Fédération révolutionnaire arménienne

parti politique créé en 1890
(Redirigé depuis Dachnaks)

Fédération révolutionnaire arménienne
(hy) Հայ Յեղափոխական Դաշնակցություն
Image illustrative de l’article Fédération révolutionnaire arménienne
Logotype officiel.
Présentation
Président Hrant Markarian
Fondation
Siège 30 Hanrapetutyan Street, Erevan
Fondateurs Christapor Mikaelian
Stepan Zorian
Simon Zavarian
Journal Yerkir
Organisation de jeunesse Fédération de la jeunesse arménienne
Slogan La liberté ou la mort
Positionnement Gauche[1]
Idéologie Nationalisme arménien[2],[3],[4]
Arménie Unie[5],[6]
Socialisme démocratique[7],[8],[1]

Historique :
Socialisme révolutionnaire[9]
Anticommunisme (de 1920 à 1991)[10],[11],[12],[13]

Affiliation européenne Parti socialiste européen (observateur)
Affiliation internationale Internationale socialiste
Adhérents 6 800[14] (en Arménie)
Couleurs Rouge et or
Site web arfd.amVoir et modifier les données sur Wikidata
Représentation
Assemblée nationale (Arménie)
11  /  107
Assemblée nationale (Haut-Karabagh)
3  /  33
Chambre des députés (Liban)
3  /  128

La Fédération révolutionnaire arménienne ou FRA (en arménien oriental Հայ Յեղափոխական Դաշնակցություն (Hay Heghapokhakan Dachnaktsoutioun) ; en arménien occidental Հայ Յեղափոխական Դաշնակցութիւն (Hay Heghapokhagan Tachnagtsoutioun), en abrégé Dashnak/Dachnak ou Tashnag/Tachnag, Դաշնակ) est un parti politique arménien de tendance socialiste marxiste[15],[16],[17] et nationaliste. Autrefois, il a pu avoir une position bakouniniste[18], en plus de ces deux tendances.

HistoireModifier

La FRA-Dachnak dans l'Empire ottoman (1890-1919)Modifier

Le Dachnak fut fondé en 1890 à Tiflis (actuelle Tbilissi en Géorgie), en tant qu'organisation socialiste[19]. Ses fondateurs étaient le marxiste Christapor Mikaelian, le populiste Stepan Zorian et le bakouniniste Simon Zavarian. Leur objectif est l'émancipation de l'Arménie ottomane. Le parti Dachnak n'appelait pas au départ à l'indépendance, mais à des réformes.

En règle générale, la FRA a utilisé les tactiques d'extrême gauche de l'époque, y compris l'action directe, la guérilla, les tentatives d'assassinat contre des personnes considérées comme des menaces pour le peuple arménien ou la FRA. Ces méthodes culmineraient plus tard, lors de l'opération Nemesis, où la FRA a tué certains des individus responsables du génocide qui s'étaient enfuis de Turquie après leur condamnation à mort par la justice turque. Les plus connues sont la prise d'otages à la Banque impériale ottomane à Constantinople en 1896 mais aussi la tentative échouée d'assassiner le sultan ottoman Abdülhamid II lors de l'attentat de la mosquée Yildiz. D'autres actions ont lieu contre la politique ottomane, comme celles menées par le commandant Vardan. Cette première période est marquée par une horizontalité de l'organisation, qui attire le soutien de sympathisants étrangers, comme Edward Joris[20] ou Pierre Kropotkine, à travers Alexander Atabekian[21]. À la fin du XIXe siècle, la FRA constitue 69,82% des fiches de renseignement dressées par le gouvernement ottoman pour anarchisme[22].

Cette même année, le Dachnak participe comme observateur au quatrième Congrès de la Deuxième Internationale socialiste et y présente son programme.

 
Les trois fondateurs (de gauche à droite) : Mikaelian, Zorian et Zavarian.

Mikaël Varandian, ancien dirigeant de la FRA-Dachnak, écrit : « Il n'y a peut-être jamais eu de parti révolutionnaire qui ait une aussi riche expérience des méthodes terroristes que la FRA. […] Le Dachnak a produit les caractères les plus forcenés du terrorisme, et formé plusieurs centaines de maîtres du pistolet, de la bombe et du poignard[23]. » Toutefois, « La stratégie insurrectionnelle ou subversive utilisée par les deux partis révolutionnaires arméniens [Dachnak et Hentchak] au cours des années 1890-1896 débouche sur la répression, non sur l'intervention souhaitée des Puissances comme ce fut le cas naguère pour la Bulgarie (1878). Les partis révolutionnaires arméniens mesurent mal les paramètres de la politique d'équilibre entre les Puissances (rivalité anglo-russe) et la situation géopolitique des communautés arméniennes »[24]. La FRA subit de nouveaux échecs en 1905 : son principal fondateur, Christapor Mikaelian, se tue en manipulant une bombe destinée à tuer le sultan[25], une deuxième tentative d'assassinat échoue à son tour (non sans tuer une quarantaine de passants) et les « dépôts de dynamite destinés à faire sauter les édifices gouvernementaux » sont découverts à Izmir ; puis, en 1908, une trahison conduit à la saisie d'« un millier de nos fusils, un million de cartouches et une quantité considérable de matières explosibles »[26].

Face à la politique de russification de l'empereur Nicolas II, le Dachnak, qui tient son troisième congrès à Sofia en 1906, décide d'étendre ses activités à l'Empire russe. Certains de ses représentants, comme Yeprem Khan, s'impliquent dans des révolutions dans d'autres pays, comme dans la révolution constitutionnelle persane. Lors de son quatrième congrès à Vienne en 1907, le Dachnak décide d'adhérer à la Deuxième Internationale.

En 1908, lorsque le sultan Abdülhamid II est renversé, le Dachnak soutient les Jeunes-Turcs du Comité Union et Progrès contrairement au hentchak qui se range dans l'opposition aux unionistes[27]. Le Dachnak, qui a affirmé son soutien aux Jeunes-Turcs lors de son cinquième congrès en 1909, s'affirme rapidement déçu. Lors de son sixième congrès à Constantinople en 1911, le Dachnak dénonce la politique du Comité Union et Progrès. En décembre 1912, la FRA assassine Bedros Kapamadjian, maire arménien de Van, élu en 1909 avec le soutien du Comité Union et progrès (CUP, les Jeunes-Turcs), dont il était proche[28].

Au moment où la Première Guerre mondiale est sur le point d'éclater, les Arméniens sont conscients qu'ils courent le danger d'être pris entre l'Empire russe et l'Empire ottoman. Lors de son huitième congrès à Erzurum en juillet 1914, le Dachnak réaffirme la politique qu'il a choisie : les Arméniens doivent combattre loyalement pour l'État dont ils font partie. Toutefois, comme l'indique le discours prononcé en 1923 par Hovannès Katchaznouni, dirigeant de la FRA dans le Caucase puis Premier ministre de la République d'Arménie (1918-1919), le parti a violé, dès le début de l'automne 1914, les conclusions de son propre congrès, organisant des groupes de volontaires pour l'armée russe, y compris des Arméniens de nationalité ottomane. Katchaznouni considère rétrospectivement ce recrutement comme « une erreur »[29]. Le principal responsable de ce recrutement est Garéguine Pasdermadjian, qui avait été député dachnak d'Erzurum de 1908 à 1912[30]. Également en octobre 1914, la FRA organise un comité pour armer la population arménienne de Van[31]. Cet armement se fait en collaboration avec la Russie tsariste, et, d'une façon plus générale, « en 1914, le Dachnak et le Hunchak » sont devenus « des organisations paramilitaires de type ORMI, qui consacrent le plus clair de leur énergie au trafic d'armes, ainsi que l'a rapporté au tsar un agent de l'Okhrana qui avait assisté à une conférence dachnak à Berlin »[32]. En mars 1915, Mikael Varandian, dirigeant de la FRA, demande au Royaume-Uni et à la France de débarquer des troupes sur la côte de Cilicie, promettant une vingtaine de milliers de volontaires « originaires » de la région[33]. Un mois plus tard, le docteur Zariev, soutenu par l'ambassadeur de Russie à Paris, demande aux gouvernements français et britanniques l'établissement d'une Arménie s'étendant du Caucase à la Méditerranée[34].

À la suite de la chute de l'Empire russe, les Géorgiens, les Arméniens et les Azéris formèrent un Comité spécial de Transcaucasie (1917). Après le retrait des Géorgiens et des Azéris, le Conseil national arménien proclama la République d'Arménie le 28 mai 1918.

La République démocratique d'Arménie et l'annexion soviétique (1919-1991)Modifier

Le dachnak Hovhannès Khatchznouni forma le premier gouvernement. Les autres partis refusèrent d'y participer. Aux élections de 1919, le Dachnak obtint près de 89 % des voix. Battu militairement par Mustafa Kemal Atatürk (1920), le gouvernement dachnak céda aux pressions des Bolcheviks et accepta la constitution d'un gouvernement de coalition, dans lequel siégeaient deux Dachnaks. Les Arméniens se soulevèrent rapidement et formèrent un nouveau gouvernement sous direction dachnak (18 février 1921). Lâchée par les puissances occidentales, l'Arménie fut réoccupée par les Soviétiques (avril 1921). Le parti Dachnak fut interdit.

Durant l'entre-deux-guerres, la FRA d'une part, les autres organisations de la diaspora arménienne (Hintchak, Ramkavar, communistes, dissidents dachnaks) d'autre part, s'affrontèrent violemment. Par exemple, le 24 décembre 1933, des dachnaks assassinèrent Léon Tourian, archevêque de l'Église arménienne à New York, dans une église[35], ce qui provoqua de violentes représailles contre la FRA, par des partisans de Tourian[36].

En 1927, la FRA signa un accord avec le Hoybun, parti nationaliste kurde, avec le projet de créer, contre la Turquie et l'URSS, une « confédération aryenne » avec l'Iran ; un des membres du comité central du Dachnak, Vahan Papazian siégea même, simultanément, au comité central du Hoyboun[37].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, une fraction de la FRA collabora avec les nazis, « pour la révision des traités de paix et le combat contre l'URSS de Staline »[38]. En 1942, se mit ainsi en place à Berlin, sous le parrainage d'Alfred Rosenberg, un Conseil national arménien, dirigé par Ardaches Apeghian (correspondant du Drochak, un journal de la FRA, et dirigeant d'une association germano-arménienne) et où siégeait Vahan Papazian. Drastamat Kanayan, plus connu sous son pseudonyme (Dro), qui était alors la plus importante figure de la direction collégiale du parti dachnak, commanda le 812e bataillon arménien de la Wehrmacht, fort de vingt mille hommes[39]. De même, « à l'automne 1935, Ichkhanian, le représentant des dachnaks en Italie, proposa à Rome la formation d'une Légion arméno-géorgienne pour participer à la guerre en Éthiopie. Les auteurs de cette initiative escomptaient que l'intervention de Rome dans les affaires de l'Afrique du Nord aboutirait à un affrontement militaire avec la Turquie en Méditerranée orientale comme en 1911 »[40].

Bien que se définissant toujours comme social-démocrate, à l'instar de nombreux partis de ce type dans des pays sous domination soviétique, il devint essentiellement nationaliste et anticommuniste. De 1945 aux années 1970, prédomine la tendance de droite, nationaliste avant tout, hostile à l'URSS, et pro-américaine. Au début des années 1980, la tendance de gauche, plus modérée vis-à-vis de l'URSS et plus réservée vis-à-vis des États-Unis, l'emporte.

Pendant soixante-dix ans, le Dachnak poursuivit son existence en tant que parti en exil, mais aussi en tant que parti intraethnique, tant au niveau parlementaire (e.a. Liban, Syrie) que municipal, par exemple à Marseille, où Gaston Defferre demandait au Dachnak local de lui désigner les candidats arméniens à insérer sur sa liste.

Le Dachnak s'est doté entre 1972 et 1986, d'une branche armée, les Commandos des justiciers du génocide arménien (CJGA), rebaptisée, au début des années 1980, Armée révolutionnaire arménienne[41]. Le CJGA-ARA est l'auteur, notamment, de plusieurs assassinats de diplomates turcs, des années 1970 au milieu des années 1980[42], et de l'attentat-suicide du 27 juillet 1983, contre l'ambassade turque à Lisbonne qui, s'il a provoqué l'effroi de la diaspora arménienne en général en raison de son caractère aveugle[réf. nécessaire], est pourtant commémoré tous les ans par la FRA car c'est après Lisbonne que la FRA obtient l'autorisation secrète des hauts-gradés soviétiques de devenir acteur du conflit dans le Haut-Karabagh[43]. En 1985, les délégués au congrès de la FRA décident de faire évoluer la « politique turque » du parti et de ne pas se contenter de lutter en cavalier seul contre Ankara : les délégués acceptent en effet l'idée de nouer des relations opérationnelles avec les rebelles kurdes du PKK et de mettre à disposition de ces derniers des instructeurs et des experts en explosifs[44]. La FRA a également organisé, en 1994, un double attentat contre le général Safonov, et A. Polianitchko qui avaient mené de 1988 à 1991 la répression azérie dans le Haut-Karabakh[45].

