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Achille Testelin

personnalité politique française

Achille Testelin
Fonctions
Sénateur inamovible du Nord
Prédécesseur -
Successeur -
Député du Nord
Prédécesseur -
Successeur -
Député du Nord
Prédécesseur -
Successeur -
Président du Conseil général du Nord
Prédécesseur Charles Plichon (Union des droites)
Successeur Charles Seydoux (Parti républicain libéral)
Conseiller général du Nord
(élu pour le Canton de Lille-Centre)
Prédécesseur Louis Faidherbe (Républicain)
Successeur Emile Ovigneur (Républicain)
Prédécesseur Gaspard Thémistocle Lestiboudois (Opposition dynastique)
Successeur Henri Bernard
Conseiller général du Nord
(élu pour le Canton de Lille-Sud-Ouest)
Prédécesseur Casimir-Edmond Mourmant
Successeur M. Bère (Républicain)
Préfet du Nord
Prédécesseur Auguste Cousin
Successeur James Fleury
Biographie
Nom de naissance Achille-Arthur-Armand Testelin
Date de naissance
Lieu de naissance Lille (Nord)
Date de décès (à 77 ans)
Lieu de décès Paris (Seine)
Nationalité Drapeau de France Français
Parti politique Union républicaine
Profession Médecin
Achille Testelin 1814-1891. Monument érigé à Lille, le 13 octobre 1933, en remplacement d'un monument antérieur détruit par les Allemands en 1917. Sculpteur : Robert Coin ; architecte : Emile Debuisson, situé en bordure du canal de l'Esplanade, près du pont Ramponneau,

Achille Testelin, né le à Lille (Nord) et mort le à Paris (Seine) est un homme politique français.

BiographieModifier

Il servit d'abord comme chirurgien militaire, puis se fit recevoir docteur à Paris en 1837, et alla exercer sa profession dans sa ville natale. Républicain militant sous le règne de Louis-Philippe, et lié avec Delescluze, il fut nommé, après février 1848, commissaire de la République dans le Nord, devint conseiller général, et fut élu en 1849, comme candidat du parti républicain avancé à l'Assemblée législative dans ce département. Il prit place à gauche, dans les rangs de la minorité démocratique, et vota avec la Montagne. Il combattit énergiquement la politique de l'Élysée, protesta contre le coup d'État du 2 décembre 1851, et fut alors expulsé de France. Réfugié à Bruxelles, il s'y établit comme médecin, rentra à Lille à l'amnistie de 1859, reprit l'exercice de sa profession, collabora aux journaux de l'opposition, et fut réélu conseiller général du Nord en 1867.

Nommé, le , préfet du Nord, puis, le , commissaire de la Défense nationale dans les départements de l'Aisne, du Nord, du Pas-de-Calais et de la Somme, il déploya dans ce poste de réelles qualités administratives et seconda utilement les opérations militaires du général Faidherbe. Pendant la Commune, le gouvernement de Thiers utilisa les anciennes relations de Testelin avec Delescluze pour essayer de détacher ce dernier du parti communaliste ; Testelin échoua dans cette mission, dont il fut question à l'Assemblée lors de la vérification des pouvoirs du nouveau représentant du Nord ; en effet, après avoir échoué, le , Testelin fut élu, le suivant, représentant du Nord, en remplacement de Thiers optant pour la Seine. Il s'inscrivit au groupe de l'Union républicaine et prit plusieurs fois la parole à l'Assemblée : la vivacité de ses discours et surtout de ses Interruptions provoqua parfois d'orageux incidents.

Le , il fut élu sénateur inamovible par l'Assemblée nationale. Il suivit à la Chambre haute la même ligne politique que précédemment, et parut encore plusieurs fois a la tribune, ou il continua de se distinguer par l'ardeur de ses polémiques et de ses reparties. Adversaire du gouvernement du , il se prononça contre la dissolution de la Chambre des députés, prit une part active aux mesures de résistance prises par les gauches sénatoriales, repoussa l'ordre du jour Kerdrel, et soutint le cabinet Dufaure[1],[2].

Notes et référencesModifier

SourcesModifier