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Charles Sallandrouze de Lamornaix

personnalité politique française
Charles Sallandrouze de Lamornaix
CharlesSallandrouzedeLaMornais.jpg
Fonctions
Député de la Creuse
-
Conseiller général de la Creuse
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 59 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Division 28 du cimetière du Père Lachaise (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Enfant
Autres informations
Propriétaire de
Membre de
Distinction

Charles-Jean Sallandrouze de Lamornaix, né le à Paris, mort le à Paris, est un industriel et un homme politique français.

BiographieModifier

Fils de Jean Sallandrouze de Lamornaix (1760-1826), manufacturier, et d'Octavie-Geneviève Dabit (1781-1849), il était propriétaire des manufactures de tapisseries[1] d'Aubusson et de Felletin, dans la Creuse, fondées par son père en 1802. Il s'intéresse aux questions économiques et industrielles, publiant en 1829 la Législation des brevets d'invention.

Conseiller général de la Creuse en 1842, membre du Conseil général des Arts et manufactures en 1840 et commandant de la garde nationale d'Aubusson, il est chargé en 1845 par le gouvernement d'une mission en Espagne, afin d'y étudier la situation économique. À son retour, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur.

Le 9 juillet 1842, il est battu aux élections législatives par Étienne-Émile Cornudet des Chaumettes dans le deuxième collège de la Creuse, à Aubusson, avec 80 voix contre 127. Quatre ans après, le 1er août 1846, il est élu par 128 voix sur 248 votants et 270 inscrits dans le même collège contre M. de Nalèche. À la Chambre, c'est un député indépendant et libéral.

Après la révolution de 1848 et la proclamation de la Deuxième République, il est élu cinquième des sept représentants de la Creuse à l'Assemblée constituante par 18 949 voix sur 49 820 votants. Siégeant à droite, il fait partie du comité du Travail. il ne se présente pas lors des élections législatives de 1849.

Rallié à la politique de Louis-Napoléon Bonaparte, il approuve le coup d'État du 2 décembre 1851 et se fait élire au Corps législatif comme candidat du gouvernement dans la deuxième circonscription de la Creuse le 29 février 1852 par 22 266 voix sur 23 560 votants et 37 951 inscrits, puis le 22 juin 1857 par 17 963 voix sur 18 224 votants et 37 254 inscrits et le 1er juin 1863 par 17 110 voix sur 18 643 votants et 35 563 inscrits. Membre de la majorité, il est promu officier de la Légion d'honneur le 1er janvier 1867. Il est également délégué du gouvernement français à l'exposition universelle de 1851 à Londres et membre du jury à celle de Paris en 1855.

Marié à sa cousine Octavie Estier, fille du notaire parisien Charles-Alexis Estier et de Victoire-Eugénie Dabit, il est le père de l'amiral Jean-Charles-Alexandre Sallandrouze de Lamornaix et de Charles-Octave Sallandrouze de Lamornaix, manufacturier et maire d'Aubusson.

 
Tombe de Charles Sallandrouze (cimetière du Père Lachaise, division 28)

PublicationsModifier

  • Législation des brevets d'invention (1829)
  • Rapport sur l'organisation industrielle de l'Espagne (1846)
  • Lettres industrielles (1846)

Mandats de députésModifier

  • 01/08/1846 - 25/02/1848 : Creuse
  • 23/04/1848 - 26/05/1849 : Creuse
  • 29/02/1852 - 27/11/1857 : Creuse
  • 21/06/1857 - 04/11/1863 : Creuse
  • 31/05/1863 - 13/06/1867 : Creuse

Notes et référencesModifier

  1. Il ne faut pas le confondre avec son cousin Alexis Sallandrouze, qui fonda une fabrique à Aubusson en 1838, d'où sortit la Tapisserie à l'éléphant du musée du Louvre (1844).

Voir aussiModifier

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SourcesModifier