Société nationale de sauvetage en mer

association française de secours en mer
(Redirigé depuis SNSM)

La Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) est une association française, reconnue d'utilité publique. Elle a pour vocation de secourir bénévolement et gratuitement les vies humaines en danger, en mer.

Société nationale de sauvetage en mer
upright=Article à illustrer Organisation
SNSM.svg
SNS 001.jpg
Pour que l'eau salée n'ait jamais le goût des larmes
Histoire
Fondation
1967
Cadre
Sigle
SNSMVoir et modifier les données sur Wikidata
Zone d'activité
France
Type
Forme juridique
Financement
Dons et subventions publiques
Objectif
Sauvetage en mer
Siège social
Pays
Organisation
Fondateur
Président
Emmanuel de Oliveira (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web

En 2016, elle a effectué les deux tiers des interventions des secours en mer au large des côtes françaises effectuées par navire (donc hors moyens aériens ou par nageur depuis une plage), secourant 7 700 personnes en 5 200 interventions (on déplore entre 350 et 400 morts par an en mer en France). 26 % de ces interventions se déroulent de nuit et la durée moyenne des interventions est de h 48 min.

Les bateaux de secours de la SNSM sont répartis sur 218 stations le long du littoral métropolitain et d'outre-mer et agissent sous l'autorité et à la demande des centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage (CROSS) qui en France sont les centres de coordination de secours en mer et qui dépendent de la direction des Affaires maritimes du ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie. La SNSM participe donc à des missions de service public dans son domaine de compétence.

Le financement de la SNSM (acquisition, entretien des vedettes de secours et formation des équipages) est très majoritairement assuré par la générosité du public (dons, legs) et de partenaires privés (mécénat). En 2017, 77 % de ses ressources annuelles étaient d’origine privée et 23 % provenaient de financements publics (État et collectivités territoriales).

HistoireModifier

 
Ancien canot tous temps de l'île de Sein, Le Patron François Hervis.
 
Le Patron François Morin, utilisé à Ouessant de 1960 à 1995

La nécessité d’assurer la sauvegarde de la vie humaine le long des côtes du littoral français et outre-mer est apparue depuis très longtemps. En France, les premières initiatives, s'inspirant du modèle britannique de la Royal Humane Society (en) et de la Royal National Lifeboat Institution, sont principalement redevables de l'essor touristique dont s'accompagne la naissance du « spectacle de rivage ». La première société de sauvetage est instituée en 1825 à Boulogne-sur-Mer, sous la dénomination « Société Humaine des Naufrages », par un aristocratique comité à majorité britannique ; elle est suivie par Le Havre sous l'impulsion de la chambre de commerce. Le est créée la société humaine de Dunkerquesuivie de celle de Calais, Rouen et Bayonne, de Dieppe en 1839, et enfin Montreuil-sur-mer en 1841. La finalité de ces sociétés philanthropiques associe la surveillance des plages à l'assistance des navires en péril[1]. Alors que les grandes nations maritimes européennes se dotent d'un service d'État voué à cette mission dès le début du XIXe siècle (Norvège et Royaume-Uni en 1825, Belgique en 1838), un début de centralisation n'apparaît en France qu'en 1865, le , lorsque est fondée la Société centrale de sauvetage des naufragés (SCSN) sous la présidence de l'Amiral de Genouilly.

À la suite de la Seconde Guerre mondiale, tout est à reconstruire, la plupart des abris et des moyens nautiques de la SCSN et des Hospitaliers sauveteurs bretons (HSB) ayant été détruits. Les deux sociétés aux buts similaires ne peuvent plus répondre aux besoins de l'ensemble du littoral du territoire français notamment à cause des métiers de la mer qui se développent et des loisirs nautiques.

La SNSM naît le 15 octobre 1967 — après avoir été déclarée et officialisée à la préfecture de police le 1er juin — de la fusion de la Société centrale de sauvetage des naufragés (SCSN) et des Hospitaliers sauveteurs bretons (HSB), union suscitée par l'amiral Maurice Amman, ancien préfet maritime de la 2e région à Brest désormais président de la nouvelle société[2]. Le pavillon de la SNSM — créé le 13 décembre — est né de la fusion entre ceux de la SCSN et des HSB.

La SNSM est reconnue d'utilité publique le et est une association régie de la loi 1901 qui assure sa mission en Métropole et en Outre-Mer. Sa vocation : secourir bénévolement et gratuitement les vies humaines en danger en mer[3].

En 1991, les Sauveteurs en Mer ont obtenu le Prix Cristal de la transparence financière et depuis 1997, ils sont membres du Comité de Charte de déontologie.

Le président actuel de la SNSM est l'amiral Emmanuel de Oliveira, ancien préfet maritime de l'Atlantique, élu pour six ans le 12 décembre 2019. Il succède à Xavier de La Gorce, ancien Secrétaire général de la Mer, qui avait été élu le [4].

