Carlo Bordini

poète italien
Carlo Bordini
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Carlo Bordini, né le à Rome, mort le à Rome[1], est un historien et un poète italien contemporain.

BiographieModifier

Militant trotskyste dans les années 1960, Carlo Bordini est devenu chercheur en histoire à l'université de Rome « La Sapienza », où il s'est spécialisé sur l'histoire de l'amour et de la famille au XVIIIe siècle.

Influencé par Guillaume Apollinaire, il est à l'origine d'un courant de poésie narrative, qui compte comme autres représentants importants Mauro Fabi (né à Rome en 1959) et Andrea Di Consoli (né à Zurich en 1976).

Proche de Luigi Ghirri et de Giorgio Messori, il partage avec ce photographe et cet écrivain la recherche de la simplicité. Il a redonné à cette notion liée à la philosophie classique, mystique ou métaphysique, une dimension humaniste qui se rapproche à la fois de l'idéal renaissant - dans le rapport recherché entre microcosme et macrocosme- et des découvertes scientifiques contemporaines - auxquelles il fait référence dans son poème Poussière.

On lui doit également un roman, Gustavo, qui raconte l'histoire d'un homme qui abandonne une femme et sombre peu à peu dans la folie.

Carlo Bordini a composé avec la peintre Rosa Foschi Patella, le livre d'artiste Polvere, et avec le musicien Patrizio Esposito, Voyage 5, e Mas($)acro, opéra pop.

Il a été l'un des fondateurs de la maison d'édition Aelia Laelia, où il a notamment publié Appunti sparsi e persi d'Amelia Rosselli. Il s'est occupé de la section « poésie » du festival Negramaro à Lecce en 2008. Il a participé au 46e Colloque international de l'association des écrivains de Serbie (Belgrade 2009).

Carlo Bordini collabore à L'Unità, aux revues Poesia et Sagarana. Il a participé, en 2007, au XVe Festival international de Poésie de Bogotà et au IVe Festival International de Poésie de Granada (Nicaragua) en 2008.

On lui doit enfin de courts essais sur Pier Paolo Pasolini[2] et Luigi Ghirri[3].

Bibliographie en italienModifier

Œuvres poétiquesModifier

  • Strana categoria, Rome, édition de l'auteur, 1975.
  • Poesie leggere, Sienne, Barbablù, 1981.
  • Strategia, Rome, Savelli, 1981.
  • Pericolo, Reggio Emilia, Aelia Laelia, 1984.
  • Mangiare, Rome, Empirìa, 1995.
  • Polvere, Rome, Empirìa, 1999.
  • Purpureo nettare, Bergame, Alla pasticceria del pesce, 2006.
  • Sasso, Milan, Scheiwiller, 2008.
  • Une anthologie de ses œuvres poétiques est parue sous le titre Pericolo, Poesie 1975-2001, San Cesario di Lecce, Manni, 2004.
  • I costruttori di vulcani, poesie 1975-2010, Bologna, Luca Sossella, 2010.

Œuvres en proseModifier

  • Manuale di autodistruzione, Rome, Fazi, 1998 (réédité en 2004).
  • Pezzi di ricambio, Rome, Empirìa, 2003 (proses courtes).
  • Gustavo, una malattia mentale, Rome, Avagliano, 2006 (roman). [1]
  • Il a coordonné avec Antonio Veneziani l'anthologie Dal fondo, la poesia dei marginali, Rome, Savelli, 1978 (rééditée chez Avagliano en 2007), le recueil Renault 4, Scrittori a Roma prima della morte di Moro (Rome, Avagliano, 2007). Non è un gioco, notes de voyage autour de la poésie en Amérique du Sud, est sorti en 2008 chez Luca Sossella editore.

Bibliographie en françaisModifier

  • Danger / Pericolo, Évian, Alidades (2010). traduction et postface d’Olivier Favier.[2].
  • Manuel d'autodestuction, Genève, Metropolis, 1995. Traduction Vince Fasciani.
  • Péril, poème hivernal, Genève, Metropolis, 1988. Traduction Daniel Colomar.
  • Bien se conduire, récit, Genève, Les yeux ouverts, 1989. Traduction Daniel Colomar.
  • Une petite fièvre, in "Exit" 46 (), Québec, Canada. Traduction Antonella 'Agostino.
  • Poussière/Polvere, Évian, Alidades. Texte suivi d'un essai sur Luigi Ghirri. Traduction et postface d'Olivier Favier.[3]
  • Plusieurs de ses textes ont été publiés en ligne sur Poezibao [4].

Bibliographie critique en françaisModifier

  • Olivier Favier, Francesco Pontorno, « Haute Simplicité, entretien avec Carlo Bordini, suivi d'une prose et de sept poèmes », Europe, juin .
  • Olivier Favier, « Une poétique de l’obscène et de la simplicité », Poeti d’oggi / Poètes italiens d’aujourd’hui (études réunies par Y. Gouchan), Italies, no 13, Université de Provence, 2009.
  • Olivier Favier, « Danger de Carlo Bordini », Le Matricule des anges no 103, .
  • Jean-Baptiste Para, « Poussière de Carlo Bordini », Europe no 955-956, novembre-.
  • Olivier Favier, « La poésie narrative italienne, suivi d’un choix de poèmes de Carlo Bordini, Mauro Fabi et Andrea di Consoli », Décharge no 139, .
  • Olivier Favier, « Une douce lucidité, parcours dans l’œuvre en prose de Carlo Bordini », Siècle 21 no 13, automne-hiver 2008.
  • Roland Jaccard, « Le simulacre du réel », Le Monde, (à propos du Manuel d’autodestruction).

Notes et référencesModifier

Liens externesModifier