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Augustin Pouyer-Quertier

homme politique français
Augustin Pouyer-Quertier
Augustin Pouyer-Quertier.png
Portrait photographique de Pouyer-Quertier par Victor Franck.
Fonctions
Président
Société libre d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres de l'Eure
depuis
Sénateur
Député
Biographie
Naissance

Étoutteville (France)
Décès

Rouen (France)
Sépulture
Nom de naissance
Auguste Thomas Pouyer-Quertier
Nationalité
française
Formation
Activité
Autres informations
Distinction
ROUEN CIMETIERE MONUMENTAL 20180605 66.jpg
Sépulture de Pouyter-Quertier au cimetière monumental de Rouen.

Augustin Pouyer-Quertier, né à Étoutteville le et mort à Rouen le est un industriel français.

BiographieModifier

Il fut élève de l'École polytechnique.

Il fonda à Rouen une fabrique de cotonnades, fut élu député avec l'appui du gouvernement (1857) et siégea avec la droite jusqu'en 1869. En 1862, il participa à la création d'une compagnie française qu'il préside, au capital de 25 millions de francs, pour entreprendre la culture du coton en Algérie[1], et qui joua un rôle dans l'histoire de la culture du coton en Algérie.

Député à l'Assemblée nationale (1871), il devint ministre des Finances () et prit part comme plénipotentiaire aux négociations du traité de Francfort où , ayant pris un fort ascendant sur Bismarck, il permit aux communes de Villerupt et de Thil de rester françaises[2]. Il est toutefois accusé par Le Mot d'ordre d'Henri Rochefort du , d'avoir eu intérêt à laisser Mulhouse aux mains des Allemands. Il préconisa une série d'impôts nouveaux, fit voter et émit avec succès l'emprunt permettant la libération anticipée du territoire.

Lors de l’affaire Janvier de La Motte, préfet de l'Empire accusé de concussion, il justifia les mandats fictifs, ce qui le contraignit à démissionner (23 avril 1872).

Il aida à la chute de Thiers (24 mai 1873), appuya le cabinet de Broglie et vota contre l'ensemble des lois constitutionnelles (1875). Sénateur de la Seine-Inférieure de 1876 à 1891, il refusa de former un ministère de résistance. Il fut également maire de la ville de Fleury-sur-Andelle dans l'Eure de 1854 à sa mort. « Élu le plus célèbre de la Seine inférieure sinon de toute la Normandie au XIXe siècle, Pouyer-Quertier passait alors pour l’incarnation même de cette province et du tempérament prêté à ses habitants[3]. »

Fondateur de la Compagnie française du télégraphe de Paris à New-York, dénommée « P. Q. », d’après les initiales de son président-fondateur, il donne un coup d'accélérateur aux agences de presse.

En 1883, il assure la présidence de la société libre d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres de l'Eure.

Il repose au cimetière monumental de Rouen. Un monument dit « Statue de Pouyer-Quertier », dû au sculpteur Alphonse Guilloux, érigé en 1894 à Rouen sur la place Cauchoise, a été détruit en 1941[4].

Parcours politiqueModifier

DistinctionsModifier

  • 19 octobre 1871 : officier, commandeur ;
  • 18 avril 1874 : grand officier de la Légion d'honneur[5].

Notes et référencesModifier

  1. Bulletin de la Société impériale zoologique d'acclimatation, Volume 9
  2. Aimé Laussedat, La Délimitation de la frontière franco-allemande : souvenirs et impressions, Paris, Charles Delagrave, , 219 p., 23 cm (OCLC 186822277, lire en ligne).
  3. Jean-Pierre Chaline, Dictionnaire des parlementaires de Haute-Normandie sous la Troisième République, 1871-1940, vol. 289, Rouen, Publications de l’Université de Rouen, , 349 p. (ISBN 978-2-87775-669-3, lire en ligne), p. 281.
  4. Yvon Pailhès, Rouen : du passé toujours présent… au passé perdu : les églises, les monuments, rues et places, Luneray, Bertout, , 230 p. (ISBN 2-86743-539-0), p. 224-225
  5. « Notice n° LH/2217/11 », base Léonore, ministère français de la Culture.

SourcesModifier

  • Larousse du XXe siècle

BibliographieModifier

Liens externesModifier