Bright Star

film sorti en 2009
Bright Star
Titre québécois Mon amour
Titre original Bright Star
Réalisation Jane Campion
Scénario Jane Campion
Acteurs principaux
Sociétés de production Pathé
BBC Films
UKFC
Pays d’origine Drapeau de l'Australie Australie
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de la France France
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre Biographie
Drame
Durée 120 minutes
Sortie 2009


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Bright Star, ou Mon amour au Québec, est un film franco-américano-britannico-australien réalisé par Jane Campion, sorti en lors de sa présentation en sélection officielle au festival de Cannes 2009.

Le titre vient d'un poème de John Keats dont la première phrase est « Bright star, would I were steadfast as thou art » (« Astre Brillant ! puissé-je, immobile comme tu l'es… », traduction de Paul Gallimard) qu'il a composé alors qu'il était avec Fanny Brawne. Il s'agit de l'adaptation de l’œuvre Keats, sorti en et écrit par Andrew Motion. Écrit par Jane Campion et interprété par Ben Whishaw et Abbie Cornish, le film retrace une partie de la courte vie du poète John Keats, et sa relation avec la jeune Fanny Brawne.

SynopsisModifier

Le film retrace les dernières années de la vie du poète anglais John Keats, depuis sa rencontre en 1818 à Hampstead, avec sa voisine Fanny Brawne dont il tombe amoureux, jusqu'à sa mort de la tuberculose à Rome le .

En 1818, lorsque qu’un jeune poète de 23 ans, John Keats, alors méconnu du grand public et très pauvre, devient voisin de la jeune Fanny Brawne. Leur premier contact est assez froid, et on ne leur trouve pas de point commun. En effet, M. Keats trouve Mlle Brawne élégante, cette dernière étant une couturière très douée, mais également très effrontée dans son rapport à l’autre. Elle ne s’intéresse aucunement à la littérature, alors que Keats connaît par cœur chaque vers et chaque paragraphe des récits littéraires de son époque.

Contre toute attente, c’est la maladie dont est atteint le jeune frère de M. Keats, Tom, qui va les rapprocher. Fanny est très affectée par le mal dont est atteint Tom et par le mal être de John face à son impuissance. Elle offre régulièrement des objets confectionnés par ses soins à Tom, et demande souvent de ses nouvelles à John. Celui-ci est très touché par l’attitude de Fanny, et il accepte alors de lui enseigner la poésie, à sa demande.

Au fur et à mesure de leurs entrevues, ils se découvrent mutuellement. Fanny, par sa curiosité presque enfantine, attire l’attention de John, qui est fasciné par la nature humaine. Lui, par sa grande sensibilité au monde qui l’entoure, en particulier à la nature, amène Fanny à lui porter un attachement singulier. Les deux jeunes gens découvrent de nouvelles sensations et de nouveaux sentiments, tout en s’éduquant l’un l’autre. Fanny amène John à réfléchir plus amplement sur le monde extérieur, à le voir sous un angle différent, et John pousse Fanny à s’ouvrir à la littérature et la poésie, qui sont des miroirs du monde.

Ils tombent alors amoureux l’un de l’autre, et il s’ensuit alors une passion sans limite, malgré les nombreux obstacles qui surviennent. Mais un dernier obstacle pourrait bien tout anéantir, alors que l’on découvre la maladie de John. Il est atteint de la tuberculose, et il n’a pas les moyens de se soigner correctement.

Outre l'histoire d'amour que John Keats a entretenu avec Fanny Brawne, ce film retrace une courte partie de la vie du poète, qui sera reconnu, de manière posthume, comme l'un des plus grands poètes de son siècle. L'épitaphe gravée sur son tombeau en est l'exemple : « Ici repose celui dont le nom était écrit dans l'eau ».

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

 
Roger Ashton-Griffiths dans son costume durant le tournage du film.
Légende : VF = Version Française[Note 1] et VQ = Version Québécoise[1]

ProductionModifier

MusiqueModifier

AccueilModifier

Accueil critiqueModifier

Bright Star
Score cumulé
SiteNote
Metacritic81/100[2]
Rotten Tomatoes83 %[3]
Allociné [4]
Compilation des critiques
PériodiqueNote

Sur l'agrégateur américain Rotten Tomatoes, le film récolte 83 % d'opinions favorables pour 175 critiques[3]. Sur Metacritic, il obtient une note moyenne de 81100 pour 34 critiques[2].

En France, le site Allociné propose une note moyenne de 4,25 à partir de l'interprétation de critiques provenant de 23 titres de presse[4].

Cahiers du cinéma : « La bonne surprise de Bright Star ne vient pas simplement de ce retour aux sources mais du traitement réservé à la relation amoureuse [...] À première vue, Bright Star est un film lisse, presque froid, élégant, impeccable dans son maintien, vertueux. [...] Mais la grande idée du film est que la passion secrète passera en contrebande par la lumière ».

Le Figaroscope : « Jane Campion filme le trouble, le désir, la passion, la douleur comme personne, avec grâce et retenue, sans jamais aucune affectation. Elle nous offre un pur et grand moment de poésie, rythmé par les vers enflammés de Keats qui nous ensorcellent, ou par une nature sublime et changeante au fil des saisons. Un film ultraromanesque, beau, émouvant et bouleversant, illuminé par deux acteurs qui irradient : Abbie Cornish et Ben Whishaw. Un chef-d'œuvre absolu [...] ».

Box-officeModifier

Pays ou région Box-office Date d'arrêt du box-office Nombre de semaines
  France 313 982 entrées 5
  États-Unis 2 409 304 $ 4

DistinctionsModifier

RécompensesModifier

NominationsModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Carton de doublage à la fin du générique.

RéférencesModifier

  1. (fr) "Fiche du doublage québécois du film" sur Doublage Québec, consulté le 6 janvier 2015
  2. a et b (en) « Bright Star Reviews », sur Metacritic, CBS Interactive (consulté le 26 mars 2020)
  3. a et b (en) « Bright Star (2009) », sur Rotten Tomatoes, Fandango Media (consulté le 26 mars 2020)
  4. a et b « Bright Star - critiques presse », sur Allociné (consulté le 26 mars 2020)

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AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Marco Canani, « Remediating a Literary Genre: Jane Campion’s Bright Star and John Keats’s Biographies in the 2010s », in Remediating Imagination. Literatures and Cultures in English from the Renaissance to the Postcolonial, dir. G. Angeletti, G. Buonanno et D. Saglia, Rome, éditions Carocci (ISBN 9788843075447), pp. 227-36

Liens externesModifier