Banian du Pacifique

Ficus prolixa

Ficus prolixa
Description de cette image, également commentée ci-après
Vieux banian - Aéroport de Raiatea.
Classification selon Tropicos
Règne Plantae
Classe Equisetopsida
Sous-classe Magnoliidae
Super-ordre Rosanae
Ordre Rosales
Famille Moraceae
Genre Ficus

Espèce

Ficus prolixa
G.Forst., 1786[1]

Statut de conservation UICN

( LC )
LC  : Préoccupation mineure

Un banian à Ra’iātea.

Le banian du Pacifique, parfois écrit banyan du Pacifique selon la graphie anglaise, Ficus prolixa ou Ficus mariannensis est un arbre appartenant au genre Ficus et originaire de l'écozone océanienne.

Il est appelé Mati aux Samoa, ’Ōrā à Tahiti[2] et Ava ou encore Āoa dans le reste de l'Océanie[3]. Dans les langues kanak, il est appelé Be (ajië), Hmana (drehu), Ma (drubea), Paki (fagauvea), Thilic (nemi), Inedr (nengone), Bwe (paicî) ou encore Duru (xàràcùù)[4].

DistributionModifier

Le banian du Pacifique est originaire de l'écozone océanienne et on le trouve de la Micronésie à la Polynésie.

BiologieModifier

Le banian du Pacifique est une plante épiphyte qui nécessite un support (autre arbre, mur, etc.) pour pouvoir germer et croître.

Elle émet ensuite des racines adventives qui se dirigent vers le sol.

En se renforçant, s'entrelaçant, se multipliant et se soudant au fil du temps, ces racines finissent par former une structure solide en filet autour de la structure hôte du banian[5].

Cette structure finit par être assez forte pour tenir toute seule si la structure hôte disparaît (par exemple, si l'arbre hôte meurt et se décompose).

UtilisationsModifier

En Mélanésie, le banian est l'objet d'usages variés.

Lieu de palabreModifier

Les chefs mélanésiens palabrent traditionnellement sous un banian.

On trouve des banians sur les maraes de Raiatea en particulier sur le marae de Taputapuātea.

Lieu de sépultureModifier

Les racines du banian accueillaient les dépouilles, disposées en position fœtale[5], des chefs à honorer. Dans ce cas, les banians en question sont environnés d'interdits puissants et leur accès est contrôlé[4].

NavigationModifier

Les racines du banian, une fois coupées, peuvent servir de flotteur de pirogue.

PharmacopéeModifier

La sève du banian du Pacifique est utilisée dans la médecine traditionnelle.

SportModifier

On fabrique des balles de cricket avec de la sève séchée au soleil[4].

TextileModifier

Les racines aériennes écrasées permettent d'obtenir un tissu végétal autrefois appelé balassor et qui est une sorte de tapa[6].

SynonymesModifier

Ficus prolixa a pour synonymes[7] :

  • Ficus aoa Warb.
  • Ficus forsteriana Endl.
  • Ficus inaequibractea Warb.
  • Ficus marquesensis F.Br.
  • Ficus mariannensis Merr.
  • Ficus prolixoides Warb.
  • Ficus tenuistipula Merr.
  • Ficus umbilicata Bureau ex Drake
  • Urostigma prolixum Miq.

Liste des variétésModifier

Selon Tropicos (7 janvier 2021)[8] :

  • variété Ficus prolixa var. carolinensis (Warb.) Fosberg
  • variété Ficus prolixa var. subcordata Corner

Notes et référencesModifier

  1. IPNI. International Plant Names Index. Published on the Internet http://www.ipni.org, The Royal Botanic Gardens, Kew, Harvard University Herbaria & Libraries and Australian National Botanic Gardens., consulté le 12 juillet 2020
  2. « Académie Tahitienne - Dictionnaire en ligne Tahitien/Français », sur www.farevanaa.pf (consulté le 8 février 2017)
  3. « Entries for QAOA [OC] Banyan tree (Ficus sp.) », sur pollex.shh.mpg.de (consulté le 8 février 2017)
  4. a b et c Emmanuel Kasarhérou, Béalo Wedoye, Roger Boulay, Claire Merleau-Ponty, Guide des plantes du chemin kanak, Nouméa, Agence de développement de la culture kanak, , 77 p. (ISBN 978-2-909407-76-0), p. 44
  5. a et b Bernard Suprin, Stars du caillou - Les arbres, Nouméa, Nouvelle-Calédonie, Editions Grain de sable, collection Faune & Flore, , 54 p. (ISBN 9782841700073), p. 4
  6. Christine Pauleau, Mots de Nouvelle-Calédonie, éléments de recherche sociolinguistique sur le français calédonien : inventaire lexicographique polylectal, Nouméa, Centre de documentation pédagogique de Nouvelle-Calédonie, , 171 p. (ISBN 9782350360249), p. 46
  7. POWO (2019). Plants of the World Online. Facilitated by the Royal Botanic Gardens, Kew. Published on the Internet ; http://www.plantsoftheworldonline.org/, consulté le 7 janvier 2021
  8. Tropicos.org. Missouri Botanical Garden., consulté le 7 janvier 2021

Références biologiquesModifier

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BibliographieModifier