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Grumman S-2 Tracker

avion de patrouille maritime

Grumman S-2 Tracker
Vue de l'avion.
S-2E Tracker du squadron VS-41 sur la catapulte de l'USS Bennington.

Constructeur Drapeau : États-Unis Grumman
Rôle Avion de lutte anti-sous-marine
Premier vol
Mise en service
Date de retrait (US Navy)
Nombre construits 1 284
Équipage
4 (2 pilotes, 2 opérateurs des systèmes)
Motorisation
Moteur Wright R-1820 Cyclone
Nombre 2
Type Moteur en étoile
Puissance unitaire 1 137 kW
Dimensions
vue en plan de l’avion
Envergure 22,12 m
Longueur 13,26 m
Hauteur 5,07 m
Surface alaire 46,08 m2
Masses
À vide 8 537 kg
Avec armement 10 630 kg
Performances
Vitesse maximale 404 km/h
Vitesse ascensionnelle 425 m/min
Rayon d'action 1 400 km
Endurance 2215 km
Armement
Interne 2 182 kg (pouvant emporter une charge nucléaire ASM)
Externe Roquettes

Le Grumman S-2 Tracker (précédemment nommé S2F) fut le premier avion embarqué spécifiquement construit pour la lutte anti-sous-marine (ASM) à entrer en service dans l'United States Navy. Son prédécesseur, l'AF-2 Guardian fut le premier construit pour la lutte anti-sous-marine, mais celui-ci utilisait deux versions, une embarquant l'équipement de détection et une autre emportant les armes.

Sommaire

ConceptionModifier

Grumman répondit à un appel d'offres de la marine avec le modèle G-89 qui évolua vers le XSF-1. En 1950 Grumman démarra le projet G-89 à la demande de l'US Navy qui souhaitait un nouvel avion embarqué de lutte ASM. Il devait emporter à la fois le système de détection et le système d'armes. Mais le programme prit plus deux ans de retards à cause de la guerre de Corée, Grumman devant se focaliser sur la production des F9F Panther. Le protoptype prit l'air le .

Le S-2 fut déployé pour la première fois en opération en février 1954 auprès de la VS-26.

DescriptionModifier

 
Un S2F-1 sur la base de Norfolk en Virginie en 1954

Le S-2 se présente sous la forme d'un bimoteur à ailes hautes à forts allongements. Il est pourvu d'un train tricycle, de deux moteurs en étoile Wright R-1820 Cyclone actionnant des hélices tripales. L'armement offensif se logeait à l'intérieur du fuselage et sur des points d'emport sous les ailes, tandis que les bouées acoustiques étaient placées dans les nacelles moteurs. Un projecteur de 70 millions de bougies était installé dans un carénage sous l'aile.

650 S2F-1 furent construits, puis 60 S2F-2 (S-2C), et 300 S-2D.

EngagementsModifier

Versions civilesModifier

 
Un Tracker de lutte anti-incendie à Fox Field en Californie.

Plusieurs S-2 Tracker furent vendus dans le civil et beaucoup se retrouvèrent utilisés en avion de lutte anti-incendie. Conair a ainsi créé le Firecat, devenu Turbo Firecat ou S-2FT une fois remotorisé avec des turbopropulseurs PT6A-67AF, utilisé notamment par la Sécurité civile. D'autres ont été équipés de turbopropulseurs Garret TP331, donnant le S-2T employé notamment par le Cal Fire (en).

VariantesModifier

  • S-2E : Nouvel équipement ASM Jezebel ou Julie
  • S-2F : Équipement ASM Julie et Jezebel
  • S-2G : 50 S-2E modifiés et remis au standard S-2F, puis emport de missile air-surface Bullpup.
  • S-2T Turbo Tracker : S-2 remotorisé avec deux turbopropulseurs Garret TP331.

Développement ultérieurModifier

 
Un C-1 Trader de transport à bord du USS Lexington (AVT-16) en 1985.
 
Un E-1B Tracer en exposition
  • C-1 Trader/TF-1 : Version de ravitaillement de porte-avions et de transport ou Carrier onboard delivery. 87 exemplaires construits.

UtilisateursModifier

 
Un CS2F-2 Tracker canadien exposé à la BFC Borden.

Notes et référencesModifier

BibliographieModifier

Voir aussiModifier

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Développement lié

Aéronefs comparables