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Dreux ACHB
Logo du Dreux ACHB
Généralités
Nom complet Dreux Athletic Club Handball
Surnoms DAC, DACHB
Fondation 1966
Statut professionnel Jamais
Couleurs Bleu, jaune et noir
Salle Palais des sports de Dreux
Siège Espace Margaux – ZA La Tisonnière 28100 Garnay[1]
Championnat actuel masculin Nationale 2 M
féminin Nationale 2 F
Président Drapeau : France Roland Signorini
Entraîneur masculin Drapeau : France Francis Tuzolana
féminin Drapeau : France Julien Provost
Site web dreuxachandball.fr
Palmarès principal
National[2] Division 2 F (1)

Maillots

Couleurs de l’équipe
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Domicile
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Extérieur

Dernière mise à jour : 2 juillet 2018.

Le Dreux Athletic Club Handball est un club de handball français basé à Dreux dans le département d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Le DAC HB fait d'abord partie du club omnisports. Il est connu pour ses équipes seniors, masculine comme féminine, qui ont joué en première division dans les années 1970-1980. En 1975, lorsque les féminines atteignent la première division, elles sont la première équipe d'Eure-et-Loir à monter au plus haut niveau national dans un sport collectif.

HistoireModifier

Débuts de la section handballModifier

En 1966 la section handball, communément appelée DAC HB, vient grossir les rangs du Dreux AC Omnisports[3]. Gilbert Guihard, jusqu'alors président du club de natation, prend rapidement les affaires en main[4].

À son origine, un groupe de garçons forme une équipe qui, après seulement deux ans en championnat départemental, accède au niveau régional pour y décrocher le titre à l’issue de la saison 1972-1973[3].

Les féminines très vite très haut (années 1970)Modifier

En 1970, sous la houlette de Gilbert Guihard, la section féminine du DAC HB voit le jour[3],[E 1]. Les quelques filles novices rencontrent d'abord des clubs de l'Eure avant qu'un championnat d'Eure-et-Loir voit le jour[E 1]. Associant plaisir, sérieux et physique opérationnels[E 1], ces demoiselles accèdent au championnat de France de Nationale 2 dès la saison 1973-1974[3]. Portée par la jeune Josiane Gabas et un élan collectif fort, l'équipe accède à la Nationale 1 au printemps 1975, devenant la première équipe d'Eure-et-Loir à monter au plus haut niveau national dans un sport collectif[E 1]. Pour cela, les Bleues remportent 13 victoires en 14 matchs de D2 dont la dernière contre l'AS Brest (13-5) devant 500 supporters[E 1]. Pour leur première dans l'élite, Gabas et ses amies ne sont pas loin de se maintenir mais six défaites par un but d'écart plombent leur capital points et, avec deux victoires pour dix revers, les voilà de retour en N2[E 1].

Il leur manque 2 points pour remporter le championnat de N2 l'année suivante au profit du Mans[E 1]. Cependant, le parcours en Challenge de France jusqu'en demi-finale, où elles ne peuvent rien contre le Racing (8-13), prouve qu'elles ne sont pas loin du niveau de la N1[E 2]. Les Drouaises le démontrent lors de l'exercice 1977-1978 où elles signent un nouveau bail dans l'élite[E 3]. L'équipe entraînée par Gilbert Guihard et Gisèle Préel, articulée autour de Gabas, se hisse en finale du Challenge de France en battant notamment trois clubs de N1 dont le Bordeaux EC en demi-finale (11-7)[E 3]. La finale est l'évènement sportif de l'année en Eure-et-Loir[E 3]. L'ASU Lyon (N1) accepte de jouer à Dreux[E 3]. 1 500 spectateurs croient en l'exploit au coup d'envoi et encore plus à la mi-temps quand les locales mènent au score (7-6)[E 3]. Mais, à la reprise, les Bleues encaissent un 0-4 dont elles ne se remettent pas (10-12)[E 3].

L'année suivante (1978-1979), les Drouaises parviennent à se maintenir en N1 pour la première fois, avec une 6e place sur 10 et deux points d'avance sur le premier relégable[E 3]. Une fois encore, cependant, les voici en finale de Coupe de France après une demi-finale maîtrisée contre Monrenx (15-9)[E 3]. Opposée au Paris UC, qui domine l'autre poule de N1, il n'y a pas de surprise mais les Dacistes évitent l'humiliation d'une lourde défaite imposée par le PUC lors des tours précédents (17-11)[E 3]. En 1980, c'est à nouveau le PUC qui leur barre la route de la finale de la Coupe (14-9)[E 3]. En quatre ans, les Drouaises sont deux fois demi-finalistes et deux fois finalistes de l'épreuve[E 3]. En championnat, elles réussissent à se qualifier pour le niveau « haut » pour la seconde phase et terminent à la 4e place, parmi les huit meilleurs équipes de France[E 3].

Les hommes aussi haut que les femmes (années 1980)Modifier

En 1980-1981, avec 9 défaite en dix matchs[E 3], les Bleues doivent sauver leur place en seconde phase[E 4]. Il leur manque une seule victoire à quatre journées de la fin pour se sauver[E 4]. Incomplètes au Stade français, elles s'y inclinent, de même à Mourenx, où il est dur de gagner[E 4]. Il reste une dernière chance en accueillant au Mans, car il ne faut pas compter gagner à Bordeaux lors de l'ultime journée[E 4]. Mais, pour une fois, la volonté est dans l'autre camp (14-15) et il n'y a pas de miracle en Gironde[E 4].

Jusqu’à la fin de la saison 1976-1977, l’équipe masculine du DAC HB sillonne l’hexagone pour disputer le championnat de Nationale 3[3]. Une année en régionale puis retour en N3 pour trois saisons[3]. Ils font l'ascenseur entre le niveau régional et la N3 jusqu'en 1981-1982[E 5]. Ensuite, la formation de Michel Barbot ne cesse de progresser avec une accession en N2[E 6] en 1984. S'appuyant sur une défense agressive et deux bons gardiens, Derouet et Menez, les Drouais jouent les trouble-fête : à mi-parcours, ils occupent la 4e place[E 6]. Après huit victoires de suite, seul Mantes les devancent d'un point au classement à six matchs de la fin[E 6]. À trois journées, les Dacistes passent devant, puis Mantes revient à hauteur, égalité avant la dernière rencontre[E 6]. Le DAC l'emporte à Caen et Mantes fait match nul à Amiens[E 6]. Dreux monte dans l'antichambre de l'élite, quatre ans après être sorti d'excellence régionale[E 7]. Après avoir éliminé Lorient en demi-finale, le DAC perd en finale du championnat contre la Robertsau Strasbourg de Branko Karabatić (25-13)[E 7].

En N1B, les Drouais débutent par dix défaites en autant de matchs[E 7]. Seuls deux matchs nuls rapporteront des points aux Euréliens[E 7]. Une refonte des championnats lui laisse une dernière chance[E 7] avec un barrage de maintien contre Saintes[E 7]. Défait de quatre buts à l'aller, les Drouais ne refont pas l'écart et descendent en N2[E 7]. Pour la saison 1986-1987, Barbot et ses joueurs prouvent que la première montée n'étaient pas due au hasard en réalisant un beau parcours et remontent[E 7]. De retour en N1B, ils assurent rapidement leur maintien et une 7e place[E 7]. L'exercice suivant est du même acabit avec une 8e place[E 7]. Lors de la saison 1989-1990, après avoir perdu plusieurs joueurs non-remplacés et concédé trop de défaite d'un but, le DAC fait de nouveau l’ascenseur[E 7].

