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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Chartreuse.
La chartreuse de la Borie-Basse à Baneuil, en Dordogne.

Une chartreuse est une petite maison de campagne isolée et solitaire. Le terme n'est plus guère utilisé depuis le début du XXe siècle. Étymologiquement, il vient du nom de la montagne où les Chartreux avaient leur premier monastère[1]. Au XIXe siècle, on aimait se retirer dans des chartreuses pour méditer.

« Elle voulut méditer là sur les événements de la vie, comme dans une chartreuse privée. » (Balzac, Scènes de la vie privée, Béatrix)[2].

Dans le Sud-Ouest de la France, le terme « chartreuse », toujours usité, correspond à différents types de bâtiments : longue maison basse, maison de maître d'architecture particulière, ou petite maison isolée à la campagne.

Sommaire

Types de chartreusesModifier

 
La chartreuse de la folie Beaujon à Paris, vers 1830.

La folie Beaujon à Paris avait une dépendance appelée « chartreuse », qu'Honoré de Balzac acheta en 1846[3].

Selon la définition d'un dictionnaire, une chartreuse est, dans le Sud-Ouest de la France, une « maison de campagne, souvent longue et basse[4] ».

En Périgord, c'est, selon Jean-Marie Bélingard, « une maison de maître, bâtie entre 1650 et 1850 environ, à simple rez-de-chaussée, fortement barlongue, comportant des éléments architecturaux extérieurs et une finition intérieure tranchant sur l'ordinaire, et manifestant un certain art de vivre[5] ».

Autour de Bordeaux, il s'agit d'un « bâtiment rectangulaire et allongé à un seul niveau surélevé », tel que le presbytère de l'église de Talence ou le domaine de Sybirol à Floirac[6]. Bâties à la campagne par de riches propriétaires, elles ont été peu à peu intégrées dans le tissu urbain de la métropole bordelaise[6].

À Toulouse, on parle parfois de chartreuses pour des maisonnettes au fond des jardins de maisons bourgeoises qui veulent créer une illusion de vie à la campagne. Les premières datent du XVIIIe siècle[7].

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Notes et référencesModifier

  1. Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, Paris, Librairie Hachette, 1873-1874, t. 1, p. 570.
  2. Cité d'après Paul Guérin, Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle, 1895, t. 2, p. 1122.
  3. André Maurois, Prométhée ou la vie de Balzac, Paris, Hachette, 1965, p. 515.
  4. Petit Larousse illustré 2008, p. 186.
  5. Bélingard, Audrerie et du Chazaud 2000, p. 8
  6. a et b Jean-Luc Éluard, « Ces belles chartreuses cachées par nos villes », Le Mag no 368, supplément à Sud Ouest, 20 avril 2019, p. 20-22.
  7. Gérard Santier (dir.), Le Dictionnaire de Toulouse, Nouvelles Éditions Loubatières, 2004, 477 p. (ISBN 978-2862664101), article « Toulousaine ».

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Jean-Marie Bélingard, Dominique Audrerie et Emmanuel du Chazaud (préf. André Chastel), Le Périgord des chartreuses, Périgueux, Pilote 24 édition, , 341 p. (ISBN 2-912347-11-4)  

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