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Association Guillaume-Budé
Bibliotheque bude.JPG
Des volumes de la série latine de la « collection des Universités de France ».
Histoire
Fondation
1917
Cadre
Type
Forme juridique
Siège social
Organisation
Fondateur
Affiliation
Site web

L’association Guillaume-Budé est une société savante française association reconnue d'utilité publique ayant pour but la diffusion des humanités. Elle est baptisée ainsi en hommage à l’humaniste du XVIe siècle Guillaume Budé.

Sommaire

HistoireModifier

Fondée en 1917 par quatre universitaires et philologues français réputés, Maurice Croiset, Paul Mazon et Alfred Ernout, l’association a pour but premier l'édition scientifique d’auteurs grecs et latins, domaine où, depuis le début du XIXe siècle, brillaient les Britanniques et surtout les Allemands[1] (Wilamowitz, Nietzsche, Diels, etc.).

Elle commence à publier en 1919 la « collection des Universités de France » (CUF), dont les volumes sont plus connus sous le nom familier de « Budé ».

Une société d'édition est ensuite créée, qui prend le nom de Belles Lettres. Son périmètre d'activité dépasse rapidement la seule Antiquité gréco-latine, puisqu'elle s’intéresse également à la littérature byzantine et aux auteurs médiévaux de langue latine. En 1923, ses activités sont complétées par un bulletin trimestriel.

ObjectifsModifier

 
Aryballe [vase antique] en forme de chouette et logotype de la section grecque de la « CUF ».

Le but de l'Association Guillaume-Budé est à la fois scientifique, culturel et national. Il s'agit pour elle de :

  • publier des auteurs grecs et latins en produisant des éditions critiques de qualité, capables de rivaliser avec les grandes collections allemandes ;
  • diffuser auprès du public la culture gréco-latine, grâce à des volumes bilingues (grec/français ou latin/français) et faire sortir la connaissance de la littérature antique du cercle des érudits.

ActionsModifier

 
Louve capitoline et logotype de la section latine de la « CUF ».
  • Création de la "Collection des Universités de France", la fameuse série des "Budé" grecs et latins, et que fut créée, pour permettre la publication de ces ouvrages, la "Société Les Belles Lettres pour le développement de la culture classique", qui devint ensuite la Société d'Édition Les Belles Lettres. Le maître d'œuvre infatigable de cette entreprise ambitieuse fut l'helléniste Paul Mazon, qui cumula jusqu'en 1939 les fonctions de Secrétaire général de l'Association, de Directeur de la Collection des Universités de France et de Président du Conseil d'Administration des Belles Lettres. Sur la couverture des volumes de la série latine figure la louve romaine du musée du Capitole, tandis que celle des volumes de la série grecque arbore la chouette d’Athéna[2]. La collection se propose d’éditer tous les textes grecs et latins jusqu'au milieu du VIe siècle, en leur joignant une traduction française inédite, une introduction, des notes explicatives et un apparat critique.
  • L’association Guillaume-Budé organise des rencontres, des colloques et des voyages culturels. Elle est actuellement présidée par l’historien Jean-Louis Ferrary ; le président d’honneur est l’helléniste Jacques Bompaire.
  • L’association possède de nombreuses sections en France dont certaines très actives, comme à Orléans présidée par Bertrand Hauchecorne ou à Lyon présidée par Jacques Prevosto, qui organisent des conférences sur tous les thèmes, des voyages, des cours de latin et de grec.

PrésidentsModifier

Président Dates de fonction
Maurice Croiset 1917-1935 (†)
Aimé Puech 1935-1940 (†)
Paul Mazon 1940-1955 (†)
Aimé Puech 1955-1973 (†)
Pierre Chantraine 1974-1974 (†)
Fernand Robert 1974-1980
Jacqueline de Romilly 1981-1984
Jean Beaujeu 1984-1988
Jacques Bompaire 1988-1996
Pierre Pouthier 1996-2002
Jacques Jouanna 2002-2011
Jean-Louis Ferrary 2011-aujourd’hui

NotesModifier

  1. Ce projet relevait du même esprit que l’Association pour l’encouragement des études grecques, fondée en 1867 par le marquis de Queux de Saint-Hilaire, et éditrice, à partir de 1888, de la Revue des études grecques Cf. Catherine Valenti, L’École française d’Athènes au cœur des relations franco-helléniques, 1846-1946, dans Revue d’histoire moderne et contemporaine, 50-4, Paris, 2003-2004, p. 92-107. Voir aussi Karl Müller.
  2. Musée du Louvre.

Voir aussiModifier