En 2016, la SNSM est en grande difficulté financière, principalement dû au renouvellement de sa flotte. L'État cherche une solution pour compléter le budget, notamment via une possible contribution aux usagers de la mer[5]. Il faut renouveler l'adhésion à la SNSM, c'est le constat d'au moins un bénévole guadeloupéen en 2018[6] :

« Il faut des gens qui embarquent - donc connaissent la mer, aiment sortir, ont leur permis plaisance - et d'autres qui s'occupent de la logistique (mécano, etc.) et de la partie administrative (secrétaire, trésorier, etc.). »

Accidents mortelsModifier

  • Le , lors d'une intervention pour un caseyeur, la vedette la Belle Olonnaise (vedette de 9,60 m mise en service par les HSB en 1965, construite par le chantier Dubernet) par visibilité nulle est prise dans les rouleaux et se retrouve drossée à la côte. Le mécanicien Jack Morisseau se noie, son corps sera retrouvé une dizaines de jours plus tard. Un nouveau type de canot tous temps de 17,60 m arrive en 1986 à la station des Sables-d'Olonne et porte son nom, le SNS061 Patron Jack Morisseau.
  • Le au large de l’Aber-Wrac’h, dans le Finistère, cinq sauveteurs de la station de l’Aber-Wrac’h membres du canot Capitaine de Corvette Cogniet (14,35 m, 26 tonnes) se noient après avoir porté secours au Loch-Motiv, un voilier en difficulté [7],[8].
  • le , lors d'une intervention de sauvetage d'un surfeur dans des conditions de forte houle, le canot SNS061 Patron Jack Morisseau se couche sur le côté. Après que le canot ait repris sa position initiale, les sauveteurs aperçoivent Jacques Joly, canotier sur le SNS061 Patron Jack Morisseau des Sables d'Olonne à l'eau ; il décédera d'un arrêt cardiaque (hydrocution). Des canotiers sont blessés également. Son nom a été donné au canot tous temps SNS002 qui remplace le SNS061 au Sable d'Olonne à partir de 2016[9],[10]. Le canot est endommagé, la cabine est inondée dans une eau glaçé selon les dires des canotiers ; le canot a été privé d'un de ses deux moteurs et commençait à dériver.
  • Le , Kathleen Fillette Ponsard, 20 ans, nageur-sauveteur, [11] décède lors d'une mission de sauvetage sur la plage de l'Espiguette au Grau-du-Roi en chutant d'un quad en traversant une petite dune [12],[13].
  • Le , le canot tous temps SNS061 Patron Jack Morisseau — reprenant du service pendant l’arrêt technique de son successeur le SNS002 Canotier Jacques Joly — chavire devant Les Sables d'Olonne pendant une mission de sauvetage d'un pêcheur pris dans la tempête Miguel. Une vague très puissante brise les 3 vitres avant de la cabine ce qui noie celle-ci, privant le canot de sa capacité à l'autoredressabilité, le rendant non manœuvrable suite aux infiltrations d'eau créant des courts-circuits ce qui entraîne un arrêt des moteurs. Le canot — insubmersible — reste à flot, coque à l'envers, ayant chaviré définitivement suite à l'assaut des vagues et finit par s'échouer sur la plage[14]. Trois sauveteurs (Yann Chagnolleau, 55 ans, patron du canot ; Alain Guibert, 51 ans, sous-patron ; Dimitri Moulic, 28 ans, mécanicien) ainsi que le pêcheur (Tony Guibert) se noient[15].

ActivitésModifier

 
Hélitreuillage par un hélicoptère Dauphin de la Marine nationale sur le canot tous temps La Portsallaise (SNS 093) de la SNSM en 2010.

La SNSM a trois types d'activités, le sauvetage au large, la formation des nageurs sauveteurs saisonniers et la prévention des risques nautiques.

Sauvetage au large par les sauveteurs embarqués bénévolesModifier

En 2008, environ 4 500 bénévoles, dont 3 500 sauveteurs embarqués[16] sont prêts à intervenir, toute l'année et à toute heure, appareillant en moins de 15 min, répartis dans 232 stations littorales métropolitaines et outre-mer (dont 186 stations de sauvetage permanentes et 35 stations saisonnières) ; il s'agit souvent de marins professionnels (essentiellement de la marine d'état, de la marine marchande et de la pêche), souvent à la retraite ou en préretraite mais, de plus en plus également, de plaisanciers. Environ 600 responsables de stations s'ajoutent à l'organisation[16].

Les opérations sont déclenchées et gérées par les CROSS qui sont contactés en cas de problème, via le Canal 16[17] de la VHF marine ou le 196 sur un téléphone portable. Environ 25 % des interventions se déroulent de nuit contre 75 % de jour.

77 % des interventions concernent la plaisance, 12 % les professionnels de la mer (pêcheurs) et 11 % des loisirs nautiques. Dans le cas de la plaisance à moteur, le sinistre le plus fréquent est l'avarie moteur, à l'inverse de la plaisance à voile où l’événement le plus fréquent est l'échouement puis vient l'avarie moteur.

Dans le cas des professionnels, l'avarie moteur vient en premier (35 %), puis les hélices engagées (souvent lors de la remontée des chaluts ; 24 % des cas). Dans seulement 9 % des cas, il s'agit d'EVASAN (Évacuations Sanitaires).

Ces interventions sur navires de pêche sont généralement les plus longues à compter de h 40 min en moyenne.

Au cours d’opérations de recherche et sauvetage de personne en détresse (SAR) et sur demande du CROSS, les embarcations de la SNSM peuvent être rejointes par des moyens aériens. Des hélicoptères de la gendarmerie ou des douanes ainsi que des avions de tout type peuvent participer aux recherches des personnes en difficulté pour guider la vedette ou le canot de la SNSM sur place. Des hélicoptères de la sécurité civile (Dragon) peuvent hélitreuiller des victimes en plus des opérations de recherche, mais ces appareils sont souvent occupés dans leur opérations de secours à terre et sont parfois limités par les conditions météo. Finalement, la plupart des sauvetages aéromaritimes (SAMAR) de la SNSM se font avec des hélicoptères des forces armées. Entre les interventions et les entraînements conjoints, il se développe souvent un lien de respect mutuel entre les stations de la SNSM et les unités de sauvetage héliporté de leur secteur. Ces unités font partie de la Marine nationale (31F et 36F en Méditerranée, 33F en Bretagne) ou de l'armée de l'air (EH 01.044 en Corse, EH 1/67 sur l'Atlantique)

L'exception marseillaiseModifier

 
La Bonne Mère de Marseille (SNS 152) amarrée dans le Vieux port de Marseille

Dans la cité phocéenne, la vedette de 1re classe V1 NG La Bonne Mère de Marseille (SNS 152) est armée par des militaires du bataillon de marins-pompiers de Marseille et non par des bénévoles comme dans toutes les autres stations françaises et d'outre-mer. Compte tenu de la superficie de la ville, il était impossible de faire rallier un équipage de sauveteurs bénévoles pour appareiller dans le délai de 15 minutes (objectif correspondant au délai moyen constaté pour l'ensemble de la SNSM). Une convention a donc été signée entre la municipalité de Marseille et la SNSM en 1978 qui confiait l'armement de sa vedette à un équipage de marins-pompiers. La vedette est amarrée au port de plaisance de La Pointe Rouge où se trouve le centre de secours d'où l'équipage prend son service 24h/24. Elle peut ainsi appareiller en minutes, de jour comme de nuit, 365 jours par an, et ce, par tous les temps.

Formation des nageurs-sauveteurs saisonniersModifier

 
Baignade surveillée par la SNSM

Disposant de trente-deux centres de formation et d'intervention pour les nageurs-sauveteurs, la SNSM réalise chaque été des actions de prévention et de surveillance du littoral. Elles forment chaque année près de 450 nouveaux sauveteurs.

L’action des nageurs-sauveteurs va du réconfort aux personnes choquées à la réanimation cardio-ventilatoire d’accidentés dont les fonctions vitales sont gravement altérées. Ces jeunes sont affectés par la SNSM sur plus d’un tiers des plages surveillées et rémunérés par les communes.

La surveillance de plages s'effectue de mai à septembre. Ainsi, 1 500 nageur-sauveteurs[16] rémunérés assurent la surveillance des plages et de la bande littorale des 300 mètres. Ils sont titulaires du Brevet national de sécurité et de sauvetage aquatique (BNSSA), permis bateau (option côtière), PSE 1 et 2, Certificat restreint de radiotéléphoniste (CRR) et ont tous effectué des stages spécifiques (stage mer), ainsi que la formation (SSA littoral) qui est obligatoire depuis 2015.

Chaque centre de formation participe localement à différents dispositifs de secours (DPS) lors de manifestations nautiques et compétitions sportives.

Prévention des risques nautiquesModifier

La SNSM organise aussi, chaque année, des manifestations sur la sécurité en mer[18] dans le but d'informer sur son fonctionnement mais aussi de professionnaliser ses interventions par la mise en commun des expériences de chaque « usager des mers ».

Elle profite également d'événements aquatiques variés pour avertir des risques que l'on encoure en pratiquant des sports nautiques et propose des conduites à tenir à chaque sortie en mer. Des démonstrations sont alors organisées, par l'association, pour sensibiliser le public présent.

Administration et financesModifier

 
Tronc de la SNSM
 
Pavillon de la SNSM.

Cette association loi de 1901 a été reconnue d’utilité publique par un décret du et assume une mission de service public en France métropolitaine et dans les départements d’Outre-Mer.

Elle est dirigée par un président (actuellement Emmanuel de Oliveira[19]) ainsi qu'un conseil comprenant 31 membres, dont 24 membres élus et 7 membres désignés par les ministères intéressés[20].

Son financement est assuré pour à 24 % par des subventions publiques (État et collectivités locales, notamment les régions et les départements) et est complété par des dons privés (membres de l'association, dons, partenariats)[21].

