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Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres navires du même nom, voir Bougainville (navire).

Bougainville
Image illustrative de l’article Bougainville (aviso)
Type Aviso colonial
Histoire
A servi dans Civil and Naval Ensign of France.svg Marine nationale
Quille posée
Lancement
Mise en service
Statut Coulé le
Équipage
Équipage 14 officiers, 121 marins
Caractéristiques techniques
Longueur 103,7 m
Maître-bau 12,7 m
Tirant d'eau 4,50 m
Déplacement 1 970 tonnes
Propulsion 2 moteurs diesel Burmeister & Wain
2 hélices
Puissance 3 200 cv
Vitesse 17 nœuds
Caractéristiques militaires
Armement 3 canons de 138 mm modèle 1927 sur tourelle simple
4 canons de 37 mm antiaériens sur tourelle simple
6 mitrailleuses de 13,2 mm
50 mines
Rayon d'action 13 000 milles à 8,5 nœuds
7 600 milles à 14 nœuds

Le Bougainville était un aviso colonial, navire de tête de la classe Bougainville en service dans la Marine française.

Sommaire

CarrièreModifier

Lancé le 25 avril 1931 et mis en service le 15 février 1933, le navire opère dans les eaux des empires coloniaux français en Asie et en Afrique, principalement dans l'océan Indien. En 1935, il est transféré en Méditerranée orientale et méridionale, au début de 1939 il part à Djibouti, puis revient à Toulon en escortant un groupe de sous-marins après le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale.

Le 9 novembre 1940, le Savorgnan de Brazza armé par les FNFL et le Bougainville appartenant à la Marine restée fidèle au gouvernement de Vichy, deux bâtiments, sistership, portant le même pavillon, se canonnèrent devant Libreville au Gabon jusqu'à ce que l'un d'eux fût détruit. Le Bougainville tira moins bien que son adversaire, car il lui manquait un bon tiers de son personnel, laissé à terre pour défendre le Gabon. En effet, les forces du général de Gaulle avaient monté une opération pour s'emparer de ce territoire. Cette force étant commandée par le colonel Leclerc pour la partie terrestre, le capitaine de frégate Thierry d'Argenlieu commandait les forces navales. Au bout de vingt minutes de feu, le Savorgnan de Brazza, tirant trois fois plus vite que le Bougainville, l'avait mis en flammes[1].

Remis à flot en mars 1941, le navire coule de nouveau pendant la bataille de Madagascar. Il est renfloué et ferraillé en 1952.

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier