Fritz Darges

lieutenant-colonel de la Waffen-SS et adjudant personnel d'Adolf Hitler

Fritz Darges
Fritz Darges
Fritz Darges en uniforme d'Untersturmführer.

Naissance
Diesdorf
Décès (à 96 ans)
Celle
Origine Allemagne
Allégeance Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Arme Flag of the Schutzstaffel.svg Waffen-SS
Grade Obersturmbannführer (lieutenant-colonel)
Années de service 1934 – 1945
Commandement SS-Verfügungstruppe (Deutschland et Der Führer)
5e Panzerdivision SS Wiking
SS-Begleitkommando des Führers
Conflits Seconde Guerre mondiale
Faits d'armes Bataille de France
Opération Barbarossa
Distinctions Croix de fer 2e classe (15 juillet 1940)
Croix de fer 1re classe (19 août 1942)
Insigne de combat des blindés (sans chiffres) (8 septembre 1942)
Insigne de combat des blindés classe 25 (16 octobre 1944)
Croix de chevalier de la croix de fer (5 avril 1945)

Fritz Darges, né le 8 février 1913 et mort le 25 octobre 2009, était un Obersturmbannführer (lieutenant-colonel) de la Waffen-SS pendant la Seconde Guerre mondiale ayant reçu la Croix de chevalier de la croix de fer. Il a exercé les fonctions d'adjudant auprès de Martin Bormann et, plus tard, d'adjudant personnel d'Adolf Hitler.

BiographieModifier

JeunesseModifier

Fritz Darges est né à Diesdorf, une commune près de Salzwedel, en 1913. Après avoir été l'école, il se porte volontaire pour rejoindre les rangs de la Schutzstaffel (SS) en avril 1933[1]. En 1934, il est choisi pour devenir officier et assiste à la SS-Junkerschule à Bad Tölz[2]. Après l'obtention de son diplôme en avril 1935, il est promu Untersturmführer (sous-lieutenant)[3]. En 1936, il est nommé adjudant du reichsleiter Martin Bormann[4]. En mai 1937, il rejoint le NSDAP (parti nazi) et en septembre de la même année, il est promu Obersturmführer (premier lieutenant)[1].

Au service d'HitlerModifier

En octobre 1939, il rejoint la Waffen-SS en tant que commandant de compagnie des régiments Deutschland et Der Führer du SS-VT[3]. Il combat à la bataille de France et reçoit la Croix de fer de 2e classe le 15 juillet 1940[5], et est également promu au grade de Hauptsturmführer (capitaine).

Darges est ensuite affecté à la nouvelle division SS Wiking, prend part à l'opération Barbarossa et se voit décerner la décoration de la 1re classe de la Croix de fer le 19 août 1942[5]. En mars 1943, il devient l'adjudant personnel d'Adolf Hitler[4]. Il est affecté au Führerbegleitkommando, une unité de gardes du corps SS qui assure la sécurité personnelle d'Hitler[6]. Il est promu Obersturmbannführer (lieutenant-colonel) en janvier 1944.

CongédiementModifier

Le 18 juillet 1944, lors d'une conférence de stratégie à la Wolfsschanze[7], une mouche voltige autour de la pièce, atterrit sur l'épaule de Hitler et sur la surface d'une carte à plusieurs reprises. Irrité, Hitler ordonne à Darges d'éliminer la nuisance. Darges suggère que, comme il s'agissait d'un organisme nuisible aéroporté, le travail devrait être confié à l'adjudant de la Luftwaffe, Nicolaus von Below. Hitler prit Darges à part, le renvoya sur-le-champ et le fit transférer sur le front de l'Est[4]. Une autre version de cette histoire affirme que Darges était simplement en train de ricaner lorsque qu'Hitler leva les yeux de la carte[8]. Une autre version encore du renvoi de Darges et de son transfert par Hitler impliquerait son refus de se marier à Gretl Braun, la sœur d’Eva Braun, qui était enceinte à l'époque[9].