Pour promouvoir son action auprès du public et lui permettre de faire appel au don en confiance, l’association adhère au Comité de la Charte.

Moyens nautiquesModifier

La SNSM est le premier armateur en France. Elle dispose d'une flotte de près de 773 bateaux du canots tous temps au jet-ski ; parmi ces moyens, 316 sont utilisés pour le sauvetage en mer, 457 sont utilisés pour la formation et la surveillance des plages en saison. Elle gère l'acquisition, l'entretien des bateaux ainsi que de tous les équipements techniques. Chaque année, environ 6 millions d'euros sont investis [22]. Aujourd'hui, la SNSM dispose de 41 canots tous temps (CTT), 35 vedettes de 1re classe (V1), 75 vedettes de 2e classe (V2), 42 vedettes légères (VL) [23],[24], 305 pneumatiques, 183 semi-rigides (SR) et 91 jets-ski ainsi qu'une embarcation amphibie[25].

Même si ces différences tendent sérieusement à s'effacer avec l'évolution technique des navires, de leur performances, les canots par rapport aux vedettes sont des bateaux plus « marins » ayant une meilleure tenue à la mer, pouvant aller plus loin en mer donc pourvus d'une autonomie plus grande, pouvant transporter un plus grand nombre de naufragés, pouvant mieux affronter le gros temps, plus puissants pour remorquer de gros navires, entièrement médicalisés mais moins rapides en vitesse. Didier Delavoie, inspecteur général SNSM pour l'Atlantique tout comme le service technique de la SNSM, pensent — qu'à partir d'une V2 de 12 m de long — « on a des bateaux qui sont capables de tenir — plus on moins confortablement — par presque tous les temps » [26].

Tous ces moyens sont insubmersibles par l'ajout de mousse de polyuréthane à cellules fermées [27] injectée dans les doubles coques constistuant des volumes d'insubmersibilité[28]. L'association n'utilisera pas cette technique pour son programme de renouvellement de la flotte du fait de la perte de place dans les bateaux — en particulier dans le compartiment moteur — au profit d'une compartimentation cloisonnée par des portes étanches de telle sorte que si deux compartiments contigus sont envahis par l’eau, le bateau doit continuer à flotter [29]. Les CTT, V1 NG et V2 NG sont autoredressables étant dotés d'une grosse timonerie hermétique qui lorsque le bateau est à l'envers, confère une grande instabilité, leur centre de gravité bas favorisant enfin leur redressement [30].

En 2018, ont été livrés une V1 nouvelle génération (V1 NG) pour Bandol et Nouméa.

 
Canot CTT NG "SNS 001 Yves & François Olivaux" de l'Ile de Sein

De nouveaux canots tout temps ont récemment vu le jour pour l’Île de Sein, Les Sables d'Olonne et Sète. Une partie de la flotte va être renouvelée dans les prochaines années du fait de l'arrivée en fin de vie d'une partie des canots et des vedettes.

Programme de renouvellementModifier

Bien que la SNSM soit une structure nationale, la gestion des moyens nautiques est historiquement menée à l'échelle locale. Les stations définissant leur besoin en fonction des spécificités locales et réunissant le financement principalement auprès de partenaires locaux (collectivités territoriales, mécénat...). Si cette organisation a constitué une source d'activité pour une multitude de chantiers locaux (Gatto, Sibiril, Bernard, Alumarine, Gosselin, Blamengin), elle a conduit à une multiplication coûteuse des types et des variantes, situation particulièrement sensible alors que la maintenance cherche à être rationalisée avec la refondation du PSF de Saint-Malo.

En 2019, alors que la SNSM doit remplacer 37 canots tout temps mis en service entre 1986 et 1996, ainsi que plus de 90 V1 et V2, la décision d'une acquisition en série est actée par la mise en place d'un dialogue compétitif avec deux industriels afin d'aboutir à une maîtrise d'œuvre unique : Chantier Naval Couach allié à l'architecte Neuman et Grand Large (Alumarine) associé à l'architecte Delion.

Cette maîtrise d'œuvre unique doit permettre la réalisation d'une flotte cohérente et non plus constituée de nombreux modèles hétérogènes mais faite d'une gamme de nouveaux navires standardisés :

  • Navires de Sauvetages Hauturiers de Première Classe NHS1 (de 17 m) et de Seconde Classe NSH2 (14 m), respectivement héritiers des CTT et des V1 avec 20 unités prévues.
  • Navires de Sauvetages Côtiers de Première Classe NSC1 (vedettes de 12 m), Deuxième Classe NSC2 (semi rigides avec timonerie) et Troisième Classe NSC3 (semi rigides ouverts) respectivement héritiers des V2, V3 et V4 et des divers canots pneumatiques ; 50 unités sont prévues.

L'objectif visé est de réduire le coût global de possession de la flotte de sauvetage avec un modèle unique pour chaque de bateau sachant qu'actuellement, il existe une vingtaine de modèles différents.

