Aboulféda

historien et géographe arabe
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Ismāʿīl b. (al-Afḍal) ʿAlī b. (al-Muẓaffar) Maḥmūd b. (al-Manṣūr) Muḥammad b. Taḳī al-Dīn ʿUmar b. S̲h̲āhans̲h̲āh b. Ayyūb, al-Malik al-Muʾayyad ʿImād al-Dīn[1], plus connu sous le nom d'Aboulféda[2] (en arabe : أبو الفداء Abū al-Fidā' ; en latin : Abulfeda), né en 1273 et mort en 1331, est un géographe et historien kurde[3] de langue arabe.

Aboulféda
أبوالفداء.jpg
Fonction
Sultan
Titre de noblesse
Sultan
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
ابو الفداء, اسماعيل بن علي بن محمودVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
أبو الفداءVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
Domaines
Religion
Œuvres principales
Taqwim al-Buldan (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

BiographieModifier

Né à Damas dans la maison familiale, Aboulféda appartient à la dynastie des Ayyoubides d'origine kurde[4], qui est une branche de la dynastie Rawadi ou Rawandi. Il se distingua à la fois comme écrivain et comme guerrier pendant les croisades. Après avoir participé à la lutte contre les croisés, il entra au service du sultan d'Égypte Qalâ'ûn, et fut nommé par lui gouverneur, puis prince d'Hama en Syrie. Il est surtout connu par son ouvrage de géographie Localisation des pays, synthèse de la géographie littéraire et mathématique, et par ses travaux d'histoire : il abrégea et poursuivit jusqu'à son époