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Dicéarque

philosophe antique


Dicéarque (Δικαίαρχος) (vers 347 av. J.-C. - vers 285 av. J.-C.), est un philosophe, géographe grec, l'un des premiers disciples d'Aristote. Il rompit avec Aristoxène.

Sommaire

BiographieModifier

Fils de Phidias, né à Messène en Péloponèse[1], il a écrit des ouvrages de philosophie, d'histoire, de géographie et de mathématiques. Cicéron, Varron et Pline le Jeune le citent avec honneur.

Ses doctrines philosophiquesModifier

Il opposa à la philosophie spéculative et à la vie contemplative l'action comme idéal de mode de vie. Les deux élèves d’Aristote qu'étaient Théophraste et Dicéarque s’opposèrent sur la question de savoir s’il fallait opter pour une vie selon l’intellect ou pour une vie engagée dans la Cité. Dicéarque est adepte de la βίος πρακτικός, s’opposant à son condisciple Théophraste , adepte de la νοῦς χωριστός d'Aristote, position en faveur de la vie contemplative. Dicéarque a adressé certains de ses ouvrages, certaines de ses cartes et leurs explications à l’intention de Théophraste.

Sous le titre de Corinthiaques et de Lesbiaques, des dialogues de Dicéarque traitent de l’âme ; il soutient que la matière a par elle-même la faculté de sentir et que l’âme n’est qu’une force vitale naturelle au corps, et n'existe pas en soi[2].

Ainsi l'âme serait pour lui mortelle[3]. Cependant il admettait que les rèves puisse provenir d'une certaine manière de la Divinité [4], et donc reconnaissait une certaine forme de divination.

HistoireModifier

Selon Dicéarque de Messène, élève d'Aristote, les Sept Sages ne sont ni philosophes, ni sages, mais de bons législateurs et des hommes perspicaces[5].

Ses œuvres à caractère géographique et historiqueModifier

Il ne reste de lui que des fragments d’un ouvrage sur la Grèce, que l’on trouve dans les Petits Géographes grecs et dans les Historicorum græcorum fragmenta de la Bibliothèque grecque de Didot, 1848.

Dicéarque fut le premier à utiliser les coordonnées géographiques à partir d’un repère centré sur Rhodes[6].

Il composa aussi une Histoire de la république de Sparte[7].

Liste de ses ouvragesModifier

  • Dialogue sur l'âme
  • Lettre à Aristoxène
  • Vie des Grecs
  • Description de la Grèce
  • Histoire de Sparte

BibliographieModifier

Référence sur l'œuvre de DicéarqueModifier

  • F. Wehrli, Die Schule des Aristoteles, Texte und Kommentare, vol. I : Dikaiarchos, Bâle/Stuttgart, 1944, 2° éd. 1967.
  • Konrad Gaiser, Cronache Ercolanesi 13, 1983, p. 53-62. Trad. all, trad. italienne, texte grec. Trad. fr. : Marie-Dominique Richard, L'enseignement oral de Platon, Cerf, 1986, p. 378-391.

Études sur DicéarqueModifier

Notes et référencesModifier

  1. ou à Messine en Sicile
  2. Tusculanes de Cicéron : I, X
  3. Pseudo Galien Histoire de la Philosophie 24
  4. Pseudo Galien Histoire de la Philosophie 105
  5. Couloubaritsis 2010, p. 41
  6. Guy Bonnerot, Fernand Joly, Description cartographique de la Terre, Encyclopædia univervalis
  7. Ouvrage dans lequel il parle d’une loi qui prescrit la lecture publique et annuelle dans le palais des éphores pour l'instruction de la jeunesse