ÉquipementsModifier

 
Abri de la station SNSM de Trévignon

Pour assurer leurs missions, les CTT, V1 et V2 possèdent un équipement électronique complet d'aide à la navigation et à la recherche et localisation de naufragés : radar, sondeur, anémomètre, goniomètre, radio VHF/ASN (un des appareils du Système mondial de détresse et de sécurité en mer), AIS (permettant d'identifier un bateau grâce à son numéro Maritime Mobile Service Identity), système de visualisation des cartes électroniques (Electronic chart system), jumelles à vision nocturne, projecteur de recherche à lumière chaude ou froide. Tous ces canots et vedettes seront d'ailleurs bientôt équipés d'un système intégré avec écran unique.

L'équipement de secours - adapté en fonction des contraintes locales de chaque station - est le suivant : équipement de lutte contre l’incendie et d'assèchement, une civière coquille, un brancard. Chaque bateau est pourvu d'une dotation médicale comprenant un matériel de secourisme premiers soins, DSA et de l’oxygène.

Les canots et vedettes en outre-mer disposent le plus souvent d'équipements tropicalisés[31] en matière d'isolation et de climatisation.

Transport et mise à l'eau des canots et vedettesModifier

 
Le port de Goury et la station SNSM, avec une des deux rampes de mise à l'eau

Aujourd’hui, la taille des bateaux de la SNSM est telle qu'elle ne permet plus de les remiser dans des abris devenus trop petits et la plupart restent à flot. Toutefois, des exceptions existent en raison de stations particulièrement exposées au mauvais temps. Ainsi, des abris ont été agrandis comme à Goury, pour le canot tous temps Mona-Rigolet (SNS 067). En parallèle, la taille des bateaux a pu être modifiée, ce qui est le cas pour le canot tous temps l'Île d'Ouessant (SNS 081) d'Ouessant, légèrement plus court (14,80 m au lieu de 15,50 m), bien qu'il fasse partie de la série des canot tous temps de 15,50 m, série commencée en 1997, par ce même prototype.

Canots tous temps (CTT)Modifier

 
Canot tous temps Belle Isle de la ville du Palais, de Belle-Île-en-Mer

Ces bateaux de 15,50 à 17,80 mètres (14,80 m pour le CTT d'Ouessant) sont insubmersibles, autoredressables et ont deux moteurs de 340 chevaux à 650 chevaux. Ils sont armés par un équipage de 8 sauveteurs[32]. Depuis 2016, leur remplacement a été entamé avec une série de cinq CTT Nouvelle Génération de 18,80 mètres construits par Sibiril Technologies ; ces navires naviguent en 2e catégorie de navigation. Les CTT ont une traction au point fixe de 4 tonnes ce qui permet de remorquage d'un bateau de plus de 100 tonnes dans des conditions assez défavorables.

Plusieurs série existent : 30 CTT de 17,60 m, mis en service de 1986 à 2000 (dessinés par Alain Gibier, construits par les chantiers Bernard); 8 CTT de 15,50 m, mis en service de 1996 à 2003 et 3 CTT NG de 17,80 m mis en service depuis 2015. Le CTT d'Ouessant est inspiré du canot Severn de la RNLI et des navires 47-foot MLB des gardes-côtes américains.

En 2019, la SNSM arme 41 canots tous temps[33], 9 en Manche, 23 sur la façade Atlantique et 9 en Méditerranée.

La plupart des canots actuels font partie de la série 17,60 m initiée par le prototype SNS060 ville de Paris de l'Île de Sein mis en service en 1980. Il a été suivi en 1986 par un projet dérivé, le SNS061 des Sable d'Olonne avec une cabine complètement redessinée, version améliorée du SNS 060. De 1987 à 2003, 37 canots (du SNS062 au SNS099) ont été mis en service. Sauf exception, ils ne diffèrent du SNS061 que par leur motorisation, leur génération électrique et des adaptions spécifique a chaque station. L'exception a cette règle est la série dérivée avec 8 canots de 15,50 m débutée en 1997 qui permet de les rentrer dans des abris. De 2003 à 2016, aucun nouveau CTT n'a été mis en service mais la plupart de ceux existants ont été rénovés.

A partir de 2015, trois CTT de nouvelle génération furent mis en service pour remplacer les plus anciennes unités de la génération précédente. Le premier fut le SNS001 Yves et François Olivaux, il prit la suite à l'île de Sein du SNS060 Ville de Paris qui fut vendu à une société de travail en mer. Le second est le SNS002 Canotier Jacques Joly, il remplace aux Sables d'Olonne le SNS061 Patron Jack Morisseau. En 2019, au cours d'un arrêt technique du SNS002, le SNS061 reprit du service et fut détruit en partie pendant la tempête Miguel. Le dernier CTT nouvelle génération est le SNS 003 Amiral Leenhardt qui est donc le canot le plus récent de la flotte de la SNSM. Il remplace à Sète le SNS 062 Patron Marius Oliveri qui est réaffecté en Corse et qui est le plus ancien canot de la flotte depuis la perte du SNS061. Les prochains CTT NG seront livrés respectivement aux stations de Saint-Tropez et de Saint Malo. En 2019, la SNSM a sélectionné les chantiers Couach pour la fourniture de sa nouvelle flotte avec notamment deux types de navires de sauvetage hauturier (NSH1) qui remplaceront les CTT.

