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Fernand Loriot

principal fondateur du Parti communiste français Instituteur, militant socialiste et syndicaliste
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Fernand Loriot
Biographie
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
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Partis politiques

Fernand Loriot, né le à Ceton dans l'Orne[1] et mort le [2], est un instituteur, syndicaliste, socialiste et communiste français.

biographieModifier

Militant de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) en 1905, après avoir adhéré au Parti socialiste français dès 1901, il est aussi militant syndical au sein de la fédération des instituteurs CGT, dès sa création en 1906 et en devient le trésorier national en octobre 1912[3]. Fernand Loriot s'oppose en 1915 à la participation de son parti au gouvernement de guerre et devient un des porte-paroles des "zimmerwaldiens" lors du congrès qui se tient en décembre. Il participe à la fondation du Comité pour la reprise des relations internationales (CRRI), organisation pacifiste, et succède à Alphonse Merrheim au poste de secrétaire de ce comité en août 1917.

Le basculement de la majorité du conseil national socialiste lui permet d'entrer à la commission administrative permanente de la SFIO en 1918. Il est brièvement trésorier du parti, mais ses mauvaises relations avec les parlementaires le conduisent à abandonner cette fonction.

Fernand Loriot est arrêté comme Boris Souvarine et Pierre Monatte en mai 1920 pour son militantisme révolutionnaire, notamment leur engagement au sein du Comité de la Troisième Internationale, nouveau nom du CRRI, qui défend l'adhésion de la SFIO à l'Internationale communiste. Bien qu'interné à la prison de la santé, il participe à la création en décembre 1920 de la SFIC, futur Parti communiste français, lors du congrès de Tours[4]. Loriot est membre du premier comité directeur, où il a le poste de secrétaire international (numéro 2 du parti)[5]. Il ne prend ses fonctions qu'après son acquittement, en mars 1921. Mais quelques mois plus tard, il démissionne pour protester contre la non-réélection de Souvarine au comité directeur.

Début 1922, il critique l'évolution du parti dans une brochure : Un an après Tours. Il cesse alors le militantisme actif, mais, à partir de décembre 1924, rejoint l'opposition interne. Il critique violemment la "bolchévisation organisatoire" et la bureaucratie dans le parti, qu'il quitte définitivement en 1926. Il participe alors à l'opposition communiste, et à la rédaction du journal La Révolution prolétarienne. Jugé proche des trotskistes, il fut cependant exclu du groupe "Contre le courant" en 1928.

Notes et référencesModifier

  1. Julien Chuzeville, Fernand Loriot : le fondateur oublié du Parti communiste, Paris, l'Harmattan, coll. « Historiques. Série Travaux », 2012, p. 7
  2. Amédée Dunois, « Mort d'un militant : Fernand Loriot (1872-1932) », Monde, c. oct. 1932, p. 13.
  3. Julien Chuzeville, Fernand Loriot : le fondateur oublié du Parti communiste, Paris, l'Harmattan, coll. « Historiques. Série Travaux », 2012, p. 11
  4. Julien Chuzeville, Fernand Loriot : le fondateur oublié du Parti communiste, Paris, l'Harmattan, coll. « Historiques. Série Travaux », 2012, p. 122-123
  5. Julien Chuzeville, Fernand Loriot : le fondateur oublié du Parti communiste, Paris, l'Harmattan, coll. « Historiques. Série Travaux », 2012, p. 124

BibliographieModifier

  • Julien Chuzeville, Fernand Loriot : le fondateur oublié du Parti communiste, Paris, l'Harmattan, coll. « Historiques. Série Travaux », 2012, 237 p. (ISBN 978-2-336-00119-7)

Liens externesModifier