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Ambassade de France en Afghanistan
Drapeau de la France
France
Lieu Avenue de Cherpour - Chahr-e Nao
Kaboul
Coordonnées 34° 31′ 46″ nord, 69° 10′ 46″ est
Ambassadeur David Martinon
Nomination
Site web http://www.ambafrance-af.org/

Géolocalisation sur la carte : Afghanistan

(Voir situation sur carte : Afghanistan)
Ambassade de France en Afghanistan

Voir aussi : Ambassade d'Afghanistan en France
Ambassadeurs françaisConsuls français

L'ambassade de France en Afghanistan est la représentation diplomatique de la République française auprès de la République islamique d'Afghanistan. Elle est située à Kaboul, la capitale du pays, et son ambassadeur est, depuis 2018, David Martinon.

AmbassadeModifier

L'ambassade est située avenue de Cherpour, dans le quartier Char-e Nao, au centre de la capitale Kaboul. Elle accueille aussi une section consulaire.

Le bâtiment est inauguré par le Premier ministre Georges Pompidou en 1968. Le 31 mai 2017, un attentat détruit l'ambassade d'Allemagne située non loin et souffle l'ambassade de France mais sans faire de blessés dans la légation. Réduite de moitié, elle est désormais installée dans des annexes et des constructions modulaires[1].

HistoireModifier

Ambassadeurs de France en AfghanistanModifier

Relations diplomatiquesModifier

En 1921, la France reconnait l'indépendance et la souveraineté de l'Afghanistan. Une légation est installée à Kaboul, dans une résidence royale, à la fin de l'année 1923[9], et Maurice Fouchet devient le premier « Ministre de France » dans le pays. Quelques mois auparavant, en 1922, l'orientaliste Alfred Foucher avait signé avec le roi Amanoullah une convention qui confiait à la DAFA (Délégation archéologique française en Afghanistan) le monopole des fouilles archéologiques dans le royaume.

En 1929, lors des combats qui aboutissent à la chute de l'usurpateur Batcha-e Saqao, des pillards saccagent la résidence de la légation. Elle sera fermée durant la Seconde Guerre mondiale et les intérêts de la France sont confiés à la Turquie. Les relations diplomatiques sont rétablies en décembre 1945 et la légation devient une ambassade le .

En 1966, un accord de coopération culturelle et technique est signé entre l'Afghanistan et la France, au lendemain de la visite d'État du roi Zaher Shah à Paris et ses entretiens avec le général de Gaulle. En 1968, c'est Georges Pompidou, alors premier ministre de France, qui pose la première pierre du nouveau bâtiment du lycée Esteqlal de Kaboul.

En raison de l'invasion soviétique en 1979, l'Afghanistan n'a eu pratiquement aucune relation diplomatique avec les pays occidentaux durant près de 25 ans et la coopération a été suspendue.

Un poste diplomatique français à Kaboul est maintenu durant cette période, dirigé par un chargé d'affaires, la France ne reconnaissant toujours pas le régime en place. Il est cependant fermé en 1988 et rouvert en août 1990 par le chargé d'affaires, Thierry Bernadac, avec une petite équipe diplomatique, deux gardiens de la paix, deux secrétaires, un attaché de presse, un consul et un vice-consul, ainsi que le personnel civil qui avait continué d'entretenir le bâtiment durant la fermeture et évité les pillages.

La fin du régime taliban a permis la réouverture de l'ambassade de France en février 2002, les relations franco-afghanes ayant alors repris un rythme soutenu.

Outre la présence de forces françaises au sein de l'ISAF (Force internationale d'assistance et de sécurité), la coopération a repris dans les domaines de l'éducation, de l'agriculture, de la santé et de la gouvernance. La DAFA a également repris ses activités en 2003. Le Centre Culturel Français (devenu Institut Français d'Afghanistan) a lui aussi rouvert dans les locaux du Lycée Esteqlal la même année.

ConsulatModifier

Communauté françaiseModifier

Au 31 décembre 2016, 207 Français sont inscrits sur les registres consulaires en Afghanistan[10].

