Jean Reynaud

ingénieur des mines, philosophe et homme politique français (1806-1863)
Jean Reynaud
Reynaud, Jean.jpg
Portrait de Jean Reynaud d'après un dessin de Mme Reynaud (1863)
Fonctions
Sous-secrétaire d'État
Conseiller d'État
Député français
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Jean Ernest Reynaud
Nationalité
Formation
Activités
Fratrie
Père-Lachaise - Division 72 - Reynaud 01.jpg
Vue de la sépulture.

Jean Ernest Reynaud (Lyon, le mort à Neuilly-sur-Seine le [1]) est un philosophe français. David Albert Griffiths voit en lui un « encyclopédiste de l’époque romantique »[2].

Sa vieModifier

Il fait des études au collège royal de Lyon sur les conseils de son tuteur Merlin de Thionville, puis il entre à l'École polytechnique, et devient ingénieur des mines. Il est un temps adepte des idées de Saint-Simon mais n'adhère pas longtemps à cette doctrine.

En 1833 il fonde, avec Pierre Leroux, l'Encyclopédie nouvelle, dans laquelle il écrit plusieurs articles[3].

Lors de la révolution de 1848, il est envoyé par les électeurs de la Moselle à l'Assemblée constituante.Il est sous-secrétaire d'État à l'instruction publique dans le ministère Hippolyte Carnot. Au second semestre 1848, il occupe la chaire de droit politique de l'éphémère École d'administration[4]. Nommé conseiller d'État en 1849, il ne reste pas longtemps à ce poste. Il est également professeur à l'École des mines de Paris puis est remplacé après le coup d'État de 1851 par Hippolyte de Villeneuve-Flayosc.

Sa femme, Léonie Félicité Quenouille, a institué le prix Jean Reynaud que l'Académie française doit décerner tous les 5 ans à partir de 1879.

Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise (72e division)[5], dans une tombe ornée d'une allégorie de Chapu et d'un médaillon de David d'Angers.

Petit-fils de Alexis-Antoine Régny, il est le frère du célèbre ingénieur et architecte Léonce Reynaud et de l'amiral Aimé Reynaud.

Ses œuvresModifier

  • Terre et ciel, 1854. Certainement son livre le plus important. Reynaud y pose le principe de la préexistence de l'homme et sa survivance dans d'autres astres. Prenant une liberté très grande sur le contexte religieux de l'époque, Reynaud renoue avec une certaine image du druidisme, requalifie l'opposition entre anges et démons et rejette le dogme des peines éternelles. Un concile d'évêques réuni à Périgueux condamna son livre qui reste, encore aujourd'hui, une curiosité philosophique et littéraire.
  • Considérations sur l'esprit de la Gaule, 1847. L'ouvrage est extrait de l'article Druidisme de l'« Encyclopédie nouvelle ».
  • Discours sur la condition physique de la terre, 1840. Un autre extrait de l'« Encyclopédie nouvelle ».
  • Choix de lettres, 1861. Des lettres écrites par Merlin de Thionville, avec une vie de Merlin en guise de préface.
  • Œuvres choisies, lectures variées, 1865.
  • Histoire élémentaire des minéraux usuels, Paris, Hachette, coll. « La Bibliothèque des merveilles », , 2e éd.
  • Mémoire sur la constitution géologique de la Corse, Paris, Société géologique de France, (lire en ligne)

Notes et référencesModifier

  1. Acte de décès à Neuilly-sur-Seine, n° 199, vue 52/106.
  2. David Albert Griffiths, Jean Reynaud, encyclopédiste de l’époque romantique, Marcel Rivière,
  3. Alain Rey, Dictionnaire amoureux des dictionnaires, Paris, Plon, , 1006 p., p. 827-828
  4. http://www.revuedesdeuxmondes.fr/article-revue/lecole-dadministration-et-le-college-de-france-en-1848/, p. 118.
  5. Paul Bauer, Deux siècles d'histoire au Père Lachaise, Mémoire et Documents, , 867 p. (ISBN 978-2-914611-48-0), p. 677

SourcesModifier

Liens externesModifier

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