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Gorges de l'Ardèche

site touristique ardéchois, en France

Gorges de l'Ardèche
Les gorges de l'Ardèche.
Les gorges de l'Ardèche.
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Régions Occitanie
Auvergne-Rhône-Alpes
Départements Gard
Ardèche
Coordonnées 44° 20′ 53″ nord, 4° 28′ 37″ est
Rivière Ardèche
Longueur ≈ 30 km
Géologie
Roches Calcaire

Géolocalisation sur la carte : Gard

(Voir situation sur carte : Gard)
Gorges de l'Ardèche

Géolocalisation sur la carte : Ardèche

(Voir situation sur carte : Ardèche)
Gorges de l'Ardèche

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Gorges de l'Ardèche

Les gorges de l'Ardèche sont un site touristique du département français de l'Ardèche et, dans leur cours inférieur, frontalier de celui du Gard. Les gorges, qui forment un véritable canyon d'une trentaine de kilomètres creusé dans le plateau calcaire entre Vallon-Pont-d'Arc et Saint-Martin-d'Ardèche, peuvent être suivies en voiture du côté nord par une route panoramique à travers la garrigue.

GéographieModifier

 
Le balcon des Templiers et les remparts du Garn.

Les gorges de l'Ardèche s'étendent sur le territoire de sept communes d'Ardèche[1] (Vallon-Pont-d'Arc, Salavas, Labastide-de-Virac, Saint-Remèze, Bidon, Saint-Marcel-d'Ardèche et Saint-Martin-d'Ardèche) et deux communes du Gard (Le Garn sur quelques mètres à Gournier et, jusqu'à la fin côté Sud, Aiguèze).

La rivière a formé plusieurs méandres, plus ou moins ouverts, dans le plateau (bloc urgonien d'environ huit cents mètres d'épaisseur : plateau de Gras au nord, bois de Ronze au sud). Le plus remarquable est celui du pont d'Arc : le cours d'eau y a recoupé son méandre en perçant la roche et en laissant une arche de calcaire de 60 mètres de haut sous laquelle la rivière continue à s'écouler.

L'Ardèche, dans ses gorges, descend de 80 à 45 mètres au-dessus du niveau de la mer. Elle les a creusées dans un massif à l'altitude moyenne de 300 m, à la végétation méditerranéenne : c'est la première grande garrigue. Les espèces sont adaptées à un sol perméable qui ne conserve pas l'eau en surface, mais la voit circuler dans les nombreuses galeries et rivières souterraines, le réseau connu des grottes de Saint-Marcel dépasse les 50 kilomètres de conduits.

HistoireModifier

 
Le cirque de la Madeleine.

Outre les grottes ornées, la présence humaine est attestée par la présence de 800 dolmens dans toute la Basse-Ardèche, l'une des principales zones mégalithiques de France.

Le site, isolé et difficile d'accès, avait permis au XIIIe siècle l'implantation d'un établissement monastique abandonné aux alentours du XIVe – XVe siècle. Des vestiges de cet édifice sont encore visibles aujourd'hui au cirque de la Madeleine. Une légende du XIXe siècle voyait en cet établissement une léproserie d'où son nom de Maladrerie des Templiers.

La carte de Cassini, qui montre pour une partie des gorges un tracé rectiligne très éloigné de la réalité, prouve qu'elles étaient encore au milieu du XVIIIe siècle un territoire mal connu[2].

Avant les années 1960, aucune route ne parcourait les gorges de l'Ardèche : la trentaine de kilomètres séparant le hameau de Chames, près du pont d'Arc, et le hameau de Sauze, à Saint-Martin-d'Ardèche n'était — et n'est — praticable qu'à pied pour les randonneurs. Elles l'étaient en barque plate (ou bèches) par les habitants installés à leurs extrémités ou sur les plateaux alentour. Ils exploitaient pour l'essentiel le bois, le charbon de bois réalisé sur le plateau.

TourismeModifier

Les gorges de l'Ardèche et leurs plateaux attirent chaque année de nombreux visiteurs avides de découverte, d'évasion, et d'activités de pleine nature. Il s'agit d'un des sites les plus visités du département de l'Ardèche et des environs. Les touristes pratiquent la spéléologie, l'escalade, la descente des gorges en canoë, en kayak ou en barque, la randonnée pédestre, le saut en élastique, le naturisme, etc.

De nombreuses grottes peuvent être visitées pour leur intérêt géologique, comme l'aven Marzal, l'aven d'Orgnac, la grotte de la Madeleine et grotte de Saint-Marcel, d'autres attestent de la présence très ancienne de l'Homme dans cette région. Nombre d'entre elles sont des grottes ornées, souvent fermées au public ; la plus célèbre est désormais la grotte Chauvet — qui ne sera jamais visitée : une exposition la présente à Vallon-Pont-d'Arc et un espace de restitution, appelé caverne du Pont-d'Arc, est ouvert depuis avril 2015.

Route touristique des gorges de l'ArdècheModifier

La route touristique des gorges de l'Ardèche, créée en 1969, surplombe les gorges de l'Ardèche en rive gauche en longeant la réserve naturelle, de Vallon-Pont-d'Arc à Saint-Martin-d'Ardèche. On estime à 1,2 million le nombre de visiteurs empruntant chaque année cette route.

Longue de 29 km, elle comporte onze belvédères aménagés par le Conseil départemental de l'Ardèche[3], dont les noms sont liés aux différents sites, depuis le Serre de Tourre embrassant la vue sur les Cévennes vers Alès à l'entrée des gorges jusqu'au Ranc Pointu avant le panorama sur Aiguèze, Saint-Martin-d'Ardèche et, au loin, la plaine du Rhône et le mont Ventoux.

Descente des gorgesModifier

La réputation des gorges de l'Ardèche tient surtout à son cours d'eau. Relativement calme pendant toute la période du printemps et de l'été, parsemé de quelques rapides dignes d'intérêt, il est un lieu de loisirs affectionné des amateurs de canoë et de kayak comme des randonneurs. Plus de 100 000 personnes passent chaque année sous le Pont d’Arc, hormis celles utilisant leur propre embarcation.

La descente se fait dans la journée, accompagnée ou non d'un moniteur, entre Vallon-Pont-d'Arc ou Chames et Sauze à Saint-Martin-d'Ardèche. Elle peut se faire en deux jours avec une nuitée en bivouac (à Gaud et Gournier — le camping sauvage est interdit dans les gorges).

Les rapides entre Vallon-Pont-d'Arc et Sauze sont :

  • le rapide de Charlemagne ;
  • le rapide des Champs ;
  • le rapide de la Dent Noire ;
  • le rapide de l'Esclapayre ;
  • le rapide de Figueras ;
  • le rapide du Rossignol ;
  • le rapide du Gué de Guitard ;
  • Toupine du Gournier ;
  • le rapide Grand Gour ;
  • le rapide de la Pastière ;
  • le rapide du Noyer ;
  • le rapide de la Fève ;
  • le rapide de la Cadière ;
  • le rapide de la Caville.

En période de crue (principalement lors de certaines pluies « cévenoles » d'automne), la descente est interdite par arrêté préfectoral. Ces crues sont rares mais peuvent être extrêmement violentes. L'Ardèche dans ses gorges peut passer en quelques heures d'un débit de quelques mètres cubes à plus de 7 000 mètres cubes par seconde sans aucune possibilité de régulation par les quelques petites retenues artificielles du bassin versant (Chassezac, Fontaulière).

Réserve naturelleModifier

Les gorges de l'Ardèche, le pont d'Arc et le massif voisin de la Dent de Rez (la « Dent de Scie » dominant le plateau de Gras à 700 m d'altitude ; rez, issu de reïssa, signifie la « scie » en occitan) sont respectivement classés en réserve naturelle, site classé et arrêté de biotope.

La réserve naturelle des gorges de l'Ardèche, qui couvre 1 575 hectares, est créée par le décret no 80-27 du 14 janvier 1980 paru au Journal Officiel du 18 janvier 1980. Sa gestion a été confiée successivement au GIGA (groupement intercommunal des Gorges de l'Ardèche), au SIVA (syndicat intercommunal de Vallée de l'ardèche), au SIGARN (syndicat intercommunal des Gorges de l'Ardèche et de leur région naturelle) devenu SGGA (syndicat de gestion des Gorges de l'Ardèche). Elle vise à la protection du patrimoine naturel (faune, flore, richesses minérales, paysagères). Le siège du SGGA est installé à Saint-Remèze.

Le camping est interdit dans la réserve à l'exception des bivouacs de Gaud et du Gournier[4], gérés par le SGGA, et du camping naturiste de la Plage des Templiers[5], seul camping encore existant au fond des gorges parmi les quatre autorisés par le décret du [6].


Notes et référencesModifier

  1. « Guide du Tourisme en Ardèche », sur Ardèchetours.com
  2. « Géoportail », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le 12 octobre 2017)
  3. « Route touristique des Gorges de l'Ardèche : Que Faire en Ardèche Vallon-Pont-d'Arc (Ardèche Plein Sud) | Ardeche-Guide », sur Ardeche-Guide (consulté le 12 octobre 2017)
  4. Gorge de l'Ardèche, « La règlementation », sur www.gorgesdelardeche.fr (consulté le 12 octobre 2017)
  5. « camping naturiste ardèche vallon pont d'arc », sur www.camping-templiers-ardeche.com (consulté le 12 octobre 2017)
  6. « Fac-similé JO du 18/01/1980, page 00140 | Legifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le 12 octobre 2017)

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

  • De la Dent de Rez aux Gorges de l'Ardèche publié sous l'égide du Syndicat de Gestion des Gorges de l'Ardèche (SGGA), écrit par Michel Rambault avec Chantal Rouchouze et Hervé Ozil,
  • Ministère de l’Environnement, ministère du Tourisme, syndicat intercommunal de la vallée de l’Ardèche (1993), Opération « Grand Site », Sites protégés du Pont d’Arc et des Gorges de l’Ardèche, Charte de mise en valeur, 57 p.
  • Philippe Audra, Ludovic Mocochain, Jean Yves Bigot, Georges Clauzon, Olivier Bellier et Philippe Monteil, Association française de karstologie, « Quel est l’âge du canyon de l’Ardèche (Ardèche, France) ? », Karstologia Mémoires, Paris, Association française de karstologie, no 17,‎ , p. 201-213 (ISBN 978-2-95-042225-5, lire en ligne).
  • Mélanie Duval, « Ressource touristique et enjeux territoriaux évolution et re-définition de la route touristique des gorges de l'Ardèche », dans Collection EDYTEM. Cahiers de géographie, 2006, no 4, p. 253-266 [lire en ligne]

Articles connexesModifier

Liens externesModifier