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Cécile des Baux

Comtesse puis régente de Savoie

Cécile des Baux
Image illustrative de l’article Cécile des Baux

Titre Comtesse, puis régente du comté de Savoie
(1253-1259)
Prédécesseur Anne de Bourgogne
Successeur Agnès de Faucigny
Biographie
Dynastie Maison des Baux
Maison de Savoie
Naissance
Décès
Père Barral Ier des Baux
Mère Sibylle d' Anduze
Conjoint Amédée IV de Savoie
Enfants Boniface, Béatrice, Éléonore, Constance

Cécile des Baux, dite Passerose, née en 1230 et décédée le , est la fille de Barral Ier des Baux et de Sibylle d'Anduze. Par mariage, elle devient comtesse, puis régente du comté de Savoie.

Sommaire

BiographieModifier

OrigineModifier

Cécile est né vers 1230. Elle est la fille de Barral Ier, seigneur des Baux et de Venaissin, vicomte de Marseille, et de Sibylle d'Anduze[1]. Cette dernière est la nièce du comte de Toulouse, Raymond VII. Elle est surnommé « Passerose » en raison de sa beauté[2],[3].

MariagesModifier

Cécile des Baux semble avoir été promise, selon Samuel Guichenon[1] ou encore l'Académie delphinale[4], à Guigues V, dauphin de Viennois, mais ne fut pas consommé en raison de leur jeune âge. Toutefois, le généalogiste se trompe puisque les dates de vie de Guigues V (v. 1125-1162) sont antérieures d'un siècle, il s'agit en plutôt du contemporain Guigues VII de Viennois. Ce dernier a en effet été capturé par Barral Ier des Baux en Provence et qu'il promet sa liberté qu'en échange d'un mariage avec sa fille[5]. Libéré, le Dauphin retourne dans ses terres et épouse en 1253, Béatrice de Faucigny (1237 - †1310), fille du futur comte de Savoie Pierre II et d'Agnès de Faucigny[5].

Cécile est ensuite promise par le comte de Toulouse, son oncle, au comte de Savoie, Amédée IV, veuf d'Anne de Bourgogne[1],[2]. Le comte de Savoie promet « mille marcs d'argent de douaire, qui furent assignés sur les villes, et châteaux de Chambéry et de Montmélian »[1].

Elle épouse par procuration le représentant du comte, le chevalier Humbert de Seyssel, seigneur d'Aix[1],[2]. La cérémonie se déroule dans la chapelle Notre-Dame d'Orange, en janvier 1244[1],[2].

Comtesse puis régente de SavoieModifier

Ils auraient eu trois[3], voire peut être quatre enfants selon Guichenon. Boniface naît dans l'année du mariage, vers la fin 1244[6]. Son père meurt alors qu'il n'a que neuf ans, en 1253. Le comté de Savoie est placé sous la régence de sa mère et de son oncle Thomas II, seigneur de Piémont et comte de Flandres[7], jusqu'en 1259. À la prise de pouvoir effective de Boniface, Cécile des Baux se retire.

Les trois filles cadettes, Béatrice, Constance et Éléonore (Léonore). Béatrice († 1292) épouse Pierre de Bourgogne (de Chalon de Bourgogne-Ivrée), dit "le Bouvier" (-1273), seigneur de Châtel-Belin, fils du comte Jean Ier de Chalon, puis en 1274 à Manuel de Castille et de Leon (1234 † 1283), Infant de Castille et de Leon, 1er seigneur de Villena[3],[8]. Constance est morte sans avoir été mariée[9]. La cadette, Éléonore, est mariée en 1269 à Guichard, seigneur de Beaujeu[3],[10].

La comtesse meurt le et est enterrée à l'abbaye d'Hautecombe[2].

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

  1. a b c d e et f Samuel Guichenon, Histoire généalogique de la royale maison de Savoie, justifiée par titres, fondations de monastères, manuscrits, anciens monuments, histoires et autres preuves authentiques, chez Jean-Michel Briolo, (lire en ligne), p. 272-273 (Livres I & II).
  2. a b c d et e Claudius Blanchard, Histoire de l'abbaye d'Hautecombe en Savoie avec pièces justificatives inédites, Académie de Savoie, Tome 1 (1875), 744 pages, p. 161 (lire en ligne).
  3. a b c et d Palluel-Guillard, p. 13.
  4. Bulletin mensuel de l'Académie delphinale, 1885, p.319.
  5. a et b Revue savoisienne, Volumes 122 à 124, 1982, p.107[réf. non conforme].
  6. Samuel Guichenon, Histoire généalogique de la royale maison de Savoie, justifiée par titres, fondations de monastères, manuscrits, anciens monuments, histoires et autres preuves authentiques, chez Jean-Michel Briolo, (lire en ligne), p. 274 (Livres 1I & II).
  7. Édouard Secrétan, « Établissement et Premières acquisitions de la maison de Savoie dans l'Helvétie romane », dans Académie de Savoie, Mémoires de l'Académie impériale de Savoie, vol. Seconde série, t. VIII, Chambéry, (lire en ligne), p. 127.
  8. Samuel Guichenon, Histoire généalogique de la royale maison de Savoie, justifiée par titres, fondations de monastères, manuscrits, anciens monuments, histoires et autres preuves authentiques, chez Jean-Michel Briolo, (lire en ligne), p. 274-275 (Livres 1I & II).
  9. Samuel Guichenon, Histoire généalogique de la royale maison de Savoie, justifiée par titres, fondations de monastères, manuscrits, anciens monuments, histoires et autres preuves authentiques, chez Jean-Michel Briolo, (lire en ligne), p. 275 (Livres 1I & II).
  10. Samuel Guichenon, Histoire généalogique de la royale maison de Savoie, justifiée par titres, fondations de monastères, manuscrits, anciens monuments, histoires et autres preuves authentiques, chez Jean-Michel Briolo, (lire en ligne), p. 276 (Livres 1I & II).