Les canots tous temps sont reconnaissables à leur coque verte (couleur héritée de la SCSN) et à leur immatriculation SNS 0nn. Comme leur nom l'indique, ils sont capables d'affronter les conditions de mer les plus dures et théoriquement il n'y a pas de limites à celles-ci ; ils interviennent dans la bande côtière des 20 milles[32] et au delà sur demande expresse du CROSS : il est arrivé que des canots interviennent à plus de 40 milles. Les CTT ont donc une autonomie conséquente de 400 milles nautiques à leur vitesse de croisière et ont aussi un équipement important.

Vedettes de 1re classe (V1)Modifier

 
Margodig, la vedette de 1re classe de Loctudy

Ces bateaux de 13,30 à 16 mètres sont insubmersibles ; les V1 NG sont en outre autoredressables. Ils sont équipés de 2 moteurs de 330 chevaux à 500 chevaux et atteignent la vitesse 22 nœuds, 25 nœuds pour les « V1 nouvelle génération ou V1 NG[34] » (V1 NG) construites aux chantiers Bernard. Deux versions existent : une version à hydro-jets et une version à hélices. Leur capacité de remorquage est de 4 tonnes[31]. Ces vedettes peuvent être théoriquement utilisées jusqu'à force 9, soit quarante-cinq nœuds de vent à de nombreuses reprises, elles sont allées au delà de ces limites ; elles peuvent donc sortir pratiquement par tous les temps ; elles constituent donc aussi des moyens hauturiers à l'instar des CTT ; cela est d'autant plus vrai pour les V1 NG qui possèdent des capacités proches des CTT d'ancienne génération [35],[36].

Deux séries existent : les vedettes de première classe (V1NG) type ORC 140 de 14,05 ou 16 m sont au nombre de 26 (2 V1 NG aux stations de Marseille et d'Antibes sont de 16 m, de type ORC 160), mises en service de 2001 à 2018 ; les vedettes de première classe (V1), de 13,30 m au nombre de 8, mises en service de 1990 à 1999.

Leur coût de construction est d'environ 800 000 € et atteint le million d'euros pour les dernière unités construites. La SNSM en possède 31 en 2019[37]. De manière générale, les V1 sont parmi les embarcations les plus récentes de la flotte, puisque 23 sur les 31 en service ont moins de 10 ans. La plus ancienne V1 se trouve à Trévignon, l'Ar Beg (SNS 127) en service depuis 1992 tandis que la plus récente Nautile (SNS 163) de Nouméa a été mise en service courant 2018[38].

  • Équipage : 6 sauveteurs.
  • Zone d’intervention : bande des 20 milles.
  • Coque bleue (couleur historique des HSB)
  • Immatriculation : SNS 1nn.

Vedettes de 2e classe (V2)Modifier

 
Vedette de 2e classe V2NG d'Erquy

Ce type de vedette est le plus représenté dans la flotte de la SNSM. Ces bateaux de 8,90 à 12 mètres, insubmersibles sont propulsés par hydrojets[39] ou hélices, par deux moteurs allant de 150 à 420 ch et atteignent les 25 nœuds[40]. La plus ancienne vedette en service est le Capitaine de Vaisseau Mortenol (SNS 220) de Port-Saint-Louis-du-Rhône de 1986.

Leur renouvellement a débuté dès 2009 avec la mise en service des "V2 NG" doté d'une forte capacité d'autoredressabilité. La plus récente est la V2NG de la station de Palavas-les-Flots, la Patron Alfred Molle (SNS 223) mise en service en . Une dernière V2NG sera livrée à la station d'Arcachon. Leur capacité de remorquage est de 1,5 tonne. Elle a une autonomie de 200 milles nautiques.


Les vedettes de 2e classe sont censées être utilisées jusqu’à force 7, soit trente-cinq nœuds de vent, donc ne peuvent pas affronter trop le gros temps ; mais en réalité, il est souvent arrivé à ce type de vedettes de dépasser ces limites [31]. Leur coût est de 210 000 € pour la série des 9 m (cette série est destinée à remplacer les vedettes de 3e classe), 320 000 € pour la série des 10,50 m et enfin 530 000 € pour les « V2 NG » de 12 m. Les V2NG du fait de leur capacités nautiques supérieures peuvent être considérées comme des moyens hauturiers comme les V1NG [41].

