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Bertrand de Comminges
Saint-Bertrand-de-Comminges - Statue de Saint-Bertrand au cloître.jpg
Statue de Saint-Bertrand au cloître de la Cathédrale Notre-Dame de Saint-Bertrand-de-Comminges
Fonction
Évêque
Biographie
Naissance
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Religion
Étape de canonisation
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bertrand et Bertrand de L'Isle-Jourdain.

Bertrand de Comminges (ou Bertrand de L'Isle-Jourdain) né à L'Isle-Jourdain, Gers, vers 1050 et mort à Lugdunum Convenarum (Comminges) en 1123, évêque et patron de Comminges.

On l'honore le 16 octobre. Il était lié à la famille des comtes de Toulouse, étant en particulier le cousin de Guillaume IV et de Raymond IV de Saint-Gilles[1].

Fils d'Aton, seigneur de l'Isle-Jourdain, et apparenté par sa mère Gervaise aux comtes de Toulouse[1] (fille de comte Guillaume III, dit Taillefer, comte de Toulouse), il reçut l'éducation d'un futur chevalier mais, à l'âge adulte, après être entré dans les ordres, il fut successivement archidiacre de Toulouse (après 1070) et évêque de Comminges (1083-1123)[2].

Dans ses fonctions, il mit en application dans son diocèse montagnard les principes de la réforme grégorienne, tant en ce qui concernait la discipline du clergé que la vie morale et religieuse des laïcs.

Saint Mammès et saint Bertrand entourant les amis de Dieu et les saints Apôtres de Romain Cazes, à Saint-Mamet

Sous son long épiscopat, la cité de Lugdunum Convenarum — qui devait ensuite prendre son nom, Saint-Bertrand-de-Comminges — renaquit de ses cendres. Il fit reconstruire la cathédrale, qu'il dota d'un cloître et d'un chapitre de chanoines réguliers.

Dès sa mort, il fut considéré comme un saint dans la région pyrénéenne. Vers 1167, l'archevêque d'Auch chargea un clerc du nom de Vital de rédiger sa vie et l'envoya à la Curie pour obtenir sa canonisation. Le premier objectif fut atteint mais pas le second, comme l'atteste le fait qu'Honorius III ouvrit une enquête en 1218 sur ses mérites et ses miracles. Le même pontife l'aurait canonisé entre 1220 et 1222 (date retenue par le Diocèse), bien que cela ne soit attesté par aucun document de l'époque.

En 1309, l'évêque de Saint-Bertrand de Comminges Bertrand de Got, devenu Pape sous le nom de Clément V, chargea quatre cardinaux de procéder à l'élévation de ses reliques. Il institua alors la fête de la translation, célébrée le 16 janvier.

Le cardinal Pierre de Foix, évêque de 1422 à 1442, fit construire dans la cathédrale un tombeau pour les reliques du saint. Sa vie est surtout connue par l'hagiographie qu'a laissée un notaire de l'époque, Vital, qui donne une part importante aux miracles qu'aurait accomplis Bertrand de Comminges. Il est parfois représenté avec un crocodile, qu'il aurait maîtrisé dans la vallée de Labat-d’Enbès. Un crocodile naturalisé fait ainsi partie des curiosités présentes dans la cathédrale de Saint-Bertrand-de-Comminges.

Statue de Bertrand de Comminges avec la représentation en miniature de la Cathédrale Notre-Dame de Saint-Bertrand-de-Comminges dans sa main gauche. Elle se trouve dans le village de Tibiran-Jaunac.

Statue de Bertrand de Comminges avec la représentation en miniature de la Cathédrale Notre-Dame de Saint-Bertrand-de-Comminges dans sa main gauche. Elle se trouve dans le village de Tibiran-Jaunac.


Notes et référencesModifier

  1. a et b « Cathédrale de Saint-Bertrand de Comminges », sur www.cathedrale-saint-bertrand.org (consulté le 10 février 2019)
  2. Élie Lambert, « La Cathédrale de Saint-Bertrand-de-Comminges », Annales du Midi, vol. 68, no 33,‎ , p. 5–16 (DOI 10.3406/anami.1956.6083, lire en ligne, consulté le 10 février 2019)

SourcesModifier

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