La FRA-Dachnak dans l'Arménie indépendanteModifier

L'indépendance de l'Arménie en 1991 a permis la reconstruction du parti Dachnak sur place. En décembre 1994, il fut pourtant suspendu par le président Levon Ter-Petrossian, pour atteinte à la sûreté de l'État et collaboration avec le KGB[38]. Il ne sera réhabilité qu'après la démission de Levon Ter-Petrossian et l'arrivée à la tête de l'État arménien de Robert Kotcharian[46].

Le Dachnak est membre de l'Internationale socialiste[47].

Notes et référencesModifier

  1. a et b (en) « Where is the Armenian LEFT, the true alternative? » [archive du ], Yerevan, Institute for Democracy and Human Rights (IDHR),  : « Armenian Revolutionary Federation, ARF: An Armenian left-wing and socialist political power with its roots and background »
  2. (en) « Armenian Nationalist Party Threatens President Over Turkey Protocols », Radio Free Europe/Radio Liberty, Yerevan,‎ (lire en ligne, consulté le )
  3. (en) Svante E. Cornell, Azerbaijan Since Independence, Armonk, New York, M.E. Sharpe, (ISBN 978-0-7656-3004-9, lire en ligne), p. 11

    « Drawn equally to nationalism, the ARF… »

  4. (en) Shahin Abbasov, Open Society Institute, « Azerbaijan: Baku Reaches Out to Armenian Hard-liners in Karabakh PR Bid », EurasiaNet, New York,‎ (lire en ligne, consulté le ) :

    « Armenian Revolutionary Federation-Dashnaktsutiun, a nationalist Armenian party… »

  5. (en) « Armenia: Internal Instability Ahead », Erevan/Bruxelles, International Crisis Group, (consulté le ) : « The Dashnaktsutiun Party, which has a major following within the diaspora, states as its goals: "The creation of a Free, Independent, and United Armenia. The borders of United Armenia shall include all territories designated as Armenia by the Treaty of Sevres as well as the regions of Artzakh [the Armenian name for Nagorno-Karabakh], Javakhk, and Nakhichevan" », p. 8
  6. (en) Arus Harutyunyan, Contesting National Identities in an Ethnically Homogeneous State : The Case of Armenian Democratization, Kalamazoo, Michigan, Western Michigan University, (ISBN 978-1-109-12012-7), p. 89

    « The ARF strives for the solution of the Armenian Cause and formation of the entire motherland with all Armenians. The party made it abundantly clear that historical justice will be achieved once ethnic Armenian repatriate to united Armenia, which in addition to its existing political boundaries would include Western Armenian territories (Eastern Turkey), Mountainous Karabagh and Nakhijevan (in Azerbaijan), and the Samtskhe-Javakheti region of the southern Georgia, bordering Armenia. »

  7. (hy) « Դաշնակցության սոցիալիզմի մոդելը [The Socialist Model of Dashnaktsutyun] », sur parliamentarf.am, Armenian Revolutionary Federation faction in the National Assembly of the Republic of Armenia,‎
  8. (en) « Evaluation Report on Armenia on Transparency of party funding », Strasbourg,, Council of Europe,  : « Armenian Revolutionary Federation Party (ARF, socialist) », p. 5
  9. (en) Richard G. Hovannisian, « Russian Armenia. A Century of Tsarist Rule », Franz Steiner Verlag, vol. 19, no 1,‎ , p. 40 (lire en ligne)
  10. Pierre Verluise, Armenia in Crisis : The 1988 Earthquake, Wayne State University Press, , 162 p. (ISBN 978-0-8143-2527-8, lire en ligne), p. 38

    « Although socialism played an important part in parry ideology in its early years, the ARF after 1920 became an outspoken nationalist critic of Soviet Armenia. »

  11. (en) Thomas Goltz, Azerbaijan Diary : A Rogue Reporter's Adventures in an Oil-rich, War-torn, Post-Soviet Republic, Routledge, (1re éd. 1998) (ISBN 978-0-7656-0244-2), p. 314

    « Suppressed or expelled from Soviet Armenia, the Dashnaks became the most visible and resonant anti-Communist opposition group in the Armenian diaspora for the next seventy years. »

  12. (en) Razmik Panossian, The Armenians : from kings and priests to merchants and commissars, New York, Columbia University Press, , 442 p. (ISBN 978-0-231-13926-7), p. 365

    « The ARF thus came to associate its nationalism with anti-communism… »

  13. (en) « Justice Commandos of the Armenian Genocide », sur foia.cia.gov, Freedom of Information Act Electronic Reading Room, Central Intelligence Agency : « Since the end of World War II, the ARF has held a conservative, anti-Communist ideology… »
  14. (hy) « Յուրաքանչյուր երկրորդ չափահաս հայաստանցին կուսակցակա՞ն [Every second Armenian a party member?] », Tert.am, Yerevan,‎ (lire en ligne, consulté le ) :

    « ...իսկ ՀՅԴ գերագույն մարմնի անդամ Սպարտակ Սեյրանյանի խոսքով փետրվարի վերջի տվյալներով կուսակցության անդամների թիվը կազմել է 6800: »

  15. (en) Tigran Terpandjian, « The Armenian Revolutionary Federation: Richmond Senior Thesis: Nationalism & Socialism Mix », University of Richmond,‎ (lire en ligne, consulté le )
  16. (en-US) « ARF Program », sur ARF Western U.S.A. (consulté le ) : « Capitalism, imperialism, totalitarianism, and colonialism are all different expressions of domination and exploitation and are manifested as militarism, racism, and oligarchy, as well as economic, ideological and cultural expansionism. The results are economic monopoly, disregard for national rights, neglect of human rights, ecological and environmental degradation, and political abuses often in the name of protecting human rights. This is the historical context in which both national liberation struggles and human societies’ evolutionary and revolutionary progress is positioned towards the establishment of just and equitable political, social, and economic systems. »
  17. (en) Martin Adamian, « The Armenian Revolutionary Federation and the Armenian Bourgeoisie : Ideological Problems and Practical Relations », University of California, Los Angeles,‎ , p. 22 : In its original 1892 program, the ARF outlined a worldview clearly influenced by Marxist historical materialism without using the word socialism. Thus, in contrast to the Hunchaks, the party avoided having to specifically define what it understood by socialism or a socialist society. The program declared the party’s intention to struggle against all exploiters, and in one memorable section discussed the ultimate futility of trying to persuade the exploiters to change their ways. It did not mention the Armenian bourgeoisie by name, but made reference to them (more precisely, one section of them) as the “monied-usurer class” (p‘oghatēr-vashkhaṛu dasě), and charged them with “often draining the blood of working people with iron claws hand-in-hand with the government officials, the nobility and the church.” (lire en ligne)
  18. (en) « Anarchists and Anarchism in the Ottoman Empire, 1850–1917 », sur The Anarchist Library (consulté le )
  19. Gérard Libaridian, L'Arménie moderne, Karthala.
  20. (en) Houssine Alloul, Edhem Eldem et Henk de Smaele, To kill a sultan : a transnational history of the attempt on Abdülhamid II (1905), (ISBN 978-1-137-48932-6 et 1-137-48932-4, OCLC 1012344412)
  21. « Alexander Atabekian Papers », sur iisg.nl, (consulté le )
  22. (en) Axel B. Çorlu, « Anarchists and Anarchism in the Ottoman Empire, 1850-1917 », History From Below: a Tribute to Donald Quataert,‎ , p. 563 : The immediately obvious aspect of the distribution is the dominance of reports on Armenian anarchists; seven out of every ten reports concentrate on Armenians. Directly or indirectly, anarchist ideas certainly did influence many politically active Armenians in the late nineteenth and early twentieth centuries, but this disparity of numbers in “favor” of Armenians compared to every other group indicates motives concerned with issues beyond the numbers or activities of Armenian anarchists alone. In other words, the combination of “Armenian” and “anarchist” identities bothered the Ottoman authorities more than any other