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Organisation administrative de 1780 à 1792Modifier

Victor-Amédée III, roi de Sardaigne et duc de Savoie crée, par lettres patentes du , une nouvelle province dans l'objectif d"encourager le développement de la ville de Carouge qui en est le chef-lieu. Carouge devient le siège d'une intendance et le siège d'un juge-mage, transféré depuis Saint-Julien-en-Genevois[1].

Les paroisses qui forment la province sont détachées des provinces voisines [2] :

Lors de l'annexion du duché de Savoie par la Convention nationale en 1792, la province de Carouge intègre le nouveau département du Mont-Blanc et est réorganisée en district de Carouge, composée de 8 cantons[3]. En 1798, l'ensemble du territoire est attaché au nouveau département du Léman[4] et disparait dans l'arrondissement communal de Genève, composé de 10 cantons[5].

Organisation administrative de 1816 à 1837Modifier

 
Document administratif de Saint-Julien, province de Carouge, concernant un habitant de la commune de Saint-Cergues, 1829. Porte le sceau des Etats de Savoie.

Après le traité de Turin du , Victor-Emmanuel Ier crée une nouvelle province de Carouge, dont le chef-lieu est Saint-Julien, qui comprend les mandements suivants :

  1. Annemasse,
  2. Reigner,
  3. Saint-Julien

Chacun de ces mandements est organisé d'un chef-lieu (indiqué en italique) et par les communes suivantes :

Mandement d'AnnemasseModifier

Les communes du mandement sont[6].

Mandement de ReignierModifier

Les communes du mandement sont[6].

Mandement de Saint-JulienModifier

Les communes du mandement sont [6],[7] :

Réorganisation de 1818Modifier

Un nouvel édit du réorganise partiellement la province et la composition des mandements[11]. Le mandement d'Annemasse passe de 18 à 15 communes, avec la fusion de Ambilly-Gaillard ; l'ajout de Collonges-Archamps et le retrait de Fillinges, Marcellaz et Nangy[11]. Le mandement de Reigner passe de 10 à 11 communes, avec la fusion des communes des Esserts et d'Ésery (Les Esserts-Ésery), ainsi que l'ajout de la commune de Fillinges[11]. Enfin, le mandement de Saint-Julien passe de 30 à 29 communes, avec la perte de la commune de Collonges-Archamps. Toutefois, le mandement de Seyssel est intégré avec la disparition de la province de Rumilly.

Les communes du mandement de Seyssel sont[11] :

Organisation administrative de 1837 à 1860Modifier

Charles-Albert de Sardaigne supprime, par lettres patentes du la province de Carouge[12]. La province du Genevois reçoit alors le mandement de Saint-Julien et le mandement de Seyssel, la province du Faucigny est augmentée du mandement d'Annemasse et du mandement de Reigner[13].

Le mandement d'Annemasse perd les communes de Marcellaz et de Nangy, et comprend désormais la commune nouvellement créée d'Archamps[note 5].

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Joseph Dessaix et Gérard Melin (avant-propos), La Savoie historique, pittoresque, statistique et biographique, t. I et II, Paris et Genève, Slatkine, , 781 p. (ISBN 2-05-101334-9, lire en ligne).
  • Jules-Joseph Vernier, Étude historique et géographique sur la Savoie, Le Livre d'Histoire - Res Universis (réimpr. 1993) (1re éd. 1896), 185 p. (ISBN 2-7428-0039-5, ISSN 0993-7129, notice BnF no FRBNF31563841).
  • Jules-Joseph Vernier, Dictionnaire topographique du département de la Savoie, Chambéry, Imprimerie savoisienne, (lire en ligne).
  • Victor-Emmanuel 1er de Sardaigne et Vincent Bianco (éditeur scientifique), Recueil des édits, lettres-patentes, manifestes et ordonnances : publiés dans le duché de Savoie dès le 10 septembre 1814 où sont insérés les règlemens (sic), instructions et circulaires concernant le service du roi et l'administration de la justice, vol. 7, Chambéry, Vincent Bianco, (lire en ligne).
  • Société savoisienne d'histoire et d'archéologie (responsable de la publication), L'Histoire en Savoie, « Dictionnaire du Duché de Savoie », Tome 1, 1840, Chambéry, La Fontaine de Siloé, , 265 p. (ISSN 0046-7510, lire en ligne), chap. n°8, Hors série.
  • Société savoisienne d'histoire et d'archéologie (responsable de la publication), L'Histoire en Savoie, « Dictionnaire du Duché de Savoie », Tome 2, 1840, Chambéry, La Fontaine de Siloé, (ISSN 0046-7510), chap. n°9, Hors série.

Articles connexesModifier

Lien externeModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. La commune actuelle d'Archamps a été créée de celle de Collonges-sous-Salève le [8]
  2. a et b Les communes de Jonzier et d'Epagny ont fusionné le
  3. La commune de Saint-Julien prend le nom officiel de Saint-Julien-en-Genevois par décret du [9]
  4. La commune de Thairy est annexée par la République de Genève, dans le l'acte final du Congrès de Vienne, le . Elle est rendue au roi de Sardaigne par le traité de Turin le . La méthode choisie pour délimiter la frontière implique qu'elle cède les villages de Perly et de Certourx à la commune de Compesières du Canton de Genève et qu'elle reçoit de cette dernière le village de Lathoy. L´arrêté préfectoral du , publié au J.O. du , fusionne la commune de Saint-Julien-en-Genevois et la commune de Thairy[10].
  5. La commune d'Achamps est créée par lettre patente du et devient effectivement commune le . Avant ces dates, le village d'Archamps était compris dans la commune de Collonge[13].

RéférencesModifier

  1. Joseph Dessaix 1858, tome II, p. 334  [lire en ligne]
  2. Jules-Joseph Vernier 1896, p.63, « Province de Carouge »
  3. Jules-Joseph Vernier 1896, p.101-103.
  4. Jules-Joseph Vernier 1896, p.109.
  5. Jules-Joseph Vernier 1896, p.117.
  6. a b et c Jules-Joseph Vernier 1896, p.122-123.
  7. Vincent Bianco 1819, p. 21.  [lire en ligne]
  8. « Communes des Pays de Savoie : Archamps », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - Sabaudia (consulté le 3 février 2017).
  9. « Communes des Pays de Savoie : Saint-Julien-en-Genevois », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - Sabaudia (consulté le 3 février 2017).
  10. « Communes des Pays de Savoie : Thairy », sur le site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - Sabaudia (consulté le 3 février 2017).
  11. a b c et d Jules-Joseph Vernier 1896, p.132.
  12. Société savoisienne d'histoire et d'archéologie 2005, p. 90, entrée « Carouge »
  13. a et b Joseph Dessaix 1858, tome II, p. 416  [lire en ligne]