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L'église du béguinage de Malines.

Le béguinage de Malines est fondé au XIIIe siècle. Il y avait le petit béguinage à l’intérieur et le grand béguinage en dehors de la ville.

Le béguinage est composé de petites maisons de béguines, une église et des jardins pittoresques. Le béguinage fait partie des monuments classés par l’UNESCO.

Après les réformes du pape Grégoire VII au XIe siècle, il y eut un mouvement spontané basé sur les Actes des Apôtres. Ces « nouveaux » apôtres étaient surtout des femmes qu’on nommait « femmes pieuses » ou « femmes sacrées ». Jusqu’à la fin du XIIe siècle, ces femmes vivaient avec leurs parents dans des maisons particulières dispersées en ville. Plus tard leur nom évoluera en béguines. Le nom apparaît pour la première fois dans la Chronique de Malines 355-1680. Remmerus Valerius dit qu’au début du XIIIe siècle, il y avait quelques béguines qui vivaient ensemble dans la rue des béguines. Comme date il avance 1207, mais il n’y a pas de sources historiques qui affirment cela.

Sommaire

Le début du petit béguinageModifier

En 1245, il y avait une commune de femmes avec Henry Surs comme chef spirituel. À cause du nombre de femmes, ils avaient acheté un terrain et construit une chapelle au milieu. La chapelle est dédiée à sainte Catherine. Autour de la chapelle, ils avaient construit quelques maisons. Les malades y étaient soignés par les béguines elles-mêmes. Les béguines avaient demandé à l’évêque si elles pouvaient s’installer en dehors des murs de la ville. Cette demande était autorisée en 1259.

Fondation et histoire du grand béguinage en dehors des rempartsModifier

Les maisons et l’église étaient bâties en grande vitesse. L’église était un cadeau de l’épouse de Wouter Berthout VI, le seigneur de Malines. L’église était terminée en 1276. En 1286, le béguinage était inauguré comme paroisse particulière.

Le béguinage était une ville repliée sur elle-même. Sophie Berthout y était la « patronne » et donnait en 1295 au béguinage ses premiers statuts. Les noms de plus de cent maisons de religieuses sont nommées dans la charte de 1370. Le chroniqueur Gerardus Dominicus Azevedo Coutinho y Bernal dit que plus de 900 béguines avaient souhaité la bienvenue à Charles le Téméraire lors d’une visite à Malines en 1467.

En 1550, il y avait plus de 1 500 béguines et une centaine de maisons religieuses à Malines. En 1556, l’iconoclasme atteignait le Béguinage pour la première fois avec beaucoup de destructions. En 1572, les soldats et mercenaires de Ferdinand Alvare de Tolède pillaient énormément de maisons et les brûlaient. Finalement, en 1578, tout le Béguinage était brûlé sur les ordres de l’administrateur de l’époque pour éviter qu’on utiliserait ces maisons lors d’une attaque contre la ville.

Fondation du béguinage actuel à l’intérieur de la villeModifier

 
Intérieur de l'église

À cause de la destruction, toutes les béguines étaient parties à Louvain, Bruxelles et Anvers. À leur retour, le premier regroupement avait lieu dans le Keizershof. Mais il n’y avait pas assez de place. À cause du concile de Trente, les béguines devaient déménager à l’intérieur des remparts de la ville.

De 1595 à 1614, les béguines achetaient toutes les parcelles entre la porte d’Anvers et le pont de Winket. Le domaine était fermé avec un mur et deux portes d’entrée. En 1629, la chapelle était remplacée par l’église. Au commencement, l’église avait un toit en bois. Finalement, l’église était inaugurée en 1647. L’intérieur était esquissé par un élève de Rubens. Il y avait plus de 80 peintures dans l’église. Maintenant il y a plus de 50 peintures qui sont sauvegardées.

Pendant la Révolution française, toutes les propriétés des béguines étaient réquisitionnées par l’État. En 1798, les portes étaient abattues et l’église était vendue publiquement. Elle était achetée par des fidèles du béguinage qui, plus tard, l’avaient offerte aux béguines.

Les deux dernières béguines de Malines sont mortes à la fin des années 1980.

Le béguinage dans les années 2000Modifier

Depuis 1998, les béguinages flamands sont inscrits sur la liste d’UNESCO. Les 40 dernières années, la plupart des maisons sont devenues propriété privée ou appartiennent au CPAS. À cause de ça, il y avait beaucoup de restaurations.

En 2005, la façade de l’église était restaurée. À cause des expositions d’art, des marchés aux puces et des associations actives des amis du béguinage, le béguinage a retrouvé une place au sein de la ville de Malines.

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SourcesModifier