Ouvrir le menu principal

Wikipédia β

Îles Baléares

communauté autonome de l'Espagne
(Redirigé depuis Baléares)

Les îles Baléares (en catalan : Illes Balears, en castillan : Islas Baleares) sont l'une des communautés autonomes d'Espagne.

Communauté autonome
des îles Baléares
Comunitat Autònoma de les Illes Balears
Comunidad Autónoma de las Islas Baleares
Armoiries
Armoiries
Drapeau
Drapeau
Image illustrative de l'article Îles Baléares
Administration
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Capitale Palma
Statut d'autonomie 1er mars 2007
Sièges au Parlement 8 députés
7 (5 élus et 2 désignés) sénateurs
Président Francina Armengol (PSOE)
ISO 3166-2:ES ES-IB
Démographie
Population 1 113 115 hab. (2012)
Densité 223 hab./km2
Rang 14e rang (2,2 %)
Géographie
Coordonnées 39° 30′ nord, 3° 00′ est
Superficie 499 200 ha = 4 992 km2
Rang 17e rang (1,0 %)
Divers
Indicatif téléphonique +34-871, +34-971
Liens
Site web illesbalears.cat

Il s'agit d'un archipel situé en mer des Baléares qui comprend cinq îles principales, dont quatre habitées, ainsi que de nombreux îlots, répartis en deux groupes géologiques :

La population totale de l'archipel est de 1 113 114 habitants en 2012. La capitale, Palma, est situé sur l'île la plus grande et la plus peuplée, c'est-à-dire Majorque. Sur le plan géolinguistique, les îles Baléares se situent dans l'aire catalane, avec la Catalogne et la Communauté valencienne.

Sommaire

GéographieModifier

Les Baléares forment un groupe d'îles appartenant à la mer homonyme, à l’est-sud-est des côtes espagnoles, à la hauteur du golfe de Valence. Les côtes sud des îles de Formentera et Cabrera et les côtes est des îles del Aire et Minorque sont baignées par la mer Méditerranée. Ibiza, l'île la plus proche du continent, se situe à 88 km à l'est-nord-est du cap de la Nau, sur la péninsule Ibérique. Palma, la capitale de la communauté, se situe à 205 km au sud de Barcelone, la grande ville catalane.

« Sous le nom de Baléares, on comprend les îles de Majorque, Minorque et Cabrera.../... Par le nom de Pithiuses, on désigne les trois îles d'Iviça, Formentera et Conejera[3],[4]. »

Au sens contemporain, les îles Baléares comportent donc deux groupes d'îles : un bloc oriental, avec Majorque et Minorque, principalement, ainsi que l'îlot de Cabrera ; et un bloc occidental, avec Ibiza et Formentera, principalement.

De nombreux îlots de superficies moindres complètent cet archipel.Outre Cabrera, par exemples : La Dragonera, Conejera et Espalmador. Ceux-ci ne sont généralement pas habités et relèvent souvent de zones protégées.

La seule île de Majorque, avec 3 640 km2, couvre presque 75 % de l'étendue de l'archipel, car Minorque ne compte que 695 km2, Ibiza 570 km2 et Formentera 81 km2.

Les îles de Majorque et de Minorque peuvent être vues, à des rares instants, depuis les côtes françaises par un phénomène de « mirage terrestre »[réf. nécessaire]— comme le Canigou peut être vu de Marseille — bien qu'environ 400 km les séparent.

HistoireModifier

Article détaillé : Histoire des Îles Baléares.

Les premières traces d'occupation humaine remontent à 5 000 ans av. J.-C.

L'archipel des Baléares est contrôlé par les Carthaginois avant de passer sous la domination romaine. Les frondeurs des Baléares représentaient une unité militaire durant l'Antiquité romaine.

Après la chute de l'Empire romain, les Baléares passent sous la domination des vandales, jusqu'à ce que l'empereur Justinien en fasse la conquête en 534. Puis les Baléares passent sous la domination berbéro-musulmane et ce pour presque tout le Moyen Âge.

 
Les îles Baléares.

Entre 1126 et 1203, les îles sont gouvernées par la dynastie des Almoravides.