Après quatre années en N2, les Drouaises sont championnes de deuxième division en 1986 et promues en N1B, créée en tampon entre les deux échelons[E 4]. Trois ans plus tard, c'est le titre de N1B que les filles de Guihard et Patrick Veit décrochent[E 4]. Après Josiane Gabas, le DAC peut maintenant compter sur Christelle Marchand, qui intègre la ligne arrière de l'équipe de France au même moment[E 4]. Dès son arrivée en 1985-1986, la formation drouaise reprend des couleurs et remporte le titre de Nationale 2[E 4]. Un an plus tard, elles échouent aux portes de la N1A en s'inclinant lors du deuxième barrage d'accession en raison d'un match aller manqué à domicile contre les PTT Paris (15-26) malgré la victoire au retour (19-22)[E 4]. Avec plus de maturité, Marchand et ses amies réussissent leur saison 1988-1989 quasiment parfaite[E 4]. Un succès chez le Bordeaux EC démontre leurs progrès[E 4]. C'est non loin, à Mérignac, qu'elles obtiennent l'accession en N1A (29-23) avec Josiane Gabas, de retour après trois ans d'arrêt[note 1],[E 4]. Avec huit victoires, un nul et une défaite, les filles de Guihard et Veit terminent premières de leur poule[E 4] et s'adjuge le titre malgré leur défaite à l'aller à Marignane (23-19)[E 5]. Au retour, devant les caméras de France 3 qui retransmet le match en différé, les Drouaises inversent la tendance (24-18)[E 5].

Poursuite dans l'ombre du professionnalisme (années 1990)Modifier

En 1990, lors de la première partie de saison, les Dacistes ne parviennent pas à se qualifier pour la seconde phase[E 5]. Avec le renfort de l'ailière internationale bulgare Penka Hristova et de la gardienne future capée française Marie-Annick Dézert, Dreux se maintient[E 5]. Mais sans Marchand, partie, le DAC est reléguée en Nationale 1B le 25 mai 1991[E 5]. Un an plus tard, une seconde relégation suit, en N2 mais les difficultés financières de plusieurs clubs permettent aux Drouaises d'être repêchées et de repartir en N1B où, pendant encore deux ans, elles se maintiennent dans la première partie de tableau (6e puis 4e)[E 5].

La section handball du Dreux AC Omnisports prend son "indépendance" en 1998 pour devenir l’association autonome Dreux AC Handball, gérée par un Comité directeur de 21 membres[3].

Période compliquée (année 2000)Modifier

Renouveau sportif (années 2010)Modifier

Montée en National 1 au terme de la saison 2016-2017, l'équipe féminine termine onzième de l'exercice 2017-2018 et doit son maintien à une réforme des championnats. Pour autant elle demande sa relégation en National 2 2018-2019 suite à une série de départs, d'arrêts et de pauses[5], et repart au même niveau que le secteur masculin. Le club fait le choix de poursuivre avec des joueuses du cru, et de renoncer également à la montée de son équipe réserve en N3. Par ces décisions, l'équipe féminine du DAC est interdite de montée pour deux ans. L'entraîneur Bruno Moyon laisse la place à Julien Provost, historique du Dreux AC qui a déjà occupé le poste par le passé[6].

Terminant onzième de N2, les féminines sont repêchées et restent à ce niveau pour la saison 2019-2020. Près de la moitié de l’effectif est renouvelé, avec des départs compensés principalement par des retours au clubs. Les hommes évoluent au même niveau. Alors que la réforme de la N1 risque d’appauvrir la N2, les Drouais espèrent jouer le haut de tableau. Parmi les principales recrues, deux anciens de la maison de retour de Chartres : Fabrice Sessou et Loïc Van Vooren[7].

Résultats sportifsModifier

PalmarèsModifier

Palmarès féminines, masculins et jeunes du DACHB[8]
Section féminine Section masculine Section jeune
  • Championnat de France UFOLEP (1)
    • Champion en 1972
  • Nationale 1
    • Vice-champion en 1985
  • Challenge Garçonnet (1)
    • Vainqueur en 1984
    • Second en 1990
    • 3e en 1980 et 1991
  • Championnat de France féminin UNSS (1)
    • Champion en 1990
  • Championnat de France cadettes (1)
    • Champion en 1984
    • Vice-champion en 1990
    • 3e en 1991
  • Coupe de France cadets
    • 4e en 1982

Bilan par saisonModifier

Jusqu’à la fin de la saison 1976-1977, l’équipe masculine du DAC HB sillonne l’hexagone pour disputer le championnat de Nationale 3[3]. Une année en régionale puis retour en N3 pour trois saisons[3].

