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Elymus repens

espèce de plantes
(Redirigé depuis Agropyron repens)

Chiendent commun

Page d'aide sur l'homonymie Pour les nombreuses plantes portant le nom vernaculaire de chiendent, voir Chiendent.

Elymus repens, le chiendent officinal ou chiendent commun[2], est une plante herbacée de la famille des Poacées (sous-famille des Pooideae, tribu des Triticeae), très vivace par ses rhizomes. Cette plante, très commune, est considéré par certain comme une mauvaise herbe des cultures et des jardins.

Noms communs : chiendent officinal, chiendent rampant, petit chiendent, blé-rampant, laitue de chien (en anglais : dog grass, couch grass, en allemand : Ackerquecke, Gemeine Quecke, en espagnol : grama del norte, en italien : gramigna, dente-canino, caprinella).

DescriptionModifier

 
Épi

Plante herbacée vivace de 30 cm à 1,2 m de haut.

Feuilles plates, allongées et aiguës, de 3 à 10 mm de largeur, un peu rudes à leur face supérieure.

Fleurs en épis dressés, aplatis, formés d'épillets assez espacés, disposés sur deux rangs (distiques) de couleur verte à vert glauque.

Tiges souterraines (rhizomes) très ramifiées, très longues, de couleur blanche, qui assurent la reproduction végétative de la plante de manière très efficace.

DistributionModifier

Plante originaire d'Europe, d'Asie (du Moyen-Orient à la Sibérie et à la Chine, à l'Inde et au Pakistan), et d'Afrique du Nord, très répandue, y compris en montagne, naturalisée et envahissante en Amérique du Nord et dans tout l'hémisphère sud.

UtilisationModifier

 
Chiendent dans un champ de blé tendre.
  • Adventice envahissante, et difficile à extirper, des jardins et des champs cultivés (de même que les espèces voisines E. campestris et E. intermedia).
  • Le rhizome peut être séché et moulu puis utilisé en bouillie : ce légume-racine était ainsi utilisé en période de disette ou simplement séché pour en faire des brosses. Les jeunes pousses de rhizome peuvent être mangées crues. Il était parfois utilisé pour confectionner un alcool dont la recette s'est perdue, et de la bière de chiendent[3].
  • Plante médicinale par son rhizome, qui a des propriétés émollientes et diurétiques ; employé en décoction.
  • Valeur fourragère : le chiendent peut être très bon pour les animaux en pâturage quand il est jeune à sa 2e coupe car il est très riche en protéines. Plus il vieillit, plus il devient dur et ligneux.

Il est possible de reconnaître le chiendent sans le déterrer pour voir ses rhizomes[4]. En effet, les feuilles de cette plante possèdent, à la base du limbe, des oreillettes ou auricules qui ressemblent à de petits crochets ou de petites griffes enserrant la tige. Cependant, pour confirmer l’identification, on peut déterrer un plant et vérifier s’il provient d’un bout de rhizome. Les feuilles présentent d’autres caractéristiques. Les premières feuilles ont presque toujours du poil. Les suivantes peuvent ou non en avoir. Les nouvelles feuilles apparaissent enroulées sur elles-mêmes à leur émergence. Elles ont de 10 à 20 cm de long et 2 à 2,5 mm de large. On remarque aussi souvent une zone pincée vers l’extrémité de la feuille.

Le chiendent peut parfois être confondu avec le brome inerme (Bromus inermis), mais les rhizomes du brome sont plus courts et plus foncés. Le W sur la feuille du brome est très apparent et se trouve au milieu de la feuille. Les graines des deux espèces se ressemblent beaucoup.

MaladiesModifier

 
Chiendent avec des ergots (sclérotes).

Le chiendent peut être un réservoir de virus ou de champignons transmissibles aux céréales. C'est en particulier, un hôte de l'ergot du seigle.

TaxinomieModifier

SynonymesModifier

Selon Catalogue of Life (11 décembre 2017)[5] :

  • Agropyron junceum var. repens (L.) T.Marsson
  • Agropyron repens (L.) P.Beauv.
  • Braconotia officinarum Godr., nom. superfl.
  • Elytrigia repens (L.) Nevski
  • Frumentum repens (L.) E.H.L.Krause
  • Triticum infestum Salisb., nom. superfl.
  • Triticum repens L.
  • Zeia repens (L.) Lunell

Sous-espècesModifier

  • Elymus repens subsp. arenosus (Spenn.) Melderis (1978)
  • Elymus repens subsp. atlantis (Maire) Ibn Tattou (1998)
  • Elymus repens subsp. calcareus (Cernjavski) Melderis (1978)
  • Elymus repens subsp. elongatiformis (Drobow) Melderis
  • Elymus repens subsp. repens

Notes et référencesModifier

  1. ITIS, consulté le 20 juin 2013
  2. Luc Brouilet et al., « Elymus repens (Linnaeus) Gould », sur VASCAN, la Base de données des plantes vasculaires du Canada, 2010+ (consulté le 25 juin 2011)
  3. « Chiendent », sur jardinage.ooreka.fr (consulté le 10 avril 2019).
  4. Moyens de lutte au Chiendent (Elytrigia repens) en production biologique.
  5. Catalogue of Life, consulté le 11 décembre 2017

Voir aussiModifier

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Article connexeModifier

Liens externesModifier