Grand dragon rouge

The Great Red Dragon and the Woman Clothed in Sun
The Great Red Dragon and the Woman Clothed with the Sun
The Great Red Dragon and the Beast from the Sea
The Number of the Beast is 666

Les peintures du Grand dragon rouge sont une série de quatre aquarelles réalisées par le poète et peintre anglais William Blake entre 1805 et 1810[1].

Durant cette période, Blake fut chargé de créer plus d’une centaine de peintures pour illustrer des livres de la Bible. En particulier, cette tétralogie s’appuie sur la description du Grand Dragon Rouge de l’Apocalypse :

« Un autre signe parut encore dans le ciel ; et voici, c'était un grand dragon rouge, ayant sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes sept diadèmes. Sa queue entraînait le tiers des étoiles du ciel, et les jetait sur la terre. Le dragon se tint devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer son enfant, lorsqu’elle aurait enfanté. »

— La Bible (trad. Louis Segond), Ap 12:3-4

PeinturesModifier

Le Grand Dragon Rouge et la Femme vêtue de SoleilModifier

Titre original : The Great Red Dragon and the Woman Clothed in Sun.

Cette peinture montre le dragon, de dos, prêt à dévorer l’enfant de la femme enceinte décrite dans l’Apocalypse. Dimensions de l’image : 43,7 × 34,8 cm[2]. Conservée au Brooklyn Museum.

Le Grand Dragon Rouge et la Femme vêtue du SoleilModifier

Titre original : The Great Red Dragon and the Woman Clothed with the Sun.

Similaire à la précédente, cette aquarelle illustre la même scène mais d’un point de vue différent : la femme enceinte est présentée de face, dominée par le dragon. Dimensions de l’image : 40,8 × 33,7 cm[3]. Conservée à la National Gallery of Art.

Le Grand Dragon Rouge et la Bête de la MerModifier

Titre original : The Great Red Dragon and the Beast from the Sea.

Dimensions de l’image : 40,1 × 35,6 cm[4]. Conservée à la National Gallery of Art.

Le nombre de la Bête est 666Modifier

Titre original : The Number of the Beast is 666.

Dimensions de l’image : 40,6 × 33,0 cm[5]. Conservée au Rosenbach Museum.

Dans la culture populaireModifier

Un croquis similaire à la peinture The Great Red Dragon and the Woman Clothed in Sun peut être aperçu dans le Necronomicon Ex-Mortis (ou Naturom Demonto) du film Evil Dead (1981).

Le personnage du Grand Dragon Rouge joue un rôle essentiel dans le roman Dragon Rouge de Thomas Harris (1981) et ses adaptations cinématographiques, Le Sixième Sens (1986) et Dragon Rouge (2002), dont le principal antagoniste Francis Dolarhyde est obsédé par la peinture. Harris fait d’ailleurs une erreur en désignant The Great Red Dragon and the Woman Clothed with the Sun comme objet de l’obsession de Dolarhyde, puisqu’elle correspond plutôt à The Great Red Dragon and the Woman Clothed in Sun où l’on voit nettement la queue du dragon s’enrouler autour de la femme. Le film Dragon Rouge rectifie cette erreur en citant la bonne œuvre.

En 2013, dans la série The Mentalist, le septième épisode de la sixième saison s'intitule The Great Red Dragon, et s'inscrit ainsi dans la continuité d'un certain nombre de références, au sein de la série, à William Blake.

En 2015, dans la série télévisée Hannibal, la seconde partie de la troisième saison, qui reprend la trame du roman de Harris, fait directement référence à l’œuvre de Blake à travers les titres de ses épisodes : The Great Red Dragon ; And the Woman Clothed with the Sun… ; ...and the Woman Clothed in Sun ; ...And the Beast from the Sea ; The Number of the Beast is 666.

Notes et référencesModifier

Articles connexesModifier