Au Moyen Âge, les Baléares sont rattachées à la couronne d'Aragon dans le cadre de la Reconquista entre 1229 (débarquement à Santa Ponsa du roi Jacques Ier, lors de la conquête de Majorque) et 1287 (prise de Minorque par le roi Pierre III d'Aragon). Il exista entre 1276 et 1344 un royaume de Majorque indépendant, aux mains d'une branche cadette des rois d'Aragon, qui fut annexé par la couronne d'Aragon.

Au XIXe siècle, les recherches, publiées, de l'archiduc Louis-Salvador de Habsbourg-Lorraine font beaucoup pour la connaissances de ces îles.

Depuis 1983, cet ensemble d’îles forme une communauté autonome, parmi les communautés autonomes d'Espagne.

Politique et administrationModifier

Organisation institutionnelleModifier

Les Îles Baléares constituent une communauté autonome, au sens de la Constitution espagnole de 1978. L'archipel a connu deux statuts d'autonomie : la loi organique de , révisée à deux reprises, puis la loi organique de .

Le Parlement des Îles Baléares (en catalan : Parlament de les Illes Balears) comprend 59 députés, élus pour un mandat de quatre ans au scrutin proportionnel. Il exerce le pouvoir législatif, dans la limite des compétences attribuées par le statut d'autonomie, et le contrôle du gouvernement. À ce titre, il élit le président des Îles Baléares (en catalan : President de les Illes Balears), qui dirige le gouvernement régional, détenteur du pouvoir exécutif et réglementaire.

L'ensemble des institutions siègent à Palma, à Majorque, établie également comme la capitale de la communauté autonome. « Palma » seul est le nom de la ville[5].

HistoriqueModifier

Le Parti populaire (PPIB), et l'Alliance populaire (APIB) avant lui, sont la première force politique dans l'archipel depuis l'accession à l'autonomie. Le conservateur Gabriel Cañellas détient le record de longévité à la présidence du gouvernement, avec un peu plus de douze ans, tandis que son successeur, Cristòfol Soler, n'y est resté que dix mois, ce qui constitue le record de brièveté.

Aux élections de 2011, le PPIB a remporté 35 députés, soit la plus forte majorité absolue depuis 1983, permettant l'investiture de son président, José Ramón Bauzà, comme président des Îles Baléares.

À deux reprises, grâce à une alliance avec différents partis nationalistes insulaires, le socialiste Francesc Antich a dirigé la communauté, entre 1999 et 2003, puis de 2007 à 2011.

Depuis 2015, la socialiste Francina Armengol est la première femme à présider l'archipel.

Abel Matutes, commissaire européen de 1986 à 1994 et ministre des Affaires étrangères entre 1996 et 2000, Félix Pons, président du Congrès des députés espagnol entre 1986 et 1996, Jaume Matas, ministre de l'Environnement de 2000 à 2003, sont issus de l'archipel. Matas l'a même présidé deux fois, entre 1996 et 1999, puis entre 2003 et 2007, avant d'affronter des procédures judiciaires[6].

Police régionaleModifier

Depuis la réforme statutaire de 2007, le gouvernement régional dispose de la capacité de créer une police régionale (policía autonómica), à l'image des Mossos d'Esquadra catalans ou de l'Ertzaintza basque.

Après avoir évoqué la création d'une telle force de sécurité en 2007, le gouvernement régional de centre gauche au pouvoir a préparé un projet de loi en 2010, assurant la création d'une police dénommée « cos de guaita », dont la mise en place a été retardée à cause de la crise économique et des graves difficultés budgétaires des Baléares[7],[8],[9].

ÉconomieModifier

L'archipel des Baléares accueille chaque année environ dix millions de touristes, dont 20 % d'Allemands[10]. Ces derniers investissent dans des résidences secondaires qui deviennent ensuite des lieux de retraite pour une partie d'entre eux.

L'anglais est largement utilisé dans l'administration pour répondre aux demandes des touristes car un grand nombre d'entre eux n'utilise pas l'espagnol, et encore moins le catalan, les deux langues officielles. L'allemand est aussi pratiqué, mais dans une moindre mesure.

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • La Poésie aux Baléares à la fin du millénaire, anthologie bilingue préparée par Pere Rosselló Bover, Montpellier, 2002.
  • Majorque, l'île aux poètes, anthologie trilingue catalan, espagnol et français de poètes majorquins, dont Antoni Xumet et Jaume Mesquida, Éditions Illador (Site Web), 2009.

Liens externesModifier