Beaucoup de modèles existent : 23 V2 NG de 11,95 mètres, mises en service à partir de 2009 construites par les chantiers Sibiril et Gatto ; 1 V2 de 8,90 m de 1989 ; 29 V2 de 10,50 m mises en service de 1989 jusqu'en 2009 construites par le chantier Sibiril; 1 V2 de type ELIR (engins légers d’intervention rapide) de 10,50 m de 1986 ; 15 V2 mises en service de 9 m de 1999 à 2009 ; 2 V2 de 11,59 m mises en service depuis 2015 construites par Alumarine ; une V2 de 11,40 m de 2016 construite par Socarenam.

  • Équipage : 4 sauveteurs.
  • Zone d'intervention : côtier et semi-côtier.
  • Coque bleue
  • Immatriculation : SNS 2nn.

Vedettes légères (VL)Modifier

 
Vedette légère de l'Île de Ré

Ce sont diverses embarcations « rigides » de sauvetage de 9 m, insubmersibles, adaptées aux contraintes côtières particulières de leur zone d'intervention, on trouve notamment des vedettes de type catamaran, adaptées aux faibles profondeurs. Les vedettes de type catamaran ont une conception qui leur permettent de sortir jusqu’à force 8, soit quarante nœuds de vent. Elles atteignent les 25 nœuds, voire 40 nœuds pour certaines d'entre elles et ont deux moteurs hors-bord. Leur coût est de 100 000 € et plus. Elles peuvent également servir d'appui en tant que second moyen d'intervention aux canots tous temps.

  • Équipage : 3 ou 4 sauveteurs.
  • Zone d'intervention : côtier et semi-côtier : 5 à 10 milles des côtes (cela dépend de la catégorie de navigation affectée par les affaires maritimes).
  • Coque bleue
  • Immatriculation : SNS 4nn.

Canots pneumatiquesModifier

 
Bateau pneumatique de la Société nationale de sauvetage en mer (SNSM) au port de L'Herbaudière sur l'île de Noirmoutier.

Les canots pneumatiques sont des moyens secondaires des stations permanentes ou des embarcations utilisées par les sauveteurs saisonniers, de 4 à 8 mètres de longueur, pour des interventions à proximité immédiate du littoral où les canots et vedettes ne peuvent approcher à cause de leur tirant d'eau. Insubmersibles, les plus récents sont autoredressants, ont deux moteurs de 115 chevaux et atteignent les 25 à 30 nœuds. Parallèlement, la SNSM est en train de se doter de petits semi-rigides IRB.

  • Équipage : de 2 à 4 sauveteurs pour le sauvetage côtier.

Jet-skisModifier

Les embarcations type marine-jet plus communément appelés jet-skis sont des moyens utilisés principalement par les sauveteurs saisonniers mais aussi par les stations en complément d'un canot ou d'une vedette, pour des interventions rapides et à proximité immédiate du littoral. D'une longueur de 3,1 m, ils atteignent près de 50 nœuds à pleine vitesse. [42] Elles peuvent être équipées d'une planche sur l'arrière (une civière coquille) pour y installer plus facilement la victime et la transporter à terre.

  • Équipage : de 1 à 2 personnes pour le sauvetage côtier.

Engins amphibiesModifier

 
SNS 664 de la station des Frégates

La SNSM s'est dotée en 2018 pour la première fois d'un bateau amphibie en aluminium. Déployé dans la station Les Frégates- Baie du Mont Saint Michel, le SNS664 Mascarets de 6,10m est motorisée par deux moteurs de 115 cv. L'embarcation — médicalisée — atteint la vitesse de 35 nœuds. Il faut noter que par le passé, la SNSM a disposé d'un aéroglisseur.

Vedettes d'instructionModifier

Ce sont souvent des modèles de plaisance adaptés, souvent de type Antarès, ne dépassant pas les 8 mètres de longueur. Elles servent pour la formation et lors d'exercices hebdomadaires des sauveteurs. On peut ainsi les utiliser comme CROSS déportés pour coordonner les actions de secours ; par exemple lors d'un exercice inter-stations. Elles sont également utilisées pour la formation des futurs sauveteurs.

Vedettes de 3e classe (V3)Modifier

Ces embarcations de 8,00 m et 8,60 m sont souvent adaptées de bateaux de plaisance de série du type vedettes Antarès des chantiers Bénéteau ; faiblement aménagés pour le sauvetage (non insubmersibles) elles servent pour la formation, ou poiur le sauvetage par des temps relativement maniable et ce, près de la côte. Elles ont été toutes retirées du service pour le sauvetage et ont été remplacées pour beaucoup par la série des 9 mètres des vedettes de 2e classe. Seule la vedette SNS330 Jeanne Pierre, construite en 1982, est encore utilisé à la station d'Audierne et peut venir en complément ou remplacer le CTT lors de certaines interventions de sauvetage. Les quelques autres vedettes sont utilisées dans les CFI.

  • Équipage : 3 sauveteurs.
  • Zone d'intervention : côtier.
  • Coque bleue
  • Immatriculation : SNS 3nn.