Service sur le front de l'EstModifier

En août 1944, Darges retourne dans la SS pour remplacer Johannes Mühlenkamp à la tête du 5e Régiment SS Panzer Wiking[3]. C'est au commandement de cette unité que Darges reçoit la Croix de chevalier de la croix de fer le 5 avril 1945[5] pour ses actions dans la nuit du 4 janvier 1945[4]. La division avançait vers Bicske lorsqu'elle fut arrêtée par la 41e division de fusiliers de gardes de la 4e armée de gardes soviétique[pas clair]. Darges a d'abord sondé la ligne soviétique avec un Panzer et un Panzergrenadier Kampfgruppe et a réussi à percer la ligne à l'aube. Par la suite, il est tombé dans une embuscade et a détruit une force opérationnelle soviétique, neutralisant quatre canons de 122 mm, quatre canons antichars de 76 mm, douze camions et plusieurs véhicules de ravitaillement. Il a ensuite attaqué le château Regis[Quoi ?], forçant la garnison à se retirer. Darges se retrouva alors entouré de renforts soviétiques et fut contraint de repousser plusieurs attaques. Trois jours plus tard, après avoir été relevé par un autre Kampfgruppe du 5e Régiment SS Panzer Wiking, il laissa plus de trente chars soviétiques détruits[10].

Après la guerreModifier

Ses activités après la capitulation du Troisième Reich restent floues. Il aurait eu une carrière de vendeur de voitures après la guerre.

Il est apparu dans le documentaire en quatre épisodes réalisé par la BBC Two et diffusé entre le 5 et le 26 octobre 1999, War of the Century, crédité comme lui-même[11].

Peu de temps avant sa mort, Darges déclara avoir trouvé Hitler comme un « génie » et que « je le servais et le referais à nouveau maintenant »[12]. Darges a écrit un manuscrit relatant ses expériences en tant que membre du cercle restreint de Hitler, avec des instructions pour qu'il soit publié après sa mort.

Il meurt le 25 octobre 2009, à l'âge de 96 ans, dans sa propriété située à Celle, une commune proche de Hanovre[13].

Notes et référencesModifier

  1. a et b Thierry Tixier, Allgemeine SS - Polizei : Waffen SS, Lulu.com, , 174 p. (ISBN 978-1-326-41182-4, lire en ligne), p. 1959
  2. (en) John Simkin, « Fritz Darges », sur Spartacus Educational, (consulté le 19 octobre 2019)
  3. a b et c (en) Samuel W. Mitcham, Jr., The German Defeat in the East, 1944-45, Stackpole Books, , 296 p. (ISBN 978-0-8117-3371-7, lire en ligne), p. 260
  4. a b c et d (en) Charles Hamilton, Leaders and Personalities of the Third Reich : Their Biographies, Portraits, and Autographs, Vols. 1, R. James Bender Publishing, , 480 p. (ISBN 978-0-912138-27-5), p. 143
  5. a b et c (en) « Darges, Fritz », sur www.tracesofwar.com (consulté le 19 octobre 2019)
  6. (en) Peter Hoffmann, Hitler's Personal Security : Protecting the Führer, 1921-1945, Da Capo Press, , 376 p. (ISBN 978-0-306-80947-7)
  7. Détruit à peine deux jours plus tard par une bombe posée par Claus von Stauffenberg.
  8. (en) Gordon Williamson, The SS : Hitler's Instrument of Terror, Barnes & Noble, , 304 p. (ISBN 978-0-7607-8168-5), p. 251
  9. (en) James P. Odonnell, The Bunker : The History of the Reich Chancellery Group, Da Capo Press, , 399 p. (ISBN 978-0-306-80958-3), p. 208
  10. (en) Samuel W. Mitcham, Jr., The German Defeat in the East, 1944-45, Stackpole Books, , 296 p. (ISBN 978-0-8117-3371-7, lire en ligne), p. 243
  11. (en) « Fritz Darges », sur IMDb (consulté le 19 octobre 2019)
  12. (en-GB) Allan Hall, « Memoirs of Hitler aide could finally end Holocaust claims », The Telegraph,‎ (ISSN 0307-1235, lire en ligne, consulté le 19 octobre 2019)
  13. (en-GB) « Secrets hope as Hitler aide dies », sur BBC News, BBC, (consulté le 19 octobre 2019)

Lectures complémentairesModifier

  • (de) Walther-Peer Fellgiebel, Die Träger des Ritterkreuzes des Eisernen Kreuzes 1939–1945 – Die Inhaber der höchsten Auszeichnung des Zweiten Weltkrieges aller Wehrmachtteile, Friedberg, Germany, Podzun-Pallas, (1re éd. 1986) (ISBN 978-3-7909-0284-6)

Liens externesModifier