Duolingo

plate-forme en ligne pour l'apprentissage des langues

Logo de Duolingo

Adresse www.duolingo.com
Description Apprendre une langue de manière ludique.
Slogan Duolingo bâtit un monde d'éducation gratuite et sans barrières linguistiques.
Écrit en Python
Publicité oui
Type de site Apprentissage de langues
Langue Allemand
Anglais
Arabe
Catalan
Coréen
Danois
Écossais
Espagnol
Espéranto
Finnois
Français
Gallois
Grec
Guarani
Haïtien
Hawaïen
Hébreu
Hindi
Hongrois
Indonésien
Irlandais
Italien
Japonais
Latin
Navajo
Néerlandais
Norvégien
Polonais
Portugais
Roumain
Russe
Suédois
Swahili
Tchèque
Turc
Ukrainien
Vietnamien
Yiddish
Zoulou
Inscription Gratuite (freemium)
Nombre d'inscrits 212 millions[réf. souhaitée]
Siège social Pittsburgh (Pennsylvanie)
Drapeau des États-Unis États-Unis
Créé par Luis von Ahn (PDG) et Severin Hacker (en) (CTO)[1],[2]
Lancement 2011[2]
État actuel En activité

Duolingo est un site web et une application pour mobiles, tablettes et ordinateurs, destiné à l'apprentissage gratuit et ludique des langues.

Il est conçu de telle façon que les utilisateurs progressant dans leur apprentissage contribuent à la traduction de pages web[3]. Ce service utilise la production participative pour la traduction de textes.

En , le site propose pour les francophones des leçons d'allemand, d'anglais, d'espagnol, d’espéranto, d'italien et de portugais.

Il y a un total de 81 cours[Quand ?] différents (dont cinq[Quand ?] en version bêta) qui permettent d'apprendre plus de 40 langues différentes[4][source insuffisante].

Historique modifier

Le projet commence en à l'université Carnegie-Mellon, à Pittsburgh aux États-Unis, avec le professeur Luis von Ahn (créateur de reCAPTCHA) et son étudiant doctorant Severin Hacker (en). Il a été ensuite développé avec la collaboration de Antonio Navas, Vicki Cheung, Marcel Uekermann, Brendan Meeder, Hector Villafuerte, et Jose Fuentes[5].

Duolingo est accessible pour la première fois le mais d'abord en version privée bêta, pour ensuite être offert au grand public le [6]. Le , l'application iOS compatible avec iPhone, iPod et iPad est officiellement lancée[7].

Le , c'est au tour de l'application Android[8],[9]. Le , ayant regroupé 10 millions d'utilisateurs, Duolingo annonce son partenariat avec les sites web BuzzFeed et CNN pour la traduction de leurs articles en ligne[10],[11],[12]. Ce partenariat permet de financer les opérations de Duolingo et d'en maintenir la gratuité.

L’Incubateur, lancé en , permet à des utilisateurs bilingues de contribuer et de créer des cours pour d'autres langues étrangères[13],[14]. Il y a, en , quinze cours en préparation.

En , Duolingo annonce son introduction partielle en bourse valorisant l'entreprise à 6,5 milliards de dollars[15].

En , le site compte 70 millions d'utilisateurs, dont 13 millions ont rejoint le site en . Une majorité d'utilisateurs sont des jeunes : la moitié des utilisateurs sont âgés de 18 à 34 ans[2].

Méthode d'enseignement modifier

Duolingo utilise la ludification : l'utilisateur gagne des points au fur et à mesure qu'il fait des exercices et acquiert des compétences. Chaque compétence est acquise au travers d'une série de leçons. L’utilisateur peut aussi choisir l’objectif qu’il souhaite atteindre[16].

Chaque leçon correspond à une série de quinze à vingt questions. Il s'agit de traduire des phrases, d'identifier des images, de répondre à des questions à choix multiples, de taper des phrases dictées dans la langue cible ou de répéter ou de traduire des phrases à l'oral. Pour chaque série de questions, l'utilisateur a 5 « vies » (les vies fonctionnant comme dans un jeu classique) qui baissent s'il donne une mauvaise réponse, alors que la série progresse lors de réponses correctes. Il peut gagner 10 à 15 points d'expérience par leçon, voire même parfois 20 points, avec certaines gratifications.

Les utilisateurs ont aussi la possibilité de traduire des documents issus d'Internet, dans la section « Immersion » (accessible seulement à la moitié des utilisateurs après un test A/B). Chaque phrase traduite rapporte une quantité de points d'expérience variant selon la longueur de la phrase traduite. Les autres utilisateurs peuvent évaluer les traductions et les modifier[17].

L'avancement dans les leçons apparaît sur un arbre de compétences. Si une compétence n'est pas retravaillée régulièrement, elle s'affaiblit et cela est représenté par une barre d'énergie. L'utilisateur visualise ainsi les points de langues qui doivent être révisés pour ne pas être oubliés.

