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Armée nationale libyenne
الجيش الوطني الليبي (ar)
ANL
Image illustrative de l’article Armée nationale libyenne

Idéologie Diverses
Statut Actif
Fondation
Date de formation 2011
Pays d'origine Drapeau de la Libye Libye
Fondé par Khalifa Haftar
Organisation
Membres 25 000
Allégeance Chambre des représentants
Composée de Forces terrestres
Force aérienne
Sanctuaire Cyrénaïque
Soutenu par Émirats arabes unis, Égypte
Première guerre civile libyenne
Deuxième guerre civile libyenne

L’auto-proclamée[1] Armée nationale libyenne (en arabe : الجيش الوطني الليبي (Al-jaysh al-watani al-llibi)) est un groupe de milices disparates organisé autour d'un noyau dur d'armée régulière, non reconnu internationalement et associé à la Chambre des représentants[2]. Elle est évaluée en 2018 à 25 000 hommes[2].

Elle se présente comme le successeur de l'Armée de libération libyenne qui avait elle-même remplacé les Forces armées de la Jamahiriya arabe libyenne à la suite de la guerre civile libyenne.

Son commandant en chef est le maréchal Khalifa Haftar.

Sommaire

HistoireModifier

La pertinence de cette section est remise en cause. Considérez son contenu avec précaution. Améliorez-le ou discutez-en. (juin 2019)
Motif avancé : L'ANL n'est pas l'armée nationale de l'Etat libyen. La mention des coopérations institutionnelles et des achats d'armes projetés ou passés par l'Etat libyen ne sont pas pertinents.

L'Armée nationale libyenne est fondée après la fin de la guerre civile libyenne en octobre 2011.

L'Armée nationale libyenne est rapidement confrontée à de multiples milices locales séparatistes qui rejettent l'autorité du Conseil national de transition puis du Congrès général national démocratiquement élu lors de l'élection de l'assemblée constituante en juillet 2012. Des combats éclatent ainsi à l'aéroport de Tripoli le 4 juin et à Bani Walid du 9 septembre au , faisant 50 soldats tués et 26 à 35 miliciens tués[3].

Le 18 novembre 2011, Khalifa Haftar est nommé chef de l'état-major de l'armée, provoquant la colère des islamistes, qui le considèrent comme « l'homme des Américains »[4].

En décembre 2011, la Turquie annonce accepter assurer la formation de l'armée libyenne, en pleine réorganisation après la guerre civile[5],[6].

En 2012, le chef d'état-major est Youssef al-Mangouch, qui fait du désarmement des milices et de la reconstruction des anciennes bases militaires une priorité pour la défense nationale[7].

Le 28 mai 2012, l'Italie et la Libye signent un accord bilatéral dans le domaine de la défense.

En juillet 2012, les Libyens annoncent leur souhait d'acquérir des Dassault Mirage F1 à la France (signature d'un accord de coopération militaire lors de la visite du ministre de la Défense Gérard Longuet à Tripoli[8],[9]), des Eurofighter Typhoon au Royaume-Uni ainsi que des Lockheed C-130 Hercules et des hélicoptères CH-47 Chinook aux États-Unis[10].

En décembre 2012, des officiels russes indiquent que la coopération militaire avec la Libye va reprendre après que les nouvelles autorités libyennes ont demandé auprès de la Russie de réparer son arsenal militaire, notamment ses avions, en grande partie d'origine soviétiques[11].

En 2013 débute l'opération Cyrène, opération de formation de 2 000 des forces libyennes par les Forces armées italiennes tandis que 6 000 autres le seront par les États-Unis. Financée par la Libye, les neuf premiers mois de 2013, elle aurait coûté 7,5 millions d'euros.

À la suite de la guerre civile libyenne, les demandes de livraisons de matériel lourd ne se sont pas concrétisées début 2015.