Population française inscrite au registre mondial
2001 2002 2003 2004
----
2005 2006 2007 2008
206226189177
2009 2010 2011 2012
303319334286
2013 2014 2015 2016
241212201207
Personnes inscrites au registre des Français établis hors de France au 31 décembre de chaque année.
(Sources : données publiques sur data.gouv.fr et ministère français des Affaires étrangères, dont 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016)

Circonscriptions électoralesModifier

Depuis la loi du [11] réformant la représentation des Français établis hors de France avec la mise en place de Conseils consulaires au sein des missions diplomatiques, les ressortissants français d'une circonscription recouvrant l'Iran, le Pakistan, l'Afghanistan, l'Azerbaïdjan, le Turkménistan, le Kazakhstan, le Tadjikistan, l'Ouzbékistan et le Kirghizistan élisent pour six ans trois conseillers consulaires. Ces derniers ont trois rôles :

  1. ils sont des élus de proximité pour les Français de l'étranger ;
  2. ils appartiennent à l'une des quinze circonscriptions qui élisent en leur sein les membres de l'Assemblée des Français de l'étranger ;
  3. ils intègrent le collège électoral qui élit les sénateurs représentant les Français établis hors de France.

Pour l'élection à l'Assemblée des Français de l'étranger, l'Afghanistan appartenait jusqu'en 2014 à la circonscription électorale de New Delhi[12] comprenant aussi le Bangladesh, l'Inde (sauf Pondichéry), l'Iran, les Maldives, le Népal, le Pakistan et le Sri Lanka, et désignant deux sièges. L'Afghanistan appartient désormais à la circonscription électorale « Asie centrale et Moyen-Orient » dont le chef-lieu est Dubaï et qui désigne quatre de ses 23 conseillers consulaires pour siéger parmi les 90 membres de l'Assemblée des Français de l'étranger[13].

Pour l'élection des députés des Français de l’étranger, l'Afghanistan dépend de la 11e circonscription.

Notes et référencesModifier

  1. François de Labarre, « Kaboul. Permission de sortie pour monsieur l'ambassadeur », Paris Match, semaine du 10 au 16 janvier 2019, p. 56-61.
  2. a et b Envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire.
  3. Envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire, puis ambassadeur à compter du .
  4. a b c d e f et g Chargé d'affaires a.i.
  5. Le poste diplomatique est fermé entre 1988 et 1990.
  6. Décret du 10 mai 2016, JORF no 110 du 12 mai 2016, texte no 11, NOR MAEA1604342D.
  7. Luc Mathieu, « David Martinon, un «Sarko-boy» ambassadeur de France à Kaboul », Libération,‎ , p. 8 (lire en ligne, consulté le 20 juillet 2018)
  8. Décret du 22 août 2018 portant nomination d'un ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République française auprès de la République islamique d'Afghanistan - M. MARTINON (David) (lire en ligne)
  9. [PDF] Traité du 22 avril 1922
  10. Population française inscrite au registre mondial (auprès des postes consulaires) au 31/12/2016.
  11. Loi no 2013-659 du 22 juillet 2013 relative à la représentation des Français établis hors de France sur Légifrance.
  12. Décret no  2005-552 du 24 mai 2005.
  13. Élections 2014 - découpage mondial par circonscription AFE, sur le site du ministère des Affaires étrangères.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • 90 ans de relations France-Afghanistan, 1922-2012, Actes du colloque tenu à l'Assemblée nationale les 16 et 17 mars 2012, CEREDAF, 2013, 335p., bibliogr., index.
  • Françoise Olivier-Utard, Politique et archéologie : Histoire de la Délégation archéologique française en Afghanistan, 1922-1982, 2e édition, préface de Jean-Claude Gardin, Paris, Éditions Recherche sur les civilisations, 2003, [présentation en ligne].
  • Annick Fenet, Documents d’archéologie militante. La mission Foucher en Afghanistan (1922-1925), Paris, 2010, 695 p. (Mémoires de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, t. XLII) : sur la création et les premières années de l'Ambassade, avec édition de correspondances (Maurice Fouchet, Edouard Chauvet, etc.)
  • Gilles Rossignol, Afghanistan. Chroniques d'histoire, Paris, CEREDAF, 2018 (ouvrage faisant une large place aux archives diplomatiques françaises).

Liens internesModifier

Liens externesModifier