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Edgard de Maigret

vice-amiral français

Officier général francais 3 etoiles.svg Marie Edgard comte de Maigret
Edgard de Maigret
Portrait de l'amiral Marie Edgar de Maigret

Naissance 8 mai 1841
Hermonville
Décès 13 octobre 1910 (à 69 ans)
Trouville-sur-Mer
Origine Français
Allégeance Drapeau de la France France
Arme Marine nationale (France)
Grade Vice-amiral
Années de service 1858-1901
Distinctions Grand-croix de la Légion d'honneur
Famille Famille de Maigret

Marie Edgard comte de Maigret, né le au château d’Avennes à Hermonville (Marne) et mort le à Trouville-sur-Mer (Calvados) est un vice-amiral français, grand-croix de la Légion d'honneur, appartenant à la famille de Maigret.

BiographieModifier

 
Le blason des comtes de Maigret

Marie Edgar de Maigret était le fils aîné de Joseph-Gustave comte de Maigret (1810-1891) et d’Aline-Félicie d'Avennes d'Hermonville (1817-1870). Il entra à l’École navale le et fut nommé aspirant de 2e classe le 1er août 1860. Embarqué successivement sur plusieurs bâtiments, il assista au siège de Gaète en 1860, et participa à l’expédition française en Syrie et à l’intervention française au Mexique. À son retour, il navigua dans la Manche et la mer du Nord, puis devint l’aide de camp du préfet maritime de Cherbourg, fonction qu'il abandonna le , à la veille de la guerre franco-allemande de 1870, pour embarquer sur le cuirassé Savoie. Le 15 décembre il revint à terre pour devenir l’aide de camp du général Périgot, commandant la place de Dunkerque. En juin 1871, il rejoignit Toulon et embarqua sur la frégate cuirassée l’Océan en qualité d’aide de camp du vice-amiral commandant l’escadre d'évolutions.

Ses compétences lui valurent de nombreuses affectations : secrétaire de la commission de la tactique, officier d'ordonnance du ministre de la Marine, membre du jury à l'exposition universelle de 1878, commandant du Boursaint à l'escadre du Gabon et de l'Atlantique sud puis officier en second du Dupleix. Il revint ensuite auprès du ministre de la Marine en qualité d'aide de camp.

Nommé chef d'état-major de l'escadre d'Extrême-Orient sous les ordres l'amiral Courbet, il prit part à guerre franco-chinoise et à la prise du Tonkin, ce qui lui valut d'être élevé à la dignité d'officier de la Légion d'honneur. Il devint ensuite le sous-chef d'état-major général de la marine, puis assura l'intérim du chef d'état-major général dans le ministère de l'amiral Aube. Fin 1888 il fut le chef d'état-major du vice-amiral Bergasse Dupetit-Thouars, commandant l'escadre d'évolution de la Méditerranée[1], puis devint, début 1890, officier d'ordonnance du président de la République Sadi Carnot[2].

Directeur du personnel au ministère de la Marine, il devint préfet maritime de Cherbourg de 1897 à 1899[3]. Il fut membre de nombreux comités : conseil des travaux de la marine, conseil de perfectionnement de l'École polytechnique, conseil des observatoires, conseil supérieur de la marine (qu'il présida par la suite), commission des archives nationales et commission de défense du littoral. Il fut également vice-président de la commission des phares.

Décédé le 13 octobre 1910 dans sa propriété des Annelles à Trouville-sur-Mer, il fut inhumé dans le caveau de sa famille au cimetière du Père-Lachaise à Paris[4]. Il y repose aux côtés de son épouse, Marie Reynaud (1843-1928) (fille de Léonce Reynaud, responsable du Service des phares et balises de 1846 à 1877, et nièce du philosophe Jean Reynaud), dont il a eu une fille, Renée (1869-1900), et un fils, Jean (1873-1904).

Carrière militaireModifier

Distinctions et hommagesModifier

  • Chevalier de la Légion d’honneur le 6 juin 1871[5],
  • officier de la Légion d’honneur le 23 octobre 1883,
  • commandeur de la Légion d’honneur le 12 juillet 1894,
  • grand officier de la Légion d’honneur le 6 juin 1871,
  • grand-croix de la Légion d’honneur[6] le 8 mai 1906, insignes remis par le président de la République Armand Fallières le 30 mai 1906[3].
  • Une rue de Trouville-sur-Mer porte son nom.
  • Une vedette de la SNSM de Saint-Malo lui est dédiée[7].
  • Son nom fut donné au deuxième canot de sauvetage de Lesconil, l'Amiral Maigret, inauguré en 1911.

Notes et référencesModifier

  1. J. de La Faye, Une Famille de marins. Les Du Petit-Thouars, Bloud et Barral, Paris, 1893 p. 286 Lien Gallica
  2. J. de La Faye, Une famille de marins. Les Du Petit-Thouars, Bloud et Barral, Paris, 1893 p. 290 Lien Gallica
  3. a et b Michel et Béatrice Wattel, Les Grand'Croix de la Légion d’honneur : De 1805 à nos jours, titulaires français et étrangers, Archives et Culture, 2009, 701 pages (ISBN 9782350771359) : page 276.
  4. 26e division, chemin Molière, 2e ligne
  5. Décoration obtenue en récompense de sa conduite courageuse au cours de l’incendie d'une cartoucherie.
  6. Dossier : LH/1691/75 Base Léonore
  7. Photographie de la vedette « Amiral de Maigret »

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Théophile Lamathière, Panthéon de la Légion d'honneur, volume 20, E. Dentu, Paris, 1907, pp. 241-242. Lien Gallica
  • Dick de Lonlay, L'amiral Courbet et le Bayard, Garnier frères, Paris, 1886
    Pour son le rôle comme aide de camp de Courbet pendant la guerre du Tonkin et après la mort de l'amiral.
  • Revue Armée et marine, no 31, 3 août 1902 pp. 544-545 Lien Gallica

Articles connexesModifier

Liens externesModifier