rüdiger von der Goltz, le , est élevé au rang de Generalfeldmarschall, et hérite des biens de sa femme, Dorothée-Élisabeth von Pfuel, la terre de Buckow, où il se fait construire un château en style baroque. Aux côtés de l'électeur Jean-Georges III de Saxe, il combat les Français le long de la frontière du Rhin pendant la guerre de la Ligue d'Augsbourg, mais plusieurs offenses de la part des alliés habsbourgeois le laissent infirme.

Suspendu à la suite d'accusations de corruption, il quitte l'armée saxonne et s'engage le dans celle de l'électeur Frédéric III de Brandebourg, accompagné de trois autres feld-maréchaux (Jean-Georges II d'Anhalt-Dessau, Georg von Derfflinger et Alexander van Spaen). Il est placé à la tête d'un des deux régiments d'élite du Brandebourg-Prusse, la Leibgarde, et nommé gouverneur militaire de Berlin.

 
Le château de Buckow (détruit en 1948).

Il commande alors avec succès dans les Flandres et se retire en 1698 pour raisons de santé. En reconnaissance de ses services, l'électeur de Brandebourg (et futur « roi en Prusse ») lui accorde une pension de 8 000 thalers et le nomme gouverneur de la province de Poméranie et de la principauté de Cammin. Frédéric III accroît ses possessions en 1699 par l'octroi de l'ancien monastère de Helfta près d'Eisleben, naguère domaine de la famille von Pfuel, et le duc de Saxe lui donne le château de Hermsdorf au nord-est de Dresde ainsi que le manoir de Hohenhaus à Radebeul. En 1700 il est élevé au rang de Comte d'Empire (Reichsgraf) par l'empereur Léopold Ier.

Un homme modeste, Flemming passa les dernières années de sa vie retiré à Buckow où il recevait son ami de correspondance Gottfried Wilhelm Leibniz en 1701. Il est l'oncle de Jakob Heinrich von Flemming (1667-1728), ministre et général au service du roi Auguste le Fort.

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