Duolingo utilise la répétition espacée[18] pour aider ses utilisateurs à mémoriser le vocabulaire plus durablement. Il calcule quel est le meilleur moment pour réviser afin que les apprentissages soient mémorisés au mieux[19].

La totalité d'un cours de langue comporte environ 2 000 mots de vocabulaire.[réf. souhaitée]

Le langage de programmation utilisé pour créer Duolingo est Python[20].

En , une équipe de chercheurs de la City University à New York et de l'université de Caroline du Sud évalue l'efficacité de cette approche dans une étude indépendante, mais financée par Duolingo[21]. Ils trouvent que, pour l'apprentissage de l'espagnol, un débutant anglophone mettra en moyenne 34 heures pour couvrir le contenu d'un semestre de cours (environ 135 heures en classe)[22]. En est publiée une étude de deux linguistes de l'université de Lorraine qui, tout en reconnaissant l'efficacité de l'application pour les niveaux les moins avancés, émet quelques réserves quant à l'acquisition des niveaux intermédiaires et avancés[23].

Analyse de données et acquisition des langues étrangères modifier

L'approche de Duolingo est centrée sur l'analyse des données recueillies lorsque les utilisateurs font leurs exercices[24],[25]. Le système prend en compte les bonnes et les mauvaises réponses de l'utilisateur ainsi que le temps qu'il met à taper ses réponses, s'il a recours aux éléments d'aide. Le système adapte alors les questions suivantes aux besoins.

À une grande échelle, l'analyse de ces données permet à l'équipe de Duolingo de mesurer ce qui fonctionne le mieux pour l'apprentissage des langues[26],[27]. Par exemple, pour savoir à quel moment de l'apprentissage les pluriels devraient être enseignés, Duolingo donne à un groupe de 50 000 personnes des exercices sur les pluriels un peu plus tôt qu'aux autres utilisateurs. Ils mesurent alors si ce groupe apprend plus vite et combien de temps ils continuent d'utiliser Duolingo. Si les résultats sont positifs, les pluriels sont introduits plus tôt pour l'ensemble des utilisateurs.

Financements et modèle économique modifier

Le projet est d'abord financé grâce à la bourse MacArthur reçue par le créateur de Duolingo, Luis von Ahn et par une bourse de la National Science Foundation[28]. Des investisseurs soutiennent ensuite le projet, comme Union Square Ventures (en), Ashton Kutcher avec A-Grade Investments (en) et Timothy Ferriss[6]. À la suite de ces levées de fonds, Duolingo recueille 18,5 millions de dollars. Selon son créateur, Luis von Ahn, son fonctionnement nécessite 500 000 dollars par mois[13].

Mais pour être indépendant financièrement, Duolingo propose aux utilisateurs de mettre en pratique les concepts qu'ils ont appris en traduisant des documents et des articles. Ces traductions sont réclamées et payées par des entreprises partenaires. Ce système permet à Duolingo d'offrir des cours de langues gratuits sur leur site et leur application[29].

Le modèle économique repose sur la collaboration de la traduction. Un grand nombre d'utilisateurs-apprenants traduisent les mêmes phrases, des algorithmes comparent les résultats et décident d'une traduction définitive[30]. Selon l'équipe Duolingo, les traductions obtenues sont d'une qualité équivalente à celles de traducteurs professionnels[31]. En , Duolingo annonce son partenariat avec les sites internet BuzzFeed et CNN[10][réf. non conforme],[11] pour la traduction de leurs articles en ligne. Les locuteurs portugais, espagnols et français qui apprennent l'anglais peuvent participer à la traduction des articles publiés sur les sites respectifs de ces groupes médias.

L’application est également financée par des publicités présentes à intervalle régulier, et par la possibilité pour les utilisateurs de payer pour supprimer ces publicités et/ou débloquer certaines fonctionnalités complémentaires, sur un modèle freemium[2].

Cours disponibles[32] modifier

Langue de départ Langues à apprendre
  Allemand anglais, espagnol, français, italien
  Anglais allemand, arabe, coréen, chinois (mandarin), créole haïtien, danois, espagnol, espéranto, finnois, français, gaélique écossais, gallois, grec, hawaïen, haut valyrien (Game of Thrones), hébreu, hindi, hongrois, indonésien, irlandais, italien, japonais, Klingon (bêta, Star Trek), latin, navajo, néerlandais (Pays-Bas), norvégien (bokmål), polonais, portugais (Brésil), roumain, russe, suédois, swahili, tchèque, turc, ukrainien, vietnamien, yiddish, zoulou
  Arabe allemand, anglais, français, suédois
  Bengali anglais
  Chinois (mandarin) anglais, chinois (cantonais), coréen (bêta), espagnol (bêta), français, italien (bêta), japonais
  Coréen anglais
  Espagnol allemand, anglais, catalan, français, italien, portugais (Brésil), russe, suédois
  Français allemand, anglais (États-Unis), espagnol (latino), italien, portugais (Brésil)
  Grec anglais
  Hindi anglais
  Hongrois allemand, anglais
  Indonésien anglais
  Italien allemand, anglais, français, espagnol
  Japonais anglais, coréen, chinois (mandarin), français
  Néerlandais allemand, anglais, français
  Polonais anglais
  Portugais allemand, anglais, espagnol, français, italien
  Roumain anglais
  Russe allemand, anglais, espagnol, français
  Tagalog anglais
  Tchèque anglais
  Télougou anglais
  Thaï anglais
  Turc allemand, anglais, russe
  Ukrainien anglais
  Vietnamien anglais, chinois (mandarin)

