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Festival des musiques urbaines d'Anoumabo

Le Festival des musiques urbaines d'Anoumabo (en abrégé Femua) est un festival de musique afropop qui se tient chaque année depuis 2008[1] à Abidjan, en Côte d'Ivoire[2]. Il réunit d'importants artistes africains contemporains durant une semaine, habituellement à Anoumabo dans le sud d'Abidjan[2]. Il s'agit d'un des plus importants festivals musicaux d'Afrique[3], avec plus de 40 000 spectateurs en 2017[4]. L'accès aux concerts est gratuit et certains artistes reversent leurs droits d'auteurs pour un projet de développement local[5].

Une annexe du festival, le « Femua Kids », est dédiée aux enfants[6].

Sommaire

HistoriqueModifier

Le Femua est créé en 2008[1] par A'salfo, le chanteur principal du groupe Magic System[2], qui a lui-même grandi dans le quartier d'Anoumabo[5].

Le 24 avril 2016, le chanteur congolais Papa Wemba décède à la suite d'un malaise sur la scène du Femua[7]. La suite du festival est donc annulée[7], mais une veillée d'hommage se tient sur la scène du Femua la semaine suivante[8]. La 24 avril 2017, un autre hommage à Papa Wemba a lieu au festival[9].

L'édition 2017 atteint un record de plus 40 000 spectateurs[4].

Le Femua 11 est lancé le 15 mars 2018 par le ministre de la Culture et de la Francophonie Maurice Bandaman[10]. Exceptionnellement, cette édition ne se déroule pas à Anoumabo, mais est répartie entre plusieurs soirées consécutives dans un autre lieu d'Abidjan et une soirée de clôture à Korhogo, dans le Nord du pays[11],[12]. Seule la scène « Femua Kids » se tient à Anoumabo cette année-là[11]. L'édition 2018 a pour thème l'émigration clandestine vers l'Europe[13]. Cette édition est soutenue publiquement par le Secrétariat d’Etat chargé de l’Enseignement technique[14].

Le Femua 2019, qui aura pour thème « Genre et développement », sera lancée le 14 mars à Abidjan en présence de la Première dame Dominique Ouattara[15].

PublicModifier

Le festival attire surtout des jeunes[5].

Budget et retombées économiquesModifier

La première édition du Femua est organisée avec un budget de 34 millions de francs CFA, tandis que l'édition 2017 coûte environ 680 millions de francs CFA (dont 10 % dédiés au Femua Kids)[5]. 1 % du budget de l'édition 2018 est pris en charge par le ministère de la Culture[5]. Le principal bailleur du festival est le groupe de télécommunications sud-africain MTN[5].

Même si le budget du festival est « toujours déficitaire » comme l'affirme son fondateur, il a permis la construction d'au moins quatre écoles et deux maternités[5].

PartenairesModifier

La Société de limonaderies et brasseries d'Afrique (SOLIBRA) est un important partenaire du festival[10].

Notes et référencesModifier

  1. a et b « FEMUA 9 : ouverture du festival en présence du président Henri Konan Bédié, mardi », sur news.abidjan.net, (consulté le 12 février 2019).
  2. a b et c Léo Pajon, « Côte d’Ivoire : le Femua a mis la fièvre à Abidjan », Jeune Afrique, Abidjan,‎ (lire en ligne).
  3. Arnaud Robert, « A Abidjan, dans le cœur palpitant de l’afro-pop », Le Temps,‎ (lire en ligne).
  4. a et b Stéphanie Binet, « A Abidjan, le Femua a connu une affluence record et évité de justesse la catastrophe », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  5. a b c d e f et g Jacques Denis, « Côte-d'Ivoire : le Femua, rythmes solidaires », Libération, Abidjan,‎ (lire en ligne).
  6. « Femua: au festival des musiques urbaines d'Anoumabo, les enfants sont rois », RFI, (consulté le 12 février 2019)
  7. a et b « Décès À Abidjan De Papa Wemba – La Suite Du FEMUA Annulée », Le Congolais,‎ (lire en ligne).
  8. Culturebox, « Hommage musical à Papa Wemba mercredi à Abidjan », francetvinfo.fr (consulté le 12 février 2019).
  9. Léo Pajon, « Au Femua, le dernier hommage à Papa Wemba « l’éternel » », Jeune Afrique, Abidjan,‎ (lire en ligne).
  10. a et b Adam Khalil, « Femua 2018: Un partenaire ‘’historique’’ renouvelle sa confiance à Magic System », Fraternité Matin,‎ (lire en ligne).
  11. a et b Léo Pajon, « Abidjan : hors d’Anoumabo, le Femua se cherche un nouveau souffle », Jeune Afrique,‎ (lire en ligne).
  12. Arnaud Robert, « Musique : le Femua, machine à créer de l’émoi », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  13. « Côte d'Ivoire: festival de musique contre l'immigration en Europe », Le Point,‎ (lire en ligne).
  14. « Femua 2018 : Le Secrétariat d’Etat chargé de l’Enseignement technique soutient Magic System », Fraternité Matin,‎ (lire en ligne).
  15. « FEMUA: La 12e édition sera lancée le 14 mars à Abidjan », Fraternité Matin,‎ (lire en ligne).

Liens externesModifier