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Giacomo Carissimi

Naissance
Marino, Flag of the Papal States (pre 1808).svg États pontificaux
Décès (à 68 ans)
Rome, Flag of the Papal States (pre 1808).svg États pontificaux
Activité principale Compositeur
Style musique Baroque

Giacomo Carissimi est un compositeur italien, baptisé à Marino, près de Rome, le et mort à Rome le [1]. Il est l'un des plus éminents compositeurs de la période baroque et l'un des principaux représentants de l'école romaine. Sa vie est mal connue et seuls les évènements les plus importants sont certains. Il reste, pour ses héritiers, le plus grand compositeur du XVIIe siècle, « le plus grand compositeur que l'Italie ait produit » d'après Pierre Bourdelot et Pierre Bonnet en 1715.

Sommaire

BiographieModifier

Enfance et formationModifier

Son père, Amico (1548-1633) exerce la profession de tonnelier. Il se marie avec Livia (1565-1622), le 14 mai 1595. Ils ont 7 enfants dont le cadet est Giacomo. La date de sa naissance, à Marino près de Rome, n'est pas connue : elle se situe en 1605 ou, au plus tôt, en 1604[2]. Orphelin à l'âge de 10 ans, il semble être recueilli par l'une des institutions pour enfants pauvres dispensant un enseignement musical. À 18 ans, il étudie le chant et l'orgue à la cathédrale San Lorenzo de Tivoli puis en devient l'organiste deux ans plus tard. À 22 ans, il s'établit à Assise, où il exerce la fonction de maître de chapelle à la cathédrale San-Ruffino entre 1628 et 1629[1].

Rome et le Collegio germanicoModifier

À 24 ans, il s'installe à Rome où il devient maître de chapelle à l'église du Collegio germanico de 1629 à sa mort. Invité à Venise et à Vienne (Autriche), il décline les postes proposés. Il a de nombreux élèves dont Marc-Antoine Charpentier, Alessandro Scarlatti, Christoph Bernhard, Philipp Jacob Baudrexel, Giovanni Maria Bononcini et Giovanni Paolo Colonna.

Style et héritage musicalModifier

Choisi pour maître de la chapelle pontificale en 1649, il introduit dans les églises l'accompagnement de la musique instrumentale. Il est le premier à employer la cantate pour des sujets religieux. Il rencontre en 1656 la reine Christine de Suède en exil et compose de nombreuses pièces profanes en son honneur.

ŒuvresModifier

La plupart de ses œuvres romaines ne sont connues que par des copies, les autographes ayant été dispersés ou détruits après la dissolution de l'ordre des jésuites en 1773. Les œuvres qui nous sont parvenues sont des messes, des oratorios, des motets et des cantates. Les plus remarquées ont été les oratorios Jephté (ou Histoire de Jephté, basé sur la promesse de sacrifice faite par Jephté, et composé vers 1648), ou encore le Jugement de Salomon, ainsi que son motet Turbabuntur impii. Carissimi a composé au moins deux opéras, Giuditta (Rome, 1656) et Il sacrificio d'Isaaco (Rome, 1656), tous deux perdus.

OratorioModifier

  • Historia di Jephte, à 6 et 7 voix
  • Historia di Jonas, à 2 choeurs, 2 violons et basse
  • Historia di Abraham et Isaac, à 5 voix et orgue
  • Historia di Baltazar, à 5 voix, 2 violons et orgue
  • Historia divitis (Dives malus) (Histoire du Riche, ou Le Mauvais Riche), à 2 choeurs, 2 violons et basse
  • Vir frugi et pater familias (L'Homme sage et le père de famille)
  • Judicium Salomonis (Le Jugement de Salomon), à 3 choeurs, 2 violons et orgue (peut être de Antonio Cesti)
  • David et Jonathas à 5 voix, 2 violons et orgue
  • Le Jugement dernier, à 3 choeurs, 2 violons et orgue
  • La plainte des Damnés, à 3 choeurs, 2 violons et orgue

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b (fr) Jean-Marc Warszawski, « Giacomo Carissimi » sur musicologie.org, consulté le 10 avril 2009
  2. . Il est baptisé le 18 avril 1605 à Marino près de Rome

SourcesModifier

  • Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Giacomo Carissimi » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, (lire sur Wikisource)
  • Bibliographie universelle des musiciens et bibliographie générale de la musique, par J.Fetis, deuxième édition, librairie de Firmin Didot frères, Fils et compagnie Tome 2, 1867, page 188-191.