Ali Larijani

homme politique iranien
Ali Larijani
Image dans Infobox.
Fonctions
Président du parlement iranien
-
Député à l'Assemblée consultative islamique
Qom (en)
depuis le
Secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale
-
Président du conseil d'administration
Islamic Republic of Iran Broadcasting
-
Ministère de la Culture et de l'Orientation islamique
-
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (64 ans)
NadjafVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
علی اردشیر لاریجانیVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Père
Hashem Amoli (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Sadeq Larijani
Mohammad Javad Ardashir Larijani (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Religion
Parti politique
Site web
signature d'Ali Larijani
Signature

Ali Ardashir Larijani (en persan : علی اردشیر لاریجانی), né le à Najaf (Irak), est un homme politique iranien. Il est président de l'Assemblée consultative islamique d'Iran de 2008 à 2020.

BiographieModifier

FamilleModifier

Ali Larijani est le fils de l'ayatollah Hashem Amoli et le frère de Sadeq Larijani, un clerc, membre du Conseil des gardiens, chef du système judiciaire iranien et président du Conseil de discernement de l'intérêt supérieur du régime depuis 2019[1], de Mohammad-Javad Larijani (en) et Fazel Larijani (en), attaché culturel iranien à Ottawa. Il est aussi le gendre de l'ayatollah Morteza Motahhari et un cousin d'Ahmad Tavakkoli.

ÉtudesModifier

Ali Larijani est titulaire d'un doctorat et d'un master en philosophie occidentale de l'université de Téhéran et a obtenu son baccalauréat universitaire en informatique et en mathématiques avec la mention summa cum laude à l'université de technologie de Sharif.

Carrière politiqueModifier

DébutsModifier

En 1992, Ali Larijani est nommé ministre de la Culture et de l'Orientation islamique sous le président Rafsandjani, succédant à Mohammad Khatami qui était démissionnaire.

Entre 1994 et 2004, il dirige l'Islamic Republic of Iran Broadcasting (IRIB), l'agence de radio-télévision publique, sur nomination du Guide suprême.

Candidat à l'élection présidentielle de 2005Modifier

Larijani est candidat à la présidence lors de l'élection présidentielle de 2005. Il se classe sixième, avec 5,83 % des votes.

Larijani est considéré comme le candidat le plus important de l'alliance des conservateurs pour l'élection présidentielle de 2005. Il est soutenu par la Société islamique des ingénieurs, entre autres groupes conservateurs et est désigné comme le choix final du Conseil pour la coordination des forces de la Révolution (en persan : شورای هماهنگی نیروهای انقلاب), qui est composé de représentants de partis et organisations conservatrices influentes. Cependant, il est le moins populaire des trois candidats conservateurs, les autres étant Mahmoud Ahmadinejad (2e place à l'issue du premier tour) et Mohammad Bagher Ghalibaf (5e à l'issue du premier tour).

Le , il succède à Hassan Rohani en tant que secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale. Il y est l'un des deux représentants du Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei. Dans le cadre de ses fonctions, il est notamment le principal négociateur sur les sujets en rapport avec la sécurité nationale, comme le sujet du programme nucléaire iranien.

Il démissionne le et est remplacé par le vice-ministre des Affaires étrangères chargé des relations avec l'Europe et les États-Unis, Saïd Jalili.

Président de l'AssembléeModifier

En mai 2008, Larijani est élu président de l'Assemblée consultative islamique d'Iran[2].

Larijani ne se représente pas lors des élections législatives iraniennes de 2020 et son mandat à la tête de l'Assemblée doit s'arrêter dès qu'un successeur est élu mais en raison de la pandémie de Covid-19, cette élection est retardée[3].

En avril 2020, Larijani est testé positif au Covid-19 et placé en quarantaine[3].

Il est remplacé en mai 2020 par Mohammad Ghalibaf[4].

À partir de 2020, il est conseiller spécial auprès du Guide de la révolution. Il conduit notamment les négociations menant à un accord pluriannuel de coopération stratégique avec la Chine[5].

Élection présidentielle de 2021Modifier

Ali Larijani dépose sa candidature à l'élection présidentielle de 2021 et est considéré comme l'un des favoris avec Ebrahim Raïssi[6]. Sa candidature n'est toutefois pas validée par le Conseil des gardiens de la Constitution[7].

RéférencesModifier

  1. (en) « Former hard-line presidential candidate could become Iran's judiciary chief », sur Al Monitor, (consulté le )
  2. (en) Orla Ryan, « Ahmadinejad rival elected as Iranian speaker », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  3. a et b (en) Yasna Haghdoost, « Iran’s Parliament Speaker Larijani Quarantined With Coronavirus », Bloomberg,
  4. « Un « dur nouvelle génération » à la présidence du Parlement iranien », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  5. (fa) سعید جعفری, « علی لاریجانی؛ روایتی از ورود به «منطقه ممنوعه» و هبوط «فیلسوف حاکمیت» », sur euronews,‎ (consulté le )
  6. (en) « Leading conservatives Raisi and Larijani enter Iran presidential race », BBC News,
  7. « Sept candidats à l’élection présidentielle approuvés en Iran », AFP et Le Monde,

Liens externesModifier