anarchist presence. The reasons for this specialized attention are not difficult to fathom: state oppression andArmenian uprisings with disastrous results had become a fixture of the second half of the nineteenth century in Ottoman lands, especially in Asia Minor. The 1915-16 genocide at the hands of the Union and Progress leadership proved to be merely the tragic ending to a decades-old struggle. Thus, the emphasis on Armenian in “Armenian anarchist” was probably the reason for this inflated number of reports, even though Armenian anarchists certainly “deserved” some of the attention through their activities such as the 1896 Ottoman Bank takeover in Constantinople, led by members of the Armenian Revolutionary Federation (ARF). (lire en ligne)
  23. (hy) Mikaël Varandian, Histoire de la FRA (1932), Publications de l'université d'Erevan, 1992, p. 212-213.
  24. Gérard Chaliand et Yves Ternon, 1915, le génocide des Arméniens, Bruxelles, Complexe, 2006, p. 189 (partie écrite par Gérard Chaliand).
  25. Fédération révolutionnaire arménienne, Houshamatyan of the Armenian Revolutionary Federation. Album-Atlas, volume I, Epic Battles. 1890-1914, Los Angeles-Glendale, Next Day Color Printing, 2006, p. 7 ; Gaïdz Minassian, Guerre et terrorisme arméniens, Paris, Presses universitaires de France, 2002, p. 2, n. 1.
  26. Mikaël Varandian, Rapport présenté au congrès socialiste international de Copenhague par le parti arménien « Daschnaktzoutioun ». Turquie — Caucase — Perse, Genève, 1910, p. 16-17.
  27. Mikaël Nichanian, Détruire les Arméniens. Histoire d'un génocide, PUF 2015 p. 42
  28. Kapriel Serope Papazian, Patriotism Perverted, Boston, Baikar Press, 1934, p. 69.
  29. Hovannès Katchaznouni, The Armenian Revolutionary Federation Has Nothing to Do Anymore, New York, Armenian Information Service, 1955, p. 5 (1re édition, en arménien, 1923).
  30. L'intéressé revendique son action dans Why Armenia Should Be Free, Boston, Hairenik Press, 1918 ; et Armenia: a Leading Factor in the Winning of War, New York, American Committee for the Independence of Armenia, 1919.
  31. Haig Gossoian, The Epic Story of the Self Defense of Armenians in the Historic City of Van, Detroit, 1967, p. 13.
  32. Sean McMeekin, The Russian Origins of the First World War, Cambridge (Massachusetts)-Londres, Harvard University Press, 2011, p. 149 et 168.
  33. Arthur Beylerian (éd.), Les Grandes Puissances, l’Empire ottoman et les Arméniens dans les archives françaises (1914-1918), Paris, Publications de la Sorbonne, 1983, p. 12-13.
  34. Firuz Kazemzadeh, The Struggle for Transcaucasia, New York-Oxford, Philosophical Library/George Ronald Publisher, 1952, p. 27.
  35. Ben Alexander, « Contested Memories, Divided Diaspora: Armenian Americans, the Thousand-day Republic, and the Polarized Response to an Archbishop's Murder », Journal of American Ethnic History, volume 27, no 1, automne 2007.
  36. Sarkis Atamian, The Armenian Community, New York, Philosophical Library, 1955, p. 367-368
  37. Jordi Tejel Gorgas, Le Mouvement kurde de Turquie en exil : continuités et discontinuités du nationalisme kurde sous le mandat français en Syrie et au Liban (1925-1946), Berne, Peter Lang, 2007, p. 121, 138 et 220-228.
  38. a et b Gaïdz Minassian, Guerre et terrorisme arméniens, Presses universitaires de France, 2002, p. 10.
  39. Yves Ternon, La Cause arménienne, Paris, Le Seuil, 1983, p. 131-132 ; Christopher Walker, Armenia. The Survival of a Nation, Londres-New York, Routledge, 1990, p. 357.
  40. Georges Mamoulia, Les Combats indépendantistes des Caucasiens entre URSS et puissances occidentales : le cas de la Géorgie (1921-1945), Paris, L'Harmattan, 2009, p. 159
  41. Gaïdz Minassian, op. cit., p. 87.
  42. « Arméniens: quand soufflait la tentation terroriste », sur terrorisme.net, (consulté le ).
  43. Gaïdz Minassian, op. cit., p. 91-93.
  44. Gaïdz Minassian, op. cit., p. 109.
  45. Gaïdz Minassian, op. cit., p. 262.
  46. Gaïdz Minassian, op. cit., p. 11.
  47. (en) « Member Parties of the Socialist International », sur Socialist international (consulté le ).

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Liens externesModifier