François Gacon

écrivain français

François Gacon, dit « le Poète sans fard », né à Lyon le et mort le au hameau de Baillon, est un poète satirique français[1].

François Gacon
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Le poète sans fardVoir et modifier les données sur Wikidata
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Etienne Jehandiers Desrochers, portrait de François Gacon

BiographieModifier

Oratorien, il est connu pour ses satires contre Jean-Baptiste Rousseau, Houdar de La Motte, Boileau, Bossuet, Voltaire et beaucoup d’autres. Jean-Pierre Niceron a dit de lui :

« Il ne paraissoit aucun ouvrage sur le théâtre, soit comédie, soit opéra que le Poète sans Fard ne lâchât une épigramme ou contre l’auteur, ou contre la pièce, souvent même avant qu’elle eut été représentée. Enfin toujours prêt à attaquer et à se défendre, il se mêla indistinctement à toutes les disputes littéraires de son temps[2]. »

Les quatrains qui ornent en sous-titres les nombreux portraits gravés par Étienne Jehandier Desrochers ont été, pour une large part d'entre eux, composés par François Gacon[3]. On trouve le portrait de Gacon par Desrochers dans le Recueil des portraits des personnes qui se sont distinguées tant dans les armes que les belles lettres et les arts, comme aussi la famille royale de France et autres cours étrangères (1726).

Il fut admis à l'Académie de Lyon, mais ne s'y rendit jamais[1].

PublicationsModifier

  • Apologie pour M. Despréaux, ou Nouvelles satyres contre les femmes (1695)
  • Le Poëte sans fard, ou Discours satiriques en vers (1696)
  • Anti-Rousseau (1712)
  • Les Odes d'Anacréon et de Sapho en vers françois, par le poète sans fard (1712)
  • Dissertations sur les ouvrages de monsieur de La Motte. Premiere dissertation, ou Idée generale des ouvrages de cet auteur, tirée de la preface de ses reflexions sur la critique. Seconde dissertation, sur un auteur de poëtique posé par cet auteur ; et sur le discours de Diomede à Agamemnon, censuré par le même (1715) Texte en ligne
  • Homère vengé, ou Réponse à M. de La Motte sur l’Iliade (1715). Réédition : Slatkine, Genève, 1971.
  • Histoire satirique de la vie et des ouvrages de M. Rousseau, en vers ainsi qu’en prose (1716)
  • Le Journal satirique intercepté, ou Apologie de M. Arrouet de Voltaire et de M. Houdart de La Motte (1719)
  • Le Secrétaire du Parnasse au sujet de la tragédie d’Inès de Castro ; et souscriptions désintéressées (1723-1724)

Notes et référencesModifier

  1. a et b Dict. Académiciens de Lyon, p. 539.
  2. Jean-Pierre Niceron, Mémoires pour servir à l’histoire des hommes illustres, Paris, 1727-1745, vol. XXXVIII, p. 233.
  3. Roger Portalis et Henri Béraldi, La gravure au XVIIIe siècle, Paris, Damascène Morgand et Charles Fatout, 1880-1882.

BibliographieModifier


Liens externesModifier