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Carlo Giuseppe Filippa della Martiniana

prélat catholique

Carlo Giuseppe Filippa della Martiniana
Biographie
Naissance
Turin
Ordination sacerdotale
par Pie VI
Décès
Verceil
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
Titre cardinalice Cardinal-prêtre de S. Callisto
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale
Évêque de Verceil
évêque de Maurienne
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Carlo Giuseppe Filippa della Martiniana (francisé en Charles-Joseph Filippa), né le à Turin et mort le à Verceil, est un cardinal italien du XVIIIe siècle.

Sommaire

BiographieModifier

OriginesModifier

Carlo Giuseppe Filippa della Martiniana naît le [1], à Turin[2] , capitale du Piémont et du royaume de Sardaigne.

Carrière ecclésiastiqueModifier

Carlo Giuseppe Filippa, comte de Martiniana, est abbé[3].

Après une année de vacance du siège de Saint-Jean-de-Maurienne, l'abbé Filippa della Martiniana est nommé évêque de Maurienne le [3], confirmée par le pape Benoît XIV, le 7 août[1]. Selon la tradition en Savoie, depuis le XVe siècle, il est nommé par le roi Charles-Emmanuel III[3]. Son sacrement se fait rapidement, puisque le 21 août, il fait prendre son siège par le vicaire général capitulaire, Ennemond Vernaz, et prêter serment[3]. Il fait son entrée le 11 septembre[3].

Il fait construire un autel et un tabernacle, dans la chapelle Saint-Anne (devenue celle du Sacré-Chœur), afin d'accueillir le Saint-Sacrement, qui se trouvait près du Grand Autel[4]. Il vend les bâtiments de l'ancien grand séminaire et le transfert dans la maison dite « La Cour du Pont » ou « Dupont » (devenu l'hôpital)[2], pour que les élèves aient un meilleur confort[5]. Il fait restaurer l'évêché[2] (façade, escalier, galerie), qui avait déjà fait l'attention en 1614 de Philibert Milliet[5],[6]. Il fait déplacer le cimetière au(x) Clapey(s)[2]. Il est aussi à l'origine de l'ouverture d'une filature dans la ville épiscopale[2].

Selon Angley, face à la limitation de son pouvoir sur la vallée de Maurienne, {{|Après de mûres réflexions et de l'avis du Chapitre, il proposa au roi Charles-Emmanuel de lui céder tous ses droits sur ces paroisses et la ville de St-Jean elle-même, moyennant une indemnité}}[7]. Il obtient une pension de 2 000 livres et l'inféodation d'Aiguebelle et de ses environs[7],[8]. Le , il reçoit par ailleurs le titre honorifique de « Prince d'Aiguebelle », créé par Charles-Emmanuel III, perdant ainsi le titre de « Prince de Maurienne »[7],[2].

Le pape Pie VI le crée, à la suite de l'intervention du Charles-Emmanuel III[7], cardinal lors du consistoire du [1]. Il est désigné pour être transféré à l' évêché de Verceil le [1]. Il quitte l'évêché de Maurienne le 2 juillet[9]. Il participe au conclave de 1799-1800 à Venise, lors duquel Pie VII est élu pape.

Lors que les troupes révolutionnaires envahissent le duché de Savoie, en 1792, une partie du clergé de Maurienne se réfugie à Verceil, auprès de l'ancien évêque[10].

Après la rencontre qu'il eut avec Napoléon en 1800, la France change sa politique envers le Saint-Siège, ce qui aboutit au concordat de 1801[11]. Il avait été pressenti pour conclure le Concordat[2].

Carlo Giuseppe Filippa della Martiniana meurt le [1], à Verceil[12].

SceauModifier

Son sceau est de forme ovale et il est « échiqueté d'or et de sable dans un cartouche surmonté d'une couronne ducale, de la mitre et de la crosse passées en sautoir, avec une épée dont la garde apparaît au bas du cartouche à senestre », associé à un chapeau et houppes d'archevêque[2].

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Ambroise Angley (1789-1852, historien et prêtre), Histoire du diocèse de Maurienne, Saint-Jean-de-Maurienne, impr. de J.-B. Héritier, , 500 p. (lire en ligne), « LXXXI (II). Charles-Joseph Filippa, de Martiniana, Cardinal », p. 379-388.

Article connexeModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier