Calogero Mannino

politicien italien
Calogero Mannino
Fonctions
Député
XVIe législature de la République italienne
-
Sénateur italien
XVe législature de la République italienne
-
Représentant à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe
Italie
-
Député
XIe législature de la République italienne
-
Ministre sans portefeuille pour les mesures spéciales dans le Mezzogiorno
Gouvernement Andreotti VII
-
Ministre de la Politique agricole, alimentaire et forestière de la République italienne
Gouvernement Andreotti VI
-
Calogero Mannino
Vito Saccomandi (d)
Ministre de la Politique agricole, alimentaire et forestière de la République italienne
Gouvernement De Mita
-
Calogero Mannino
Ministre des Transports
Gouvernement Goria
-
Giovanni Travaglini (d)
Giorgio Santuz (d)
Député
Xe législature de la République italienne
-
Député
IXe législature de la République italienne
-
Ministre de la Politique agricole, alimentaire et forestière de la République italienne
Gouvernement Fanfani V
-
Giuseppe Bartolomei (en)
Ministre de la Marine marchande
Gouvernement Spadolini II
-
Calogero Mannino
Michele Di Giesi (en)
Ministre de la Marine marchande
Gouvernement Spadolini I
-
Calogero Mannino
Député
VIIIe législature de la République italienne
-
Député
VIIe législature de la République italienne
-
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (84 ans)
AsmaraVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Calogero Antonio ManninoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
Parti politique
Membre de

Calogero Antonio Mannino, né le à Asmara (Érythrée) est un homme politique italien.

Biographie modifier

Docteur en droit, il est avocat.

Membre de l'aile gauche de la Démocratie chrétienne, fonctionnaire régional et conseiller provincial d'Agrigente, il est élu député à l'Assemblée régionale sicilienne pour le collège d'Agrigente lors des élections régionales de 1967 et est réélu en 1971. Il est assesseur régional pour les Finances dans les gouvernements Fasino, Giummarra et Bonfiglio qui se succèdent entre le 10 août 1971 et le 4 mai 1976, date de sa démission[1].

A partir du congrès régional de la DC à Agrigente en 1982, la volonté du nouveau secrétaire national du parti Ciriaco De Mita de renouveler les cadres du parti trop proche de la mafia, Calogero Mannino participe à la direction régionale avec Sergio Mattarella et Rosario Nicoletti[2]. En 1985, il est élu au poste de secrétaire régional du DC en Sicile.

En amont des élections générales italiennes de 1987, la coordination anti-mafia, réunissant différentes sensibilités de la lutte antimafia palermitaine, inclut Calogero Mannino parmi les députés à ne pas élire en raison de leur proximité avec la mafia, ce qui provoque le départ des adhérents de l'ACLI de cette coordination[2].

Alors qu'il est nommé ministre des Transports dans le gouvernement Goria en juillet 1987, il est accusé avec Aristide Gunnella par Mario Capanna, député et ancien secrétaire de la Démocratie prolétarienne, lors du vote de confiance le 4 août, d'entretenir des liens avec la mafia sicilienne[3].

En mars 1992, à l'annonce de la décision de la Cour suprême confirmant les condamnations du maxi-procès, il fait afficher par son parti dans les principales villes de grandes affiches annonçant « Contre la mafia, quoi qu'il en coûte. »[2]

Après la mort de Lima, se sentant menacé, il tente de négocier par le truchement de Vito Ciancimino un accord avec Cosa Nostra[4],[5].

Notes et références modifier

  1. (it) « Mannino Calogero | ARS », sur www.ars.sicilia.it (consulté le )
  2. a b et c (it) Antonino Blando, « L’antimafia come risorsa politica », Laboratoire italien. Politique et société, no 22,‎ (ISSN 1627-9204, DOI 10.4000/laboratoireitalien.2893, lire en ligne, consulté le )
  3. « ITALIE M. Goria a obtenu la confiance du Parlement mais sa tâche s'annonce difficile », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. Italie : mafia et politique, le pacte scélérat, Le Point, 25 juillet 2012.
  5. Mafia : deux anciens ministres italiens accusés de collusion, Le Figaro, 25 juillet 2012.

Voir aussi modifier

Articles connexes modifier

Liens externes modifier