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Contexte historiqueModifier

Après les États-Unis qui ont rendu public leur programme d'armement nucléaire puis bombardé Hiroshima et Nagasaki en 1945, l'Union soviétique fait exploser sa première bombe atomique expérimentale RDS-1 le .

La dénonciation de la guerre atomique par le Mouvement mondial des partisans de la paix prend une dimension exceptionnelle lorsque le Conseil mondial de la paix (réuni à Stockholm) lance, le , « l'appel de Stockholm » qui exige notamment « l'interdiction absolue de l'arme atomique ».

Tandis que, dans le même temps, se déclenche la guerre de Corée (le 25 juin), cette campagne rencontre un véritable succès populaire, recueillant officiellement 15 millions de signatures (plus vraisemblablement une dizaine de millions) en France. Dans le monde, le Mouvement revendique plus de 500 millions de signatures, chiffre gonflé par le comptage systématique de l'ensemble des populations des pays de l'Est.

Malgré le zèle des militants communistes et le prestige des intellectuels engagés (Picasso, Vercors, Joliot-Curie), ce mouvement d'opinion ne se transforme pas en organisation de masse durable.

Contenu de l'appelModifier

« APPEL
Nous exigeons l'interdiction absolue de l'arme atomique, arme d'épouvante et d'extermination massive des populations.
Nous exigeons l'établissement d'un rigoureux contrôle international pour assurer l'application de cette mesure d'interdiction.
Nous considérons que le gouvernement qui, le premier, utiliserait, contre n'importe quel pays, l'arme atomique, commettrait un crime contre l'humanité et serait à traiter comme criminel de guerre.
Nous appelons tous les hommes de bonne volonté dans le monde à signer cet appel. »

— Stockholm, 19 mars 1950

Quelques signatairesModifier

OpposantsModifier

BibliographieModifier

RéférencesModifier

  1. Jeannine Verdès-Leroux, « Qui a signé l'appel de Stockholm ? », op. cit.
  2. Claude Lecomte, « Jacques Chirac, sabre au clair », L'Humanité, .

Articles connexesModifier