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Françoise Babou de la Bourdaisière

mère de Gabrielle d'Estrées
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Françoise Babou de La Bourdaisière
Francoise Babou de La Bourdaisiere.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Activité
AristocrateVoir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Père
Conjoint
Enfants

Françoise Babou de la Bourdaisière, née vers et morte le à Issoire, est une aristocrate française. Elle est la mère de Gabrielle d'Estrées.

Sommaire

BiographieModifier

Fille de Jean Babou, comte de Sagonne, et de Françoise Robertet (fille d'un ministre d'Henri II), elle épouse à Chartres le , Antoine IV d'Estrées, marquis de Cœuvres[1]. De ce mariage naîtront onze enfants dont sept filles :

Elle eut comme amant Louis de Béranger du Guast, mestre de camp du régiment des Gardes françaises[2],[3].

Elle meurt assassinée à Issoire le , avec son amant Yves IV d'Alègre gouverneur de cette ville[4] (où ils avaient fui en 1589, Françoise abandonnant sa famille et confiant ses enfants à sa sœur Isabeau Babou, elle-même femme de François d'Escoubleau de Sourdis et amie intime du chancelier Philippe Hurault de Cheverny), dans une émeute pendant la guerre de la Ligue[5].

FamilleModifier

FrèresModifier

  • Georges Babou, seigneur de La Bourdaisière, comte de Sagonne, chevalier des ordres du roi et capitaine de 100 gentilshommes de sa maison était l'oncle de Gabrielle d'Estrée et du cardinal de Sourdis. Il mourut en 1607. Comme tant d'autres, il s'était rallié à Henri IV qu'il avait combattu d'abord.
  • Jean Babou, seigneur de La Bourdaisière, comte de Sagonne, né vers 1554 mort en septembre 1589 lors de la bataille d'Arques. En 1567, il est gentilhomme servant le duc d'Alençon. En 1575 il est gentilhomme ordinaire de la Chambre du roi. En 1576, il est chambellan ordinaire du duc d'Anjou[6]

SœursModifier

AnecdotesModifier

Dans son livre "Les Vies des dames galantes", Brantôme — comme souvent bien renseigné — écrit de Françoise Babou de la Bourdaisière ce passage que nous ne traduirons pas :

« Elle avoit la toifon fi longue qu'elle les entortilloit avec des cordons ou rubans de soye cramoisie ou autre couleur, et se les frizonnoit ainsi comme des frizons de perruques, et puis se les attachoit à ses cuisses ; en un tel estat quelquesfois se les presentoit à son mary et à son amant ; ou bien se les destortoit de son ruban et cordon, si qu'elles paroissoient frizonnées par après, et plus gentilles qu'elles n'eussent fait autrement. Il y avoit bien là de la curiosité et de la paillardise et tout : car ne pouvant d'elle-mesme faire et suivre ses frizons, il falloit qu'une de ses femmes, de ses plus favorites, la servît en cela, en quoy ne peut estre autrement qu'il n'y ait de la lubricité en toutes façon qu'on pourra imaginer[7]. »

Notes et référencesModifier

  1. Michel de Decker, Gabrielle d'Estrées, Éditions Corps 16, , p. 11
  2. Françoise Babou de la Bourdaisière, marquise de Cœuvres
  3. Inès Murat : Gabrielle d'Estrées
  4. « Yves d'Alègre, par Roger Archaud », sur Editions du Roure
  5. Françoise Babou de la Bourdaisière sur le site Roglo.
  6. Histoire de Sébastien le Pelletier prêtre ligueur
  7. Pierre de Bourdeille, dit Brantôme, Les Vies des dames galantes,

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Articles connexesModifier