Notes et référencesModifier

  • François Bellec, Les Sauveteurs. Histoire folle et raisonnée du sauvetage en mer, Chasse marée, (ISBN 978 2914208963)
  1. Frédéric Caille, La figure du sauveteur. Naissance du citoyen secoureur en France, 1780-1914, Presses universitaires de Rennes, , p. 93.
  2. Bellec 2008, p. 82.
  3. L'histoire de la SNSM.
  4. Le Conseil d'Administration de la SNSM.
  5. A.R., « Sauvetage en mer: des pistes pour éviter le naufrage de la SNSM », .
  6. france-antilles.fr: "Les sauveteurs en mer de plus en plus à la manoeuvre", Jeudi 08 février 2018.
  7. « Macron décore à titre posthume les trois sauveteurs de la SNSM morts en Vendée », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 10 juin 2019)
  8. http://www.aber-wrach.bzh/sauvetage.html
  9. « Le nouveau canot tous temps des Sables d'Olonne SNS 002 « Canotier Jacques Joly » - Atoutnautic », sur atoutnautic.fr (consulté le 2 août 2019)
  10. « Le 5 février 2002, « la douleur était dans tous les regards » », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 21 mai 2020)
  11. le patronyme qu'elle avait utilisé pour sa page sur Copains d'Avant.
  12. « CÉRÉMONIE de DISPERSION des CENDRES de KATHLEEN PONSARD », sur snsmcaen.free.fr, SNSM de Caen (consulté le 13 juin 2019)
  13. http://snsmcaen.free.fr/page.php?id=35&n=23
  14. « Le récit de la mort de trois sauveteurs portant secours à un bateau de pêche en pleine tempête », sur nouvelobs.com,
  15. « Témoignage d'un sauveteur rescapé aux Sables-d'Olonne : "On savait qu'on allait se noyer" », sur RTBF Info, (consulté le 10 juin 2019).
  16. a b et c Bellec 2008, p. 103.
  17. Recommandation de l'Union internationale des télécommunications, référence aux dispositions du règlement des radiocommunications RR5.111 ; RR5.226 ; RR30.11 ; RR54.2 ; AP15, Tableau 15-2 ; AP18.
  18. Sécurité en mer.
  19. Arrêté du 10 février 2020 délivrant agrément au président de la Société nationale de sauvetage en mer
  20. [PDF]Cf. statuts de l'association.
  21. Page Rigueur et transparence du site officiel.
  22. https://www.snsm.org/sites/default/files/2020-05/dossier-presse-sauveteurs-en-mer-snsm-2020.pdf
  23. https://www.snsm.org/sites/default/files/2019-03/snsm-poster-flotte-2018_0.pdf
  24. https://www.snsm.org/sites/default/files/2020-05/dossier-presse-sauveteurs-en-mer-snsm-2020.pdf
  25. Les vedettes ou divers moyens plus légers servant pour la formation pour les CFI (centre de formation et d'intervention) sont comptabilisés ici tout comme les vedettes dites de « réserve » qui remplacent des canots ou vedette indisponibles des stations car étant en carénage, en réparation ou en maintenance, ce qui peut prendre plusieurs semaines dans certains cas ; elle possède aussi des vedettes qui servent à la formation dans les CFI
  26. Magazine de la SNSM, Sauvetage, no 123 / 1er trimestre 2013
  27. https://www.snsm.org/sites/default/files/2019-07/sauvatech-presentation-generale-2019-v3.pdf
  28. « Finistère : Le nouveau prototype de SNSM enfin sur l'eau » [vidéo], sur YouTube (consulté le 29 juin 2020).
  29. « Les navires de demain se dessinent aujourd'hui », sur Les Sauveteurs en Mer (consulté le 7 juin 2020).
  30. https://www.snsm.org/sites/default/files/2019-06/instructions-generales-snsm-v2019.pdf
  31. a b et c Magazine de la SNSM, Sauvetage, no 123 / 1er trimestre 2013. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : le nom « mag » est défini plusieurs fois avec des contenus différents.
  32. a et b Bellec 2008, p. 92.
  33. « Les canots tous temps », sur Les Sauveteurs en Mer (consulté le 1er mai 2019).
  34. Les vedettes de 1re classe dites « nouvelle génération » apparaissent en 2001 avec la mise à l'eau de la SNS 140 Margodig.
  35. Bellec 2008, p. 99
  36. http://www.senat.fr/rap/r19-081/r19-081_mono.html
  37. « Les différents modèles de vedettes », sur Les Sauveteurs en Mer (consulté le 1er mai 2019).
  38. « Nouméa : La nouvelle vedette SNSM embarque au Havre », Mer et Marine,‎ (lire en ligne, consulté le 10 juillet 2018).
  39. Nouvelle génération qui débute en 1999 avec la SNS 280 Contre-Amiral Noël.
  40. Bellec 2008, p. 100.
  41. http://www.senat.fr/rap/r19-081/r19-081_mono.html
  42. https://www.snsm.org/sites/default/files/2020-05/dossier-presse-sauveteurs-en-mer-snsm-2020.pdf

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexesModifier

Liens externesModifier