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Fashion!
Titre original Fashion!
Réalisation Olivier Nicklaus
Acteurs principaux
Sociétés de production David Berdah
Mademoiselle Agnès
Pays d’origine France
Genre Documentaire
Durée 3 x 60 minutes
Sortie 2012

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Fashion! (Fashion Pack) est une série documentaire française d'Olivier Nicklaus réalisée en 2012 et sélectionnée au Fashion on Film Festival de la Cinémathèque de Melbourne en septembre 2012, au Festival Chéries Chéris de Paris en octobre 2012, au Festival ASVOFF au Centre Pompidou en novembre 2012, au FIFA (Festival International de Film sur L'Art) de Montréal en mars 2013, et au Holon Design Week de Tel Aviv en mars 2013. Cette série, en trois parties pour trois décennies, mêlant très majoritairement[1] des archives d'époque (dont certaines inédites), et des interviews récentes, retrace l'histoire de la mode en France depuis le début des années 1980[2].

SynopsisModifier

Golden EightiesModifier

Cette première partie débute au tout début des années 1980 en France avec l'émergence des créateurs de prêt à porter : Claude Montana, Thierry Mugler, Azzedine Alaïa, et Jean Paul Gaultier, créateurs abordant la mode sans passer par l'étape de la Haute couture des Givenchy ou Saint Laurent[3]. Tout le monde de la mode se retrouve au Palace, les défilés souvent colorés, spectacles démesurés comme ceux de Mugler, se font sous des tentes dans le nouveau Quartier des Halles[4]. Chez Alaïa, Grace Jones est mannequin-cabine[5] et Tina Turner fait des essayages. Les top-models en sont les stars… Période d'insouciance et de liberté, François Mitterrand reconnait à la mode d'être un « art majeur ». Paris redevient la capitale mondiale de la mode.

La décennie s'écoule, les « vieilles » maisons comme Chanel et Dior réagissent avec l'arrivée de nouveaux directeurs artistiques. Alaïa, constant dans sa démarche, s'éloigne du système, Gaultier, à l'apogée de sa gloire et découvrant la haute couture, devient une icône, Lacroix renouvelle la création, mais le Sida va bouleverser le milieu à la fin de ces années 1980[6] ; c'est aussi la chute de Montana et ses silhouettes structurées en triangle ; ou Mugler[7] qui quitte la mode sur un dernier défilé emblématique.

AntifashionModifier

Gianni Versace, avec ses couleurs, dorures, et sa mode sexy, triomphe. Naomi Campbell, Karen Mulder, ou Claudia Schiffer, futures stars, apparaissent ; Kate Moss débute[5] ; Pourtant, Sida, crise économique, Tchernobyl, guerre du Golfe, la mode française des années 1990 s'internationalise et est marquée par l'apparition de stylistes minimalistes : comme les Belges Martin Margiela, Ann Demeulemeester[8], ou Raf Simons[5] peu après, voir plus conceptuels comme les japonais Yohji Yamamoto et Rei Kawakubo qui inventent une forme d'« antifashion (en) ». La mode est « sombre », arte Povera, les vêtements trop grands, mal construits et mal finis[3], les mannequins défilent comme des robots[9]. C'est la fin de l'insouciance des années 1980 et de la culture « pop ». Certaines marques s'orientent vers les créateurs anglais John Galliano, ou Alexander McQueen[6] et ses défilés incroyables ; Karl Lagerfeld continu de transformer radicalement Chanel ; les grands groupes du luxe se construisent[9]

Go GlobalModifier

Les années 2000 et la mondialisation : les groupes tels que PPR ou LVMH reprennent les marques sur le déclin pour les concentrer dans leurs empires ; on parle de « luxe » plutôt que de « mode ». Le centre de la mode se déplace un peu de Paris vers Milan avec Fendi, Gucci, Prada… Les défilés deviennent des shows afin de créer une image mondialement commercialisable : parfums, cosmétiques, sacs ou chaussures logotés sont l'extension de la Couture. Il faut des Directeurs artistiques plutôt que des créateurs, « Leur public désormais, c'est le monde entier ». Marc Jacobs, Lagerfeld qui affirme que « Le système, on ne peut plus le changer. On est des apprentis sorciers[5]. », Galliano sont des stars. Après l'austérité et l'« antimode » des années 1990, Tom Ford exploite le Porno chic[10], le Bling-bling est à son apogée.

Fiche techniqueModifier

La série a nécessité deux ans de recherches et neuf mois de montage[15].

DistributionModifier

Notes et référencesModifier

Notes de contenuModifier

  1. Fashion Pack est également le titre d'un morceau d'Amanda Lear datant de 1979 sorti juste après son concert au Palace. La première partie du reportage débute à cette époque là.
  2. Farida Khelfa apparait plusieurs fois dans Golden Eighties, surtout en second plan, que ce soit avec Alaïa ou Gaultier…
  3. Antifashion est une très rare occasion de voir le visage du très discret Martin Margiela.

RéférencesModifier

  1. Alicia Birr, « Interview : Olivier Nicklaus, réalisateur de "Fashion !" », Mode, sur glamourparis.com, Condé Nast, (consulté le 24 octobre 2012)
  2. Fashion!, la mode selon Arte sur tendances-de-mode.com, 5 septembre 2012
  3. a et b Documentaire “Fashion!” sur Arte: la mode la mode la mode sur lesinrocks.com, 20 octobre 2012
  4. Céline Cabourg, « "Fashion!" : les trente glorieuses de la mode », sur teleobs.nouvelobs.com, Le Nouvel Observateur, (consulté le 24 octobre 2012)
  5. a b c et d Géraldine Dormoy, « Fashion!, le documentaire à ne pas rater sur Arte », Café-Mode, sur lexpress.fr, L'Express, (consulté le 25 octobre 2012)
  6. a et b « Fashion » retrace l’histoire récente de la mode sur Arte Le Soir.be, 15 octobre 2012
  7. Lauren Bastide, « Fashion ! » : le docu à ne pas rater ce soir sur Arte sur elle.fr, 20 octobre 2012
  8. La mode s’invite sur le petit écran L'Officiel, 27 juin 2012
  9. a et b « Soirée "Fashion" sur Arte », Style, sur lemonde.fr, M, (consulté le 24 octobre 2012)
  10. Patrick Cabasset, « La Fashion qui fâche ! », sur lofficielmode.com, L'Officiel, (consulté le 13 novembre 2012)
  11. Mademoiselle Agnès, historienne de la mode pour Arte, sur Elle, 9 août 2010
  12. (en) Arte Sets Fashion Series sur WWD, le 4 septembre 2012
  13. Arte refait la mode sur liberation.fr
  14. (de) Fashion!
  15. Anne Demoulin, « «Fashion!» ou trois décennies de mode », sur 20minutes.fr, 13 éditions, (consulté le 24 octobre 2012)

Voir aussiModifier