Notes et références modifier

  1. « Nos fondateurs », sur Duolingo (consulté le ).
  2. a b c et d « Applis. Duolingo : les leçons d’un succès phénoménal », sur Courrier international, (consulté le ).
  3. (en) Christopher Mims (en), « Translating the Web While You Learn », sur MIT Technology Review, (consulté le ).
  4. « Duolinguo démarre en trombe pour son premier jour de cotation à Wall Street », sur Les Échos, .
  5. « The Duolingo Team », sur TwitPic.
  6. a et b (en) « 100% Free Language Education, Open to the World. », sur Duoblog, (consulté le ).
  7. (en) « Duolingo on the go. Our iPhone App is here! », sur duoblog, (consulté le ).
  8. (en) Malia Spencer, « Duolingo launching on Android; plans move to bigger office », sur Pittsburgh Businesstimes, (consulté le ).
  9. (en) « The Duolingo Android App is here! », sur Duoblog, (consulté le ).
  10. a et b (en) Luis von Ahn, « Duolingo now translating BuzzFeed and CNN », sur Duoblog, (consulté le ).
  11. a et b Chloé Woitier, « BuzzFeed et CNN vont faire traduire leurs articles par les internautes », sur LeFigaro.fr, (consulté le ).
  12. Jérôme Marin, « Duolingo fait de monsieur Tout-le-monde le traducteur officiel de CNN », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  13. a et b (en) Parmy Olson (en), « Duolingo Takes Online Teaching To The Next Level, By Crowd Sourcing New Languages », sur Forbes, (consulté le ).
  14. Site de l'incubateur.
  15. (en) Echo Wang et Niket Nishant, « Duolingo enters 'major leagues' with $6.5 bln valuation in strong debut », sur Reuters, .
  16. « Apprends une langue gratuitement », sur Duolingo (consulté le ).
  17. (en) « IMMERSION NAVIGATION GUIDE: What is Immersion? How do I use it? », sur Duolingo.
  18. Samuel Michelot, « Apprendre une langue : le système de la répétition espacée et nouvelle technologie », sur Apprendre à apprendre, (consulté le ).
  19. (en) « A New Duolingo for iOS 7 », sur Duoblog, (consulté le ).
  20. (en) « Duolingo (language tool): What language is Duolingo written in? », sur Quora, (consulté le ).
  21. (en) ROUMEN VESSELINOV, JOHN GREGO, « Duolingo Effectiveness Study » [PDF], .
  22. (en) John Markoff, « Measuring the Success of Online Education », sur Bits The New York Times, (consulté le ).
  23. Raha Bidarmaghz et Damien Deias, « Apprendre une langue avec un smartphone : approche méthodologique de l'application Duolingo », Les discours numériques : enjeux linguistiques et communicationnels, perspectives didactiques,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  24. (en) Burr Settles, « Duolingo’s Data-Driven Approach to Education », sur Duoblog, (consulté le ).
  25. (en) HAMISH MCKENZIE, « Say what? Duolingo points to data’s important role in online education »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur PandoDaily, (consulté le ).
  26. (en) « Hey, Team Duolingo! Please tell us about your app and why it’s different than other language learning apps. », sur AppDevStories, (consulté le ).
  27. (en) « IAmA scientist and entrepreneur named Luis von Ahn. », sur Reddit, (consulté le ).
  28. (en) « Award Abstract #1054630 CAREER: Online Education as a Vehicle for Human Computation », sur National Science Foundation (consulté le ).
  29. Nicolas Jaimes, « "Duolingo monétise son audience en faisant du crowdsourcing de traductions" », sur JDN, (consulté le ).
  30. (en) Tom Simonite, « The Cleverest Business Model in Online Education », sur MIT Technology Review, (consulté le ).
  31. « Luis von Ahn : Collaboration en ligne à très grande échelle », sur TED, (consulté le ).
  32. « Apprends une langue gratuitement », sur Duolingo (consulté le ).

Voir aussi modifier

Article connexe modifier

Liens externes modifier