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Garçon

enfant ou adolescent de sexe masculin
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Garçon (homonymie).
Un jeune garçon

Le mot garçon est très souvent employé pour désigner un enfant ou un adolescent de sexe masculin.

Sommaire

Autres significationsModifier

De manière générale, il est utilisé pour qualifier toute personne de sexe masculin, de même que son ancien cas sujet gars.

Un garçon désigne aussi un apprenti ou employé subalterne : garçon boucher, garçon de bureau, serveur (dans un café, un restaurant).

  • un petit garçon ou garçonnet : enfant mâle qui n'est plus un bébé.
  • un grand garçon : flatterie adressée à un petit enfant ; trait d’humour désignant un homme mûr plutôt fragile.
  • un jeune garçon : un adolescent.
  • un vieux garçon : synonyme de célibataire.
  • un brave garçon : homme bon; au sens péjoratif : gentil, mais peu dégourdi.
  • un mauvais garçon : homme peu honnête

Notons aussi la garçonne, terme popularisé entre les deux guerres mondiales, d'après le roman éponyme de Victor Margueritte, d'où le sens de « jeune fille espiègle dont le caractère comporte des traits typiquement masculins ».

Un boys band est un groupe de musique constitué de garçons. Les Beatles étaient surnommés 4 garçons dans le vent.

Garçonnier(ère) veut dire « qui a l'air d'un garçon », ou « qui concerne les garçons ». Une garçonnière est aussi le logement d'un homme célibataire, qui n'est pas forcément son lieu d'habitation principale où il amène notamment ses amis les plus intimes et ses conquêtes amoureuses.

ÉtymologieModifier

Le terme garçon est connu par une première attestation en 1100 au sens de « valet de rang social inférieur notamment à l'armée, à la cuisine, à la chasse... » dans la Chanson de Roland. Originellement un garçon est l'enfant d'un rang social moindre que celui du valet, enfant mâle noble, alors que l'âge est déterminé par deux autres termes : bacheler (bachelier) et damoiseau[1]. Cependant, son ancien cas sujet garz (gars) est déjà attesté au sens d'« enfant du sexe masculin, jeune homme » dès 1170.
En tout cas, les premiers sens du terme sont nettement péjoratifs, garz vers 1130 signifie « goujat, misérable, lâche (terme d'injure) » dans Gormont et Isembart, ainsi que son féminin garce (vers 1165), resté terme d'injure en français moderne[2].

Garçon est donc l'ancien cas régime masculin de gars[1], la désinence -on est certes d'origine latine (Cicero, -one, Cicéron), mais son emploi est influencé par le germanique (-o / -an). Elle concerne aussi bien les noms communs que les noms propres, ainsi trouve-t-on en ancien français le cas sujet ber / cas régime baron, le nom propre Yves / Yvon, etc., mots d'origine germanique également. Il en est de même pour gars / garçon, dont l'étymologie germanique *wrakjjo « vagabond » est justifiée par la forme, le sens et la géographie linguistique[1]. En effet, outre la déclinaison évoquée ci-dessus, les termes commençant par la syllabe ga(r)- ont le plus souvent cette origine (quand ils ne sont pas empruntés au normanno-picard ou à l'occitan) cf. garer, garder, garnir, etc. En revanche, les mots d'origine, le plus souvent, latine en ga- ont régulièrement abouti à ja- en français par palatalisation du groupe /ga/. En outre, les termes péjoratifs désignant l'individu sont souvent d'origine germanique, les exemples les plus connus étant les suffixes -ard / -aud caractéristiques des anciens prénoms les plus courants (cf. Richard, Bernard, Gérard, Renaud, etc.) qui ont fini par s'appliquer à des adjectifs dépréciatifs (soulard, lourdaud, etc.). Enfin, gars / garçon est propre au gallo-roman, dans les autres langues romanes, il s'agit d'un emprunt à la langue d’oïl.
L’étymon primitif est vraisemblablement le vieux bas francique *wrakkjo « vagabond », restitué d'après le vieux haut allemand hrechjo « fugitif, banni », le vieil anglais wrecca « fugitif, malheureux », le moyen néerlandais recke « banni », l'anglais wretch « malheureux, scélérat », l'allemand Recke « héros ». Le cas régime *wrakkjone est devenu *warkjóne avec la métathèse de [r][1]. Cette étymologie est aussi justifiée par la forme latinisée waracionem, attestée au VIIe siècle. De manière régulière le WAR- du gallo-roman est passé à [gʷar], puis à [gar] cf. garer, garder, garnir.

Garçons du mondeModifier

Le garçon dans l'artModifier

La Grèce antiqueModifier

L'Empire romainModifier

L'époque classique européenneModifier

Le monde arabo-musulmanModifier

L'AsieModifier

L'époque moderneModifier

Certains artistes ont consacré une part importante, voire quasi exclusive, de leur œuvre à la représentation graphique des garçons. On peut citer en particulier :

ŒuvresModifier

LittératureModifier

ChansonModifier

CinémaModifier

Religions et garçonsModifier

Les garçons occupent une place importante dans les cultes de certaines religions. Parfois, les divinités sont représentées comme des garçons, impubères ou adolescents selon le cas.

Bouddhisme.Jizo.JizoModifier

PolythéismeModifier

MonothéismesModifier

  • Les garçons dans la Bible hébraïque.
  • Apparitions d'un garçon au prophète de l'islam Mahomet.
  • Acolytes et choristes des cérémonies catholiques.
  • Jeunes saints.

Notes et référencesModifier

  1. a b c et d Site du CNRTL : étymologie de garçon
  2. Site du CNRTL : étymologie de gars [1]

Articles connexesModifier

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