Personnalités du clubModifier

PrésidentsModifier

  • Gilbert Guihard
  • Paul Caille
  • François Mediavila
  • Roland Signorini

EntraîneursModifier

À l'été 2016, Bruno Moyon arrive sur le banc de l'équipe féminine en remplacement de Bilyana Vasileva. La première s’achève sur un repêchage administratif en N1, après un barrage d'accession pourtant perdu. La seconde est encore plus compliquée avec que trois matches gagnés, dont un sur tapis vert. En 2018, suite à la décision du club de ne pas repartir en Nationale 1 féminine et de refuser la montée en Nationale 3 de son équipe réserve, Bruno Moyon laisse la place à Julien Provost, historique du Dreux AC qui a déjà occupé le poste par le passé[6].

La reprise 2019 se fait sans l'entraîneur pour l'équipe masculine. Francis Tuzolana, est alors aux Jeux africains avec l’équipe de la RD Congo, dont il est le sélectionneur[7].

Liste des entraîneurs des deux équipes fanions[9]
Seniors masculins Seniors féminines
  •   Michel Barbot (1984-199?)
  •   Denis Monnier (2003-2004)
  •   Gaspar Rico Ferrandez (2004-2005)
  •   Pascal Omont & Stephen Lowe (2005-20??)
  •   Alan Baz & Stephen Lowe (2011-201?)
  •   Francis Tuzolana (depuis 201?)
  •   Gilbert Guihard (1970-1988)
  •   Gilbert Guihard & Patrick Veit (1988-199?)
  •   Yannick Menez (1996-2002)
  •   Julien Provost (2002-2003)
  •   Stéphane Nicol (2003-2004)
  •   Michel Roland (2004-2007)
  •   Julien Provost (2007-2008)
  •   Julien Provost & Éric Poussigue (2008-2011)
  •   J-C. Branle, J. Provost & É. Poussigue (2011-201?)
  •   Bilyana Vasileva (201?-2016)
  •   Bruno Moyon (2016-2018)
  •   Julien Provost (depuis 2018)

Joueurs emblématiquesModifier

En 1989, la gardienne Marie-Annick Dézert débute sa carrière seniors au DAC. En Nationale 1, la joueuses débute en équipe de France un an après son arrivée. Elle quitte Dreux après la relégation en N2 en 1991. Par la suite, elle évolue principalement à Dijon et est doublure de Valérie Nicolas lors du Mondial 1999 qui voit les Bleues conquérir la première médaille (2e) et finale mondiale du handnall féminin français[10].

Effectifs actuelsModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Avec Babeth Morel-Glize, Josianne Gabas est la seule joueuse à avoir connu la première épopée au plus niveau.
  2. a et b Descente volontaire en N2.

Ouvrage de référenceModifier

  • Gérald Massé & Romain Léger, Les exploits des sportifs d'Eure-et-Loir : 1965-2015, Dreux, Antipodes, , 336 p. (ISBN 978-2-9553628-0-8)

Autres référencesModifier

  1. « Dreux AC Handball », sur centre-handball.com (consulté le 13 septembre 2016)
  2. Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  3. a b c d e f g h et i « Historique », sur dreuxachandball.fr (consulté le 12 septembre 2016)
  4. « Handball », sur dreuxexmachina.hautetfort.com, (consulté le 13 septembre 2016)
  5. « L'équipe féminine du Dreux AC ne repartira pas en N1 », sur lechorepublicain.fr, (consulté le 18 juin 2018)
  6. a et b « Changement d’entraîneur au Dreux AC », sur lechorepublicain.fr, (consulté le 2 juillet 2018)
  7. a et b « Du neuf avec de l'ancien chez les filles du Dreux AC », sur lechorepublicain.fr, (consulté le 24 août 2019)
  8. a et b « Palmarès », sur dreuxachandball.fr (consulté le 13 septembre 2016)
  9. « Photos d'avant », sur dreuxachandball.fr (consulté le 13 septembre 2016)
  10. « Disparition de Marie-Annick Dézert, ancienne gardienne du Dreux AC », sur lechorepublicain.fr, (consulté le 24 août 2019)