Le , Mahmoud al-Werfalli, l'un des commandants des forces pro-Haftar, recherché par la CPI pour des violations des droits de l'homme, se rend aux forces du maréchal[12].

CompositionModifier

En 2017, le maréchal Haftar affirme disposer de 75 000 hommes sous ses ordres[13]. Mais pour Arnaud Delalande, consultant sur les questions de défense spécialisé sur la Libye, en 2019 l'ANL compte au total 25 000 hommes, dont 7 000 réguliers et 18 000 miliciens[14].

La composante régulière de l'ANL est composée de plusieurs dizaines d'unités, d'un total d'environ 7 000 hommes.

Le maréchal Haftar emploie également 12 000 membres auxiliaires de milices[2], dont un certain nombre de membres de groupes armés soudanais et tchadiens[2] ː

Leur déploiement a commencé en mars 2015 dans les zones d'Oubari, al-Waw et al-Wigh. En mars 2016, elles ont joué un rôle clé pour s'emparer et protéger les installations pétrolières[2].

Elle s'est engagée aux côtés de l'ANL avec 1 500 combattants au milieu de l'année 2016[2].

Enfin, l'ANL agrège des milices de Zintan (2 500 hommes) et, dans une certaine mesure, la 6e brigade de Sebha, une force tribale des Oulad Souleymane[2].

En septembre 2017, quatre zones militaires ont été créées couvrant toute la zone centrale et une grande partie de la zone occidentale de la côte[2] ː la zone militaire du golfe de Syrte (quartier général ː Ajdabiya), la zone militaire de Misrata (quartier général ː Khoms), la zone militaire de Tripoli (quartier général ː souq al-Khamis), la zone militaire de Zaouïa (quartier général ː Sabratha). Dans les faits, l'ANL ne contrôlait alors que la zone du golfe de Syrte[2].

OrganisationModifier

En 2018, le commandant de la zone militaire de Koufra était al-Mabrouk al-Ghazoui[15].

Notes et référencesModifier

  1. Célian Macé, En plein chaos libyen, les salafistes gagnent du terrain, Libération, 3 avril 2018.
  2. a b c d e f g h i et j Arnaud Delalande, « Forces on the Libyan ground: Who is Who », Italian Institute for International Political Studies,‎ (lire en ligne, consulté le 19 janvier 2019).
  3. (en) « Confusion rife as Libyan army storms town of Bani Walid », The Guardian, 19 octobre 2012.
  4. « Libye: Haftar, un général controversé au cœur de la crise qui mine le pays », sur www.lamontagne.fr (consulté le 17 septembre 2016)
  5. (en) « Turkey to Train Libya's Army », Turkish Weekly, 21 décembre 2011.
  6. (en) « Turkey to Train Libya’s Army », Shabab Libya, 21 décembre 2011.
  7. (en) « Libya Army chief of staff wants to disarm fighters », Zee News, 5 janvier 2012.
  8. (fr) « Tripoli et Paris renforcent leur coopération militaire », 20 minutes, 26 février 2012.
  9. (fr) « Coopération militaire entre la France et la Libye », AfriqueJet, 30 novembre 2012.
  10. (en) « Libyan Air force to be re-equipped with Rafale and Typhoon multi-role fighters. And some U.S. planes too », The Aviationist, 4 juillet 2012.
  11. (en) « Russia and Libya: will they restore military and technical cooperation? », The Voice of Russia, 13 décembre 2012.
  12. « Libye : un officier recherché par la CPI se rend », sur BBC Afrique (consulté le 8 février 2018).
  13. Thierry Portes, Libye : la victoire parisienne du général Haftar, Le Figaro, 26 juillet 2017.
  14. En Libye, impasse militaire et luttes d'influence étrangères, AFP, 3 mai 2019.
  15. (en) Andrew McGregor, « Salafists, Mercenaries and Body Snatchers: The War for Libya’s South », Terrorism Monitor, vol. 16, no 7,‎ (lire en ligne, consulté le 18 janvier 2019).