Georg von Küchler

général allemand

Georg von Küchler
Georg von Küchler

Naissance
Hanau, Province de Hesse-Nassau
Décès (à 86 ans)
Garmisch-Partenkirchen, Allemagne
Origine Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Allégeance Flag of Germany (1935–1945).svg Troisième Reich
Grade Generalfeldmarschall
Années de service 19101944
Commandement Groupe d'armées Nord
Conflits Première Guerre mondiale,
Seconde Guerre mondiale
Faits d'armes Bataille des Pays-Bas,
Bataille de France,
Siège de Leningrad
Distinctions Croix de chevalier de la croix de fer avec feuilles de chêne

Georg Karl Friedrich Wilhelm von Küchler, né le à Hanau et mort le à Garmisch-Partenkirchen, est un Generalfeldmarschall du Troisième Reich pendant la Seconde Guerre mondiale.

BiographieModifier

Après avoir terminé ses études secondaires au lycée Louis-Georges (de) de Darmstadt, Fritsch entre en 1900 dans le 25e régiment d'artillerie de campagne de l'armée prussienne. En 1901, il est promu lieutenant et, après plusieurs années de service à l'Institut d'équitation militaire d'Hanovre, il est promu lieutenant en 1910. Après avoir étudié l'Académie de guerre de Prusse, Küchler est muté début 1914 au Grand État-Major général à Berlin.

En , il coopère avec Heinrich Himmler pour l'annexion du territoire de Memel en Lituanie.

En , durant la campagne de Pologne, il commande la IIIe Armée basée en Prusse-Orientale.

En novembre 1939, le commandant en chef de l'armée, Walther von Brauchitsch, le nomma commandant de la 18ème armée, alors organisée dans le nord de l'Allemagne. Ladite armée se composait de cinq divisions d'infanterie, ainsi que d'une division motorisée et de la 9ème Panzer Division, l'armée était destinée à mener des opérations contre les Pays-Bas.

Avec cette armée, et sous les ordres du général Fedor von Bock, il participe, en mai 1940, à la bataille de France, occupant d'abord la Hollande puis la Belgique, prenant Anvers le 18 mai 1940. Il avance alors vers la France, essayant de couper la route de retrait du corps expéditionnaire britannique vers la Manche, bien qu'il n'ait pas été en mesure d'empêcher le retrait britannique à Dunkerque.

Il écrivit dans son journal de campagne pendant le siège de Dunkerque : « Malgré notre supériorité numérique et matérielle écrasante, les Français contre-attaquent à de nombreux endroits. Je n’arrive pas à comprendre comment ces soldats, combattant souvent à un contre vingt, trouvent encore la force de repousser chaque attaque. C’est stupéfiant. Je retrouve dans ces soldats français la même flamme que chez ceux de Verdun en 1916. » [1]

A la fin de la campagne, le 19 juillet 1940, il est promu colonel général.

Toujours à la tête de la 18e Armée, Küchler se voit confier le commandement du siège de Léningrad en .

Il est condamné à vingt ans d'emprisonnement pour crime de guerre et crime contre l'humanité dans le cadre du procès du Haut Commandement militaire mais sa condamnation est réduite à douze ans en 1951 et il est libéré en 1953 pour raisons médicales.

DécorationsModifier

BibliographieModifier

RéférencesModifier

  1. « L’opération « Dynamo » à Dunkerque : miracle ou désastre ? »
  2. a b c d e et f Rangliste des Deutschen Reichsheeres, Mittler & Sohn Verlag, Berlin, S.115
  3. (de) Veit Scherzer, Die Ritterkreuzträger : die Inhaber des Ritterkreuzes des Eisernen Kreuzes 1939-1945 von Heer, Luftwaffe, Kriegsmarine, Waffen-SS, Volkssturm sowie mit Deutschland verbündeter Streitkräfte nach den Unterlagen des Bundesarchivs, Ranis/Jena, Scherzers Militaer-Verlag, (réimpr. 2005, 2006), 846 p. (ISBN 3-938-84517-1 et 978-3-938-84517-2, OCLC 891773959), S.480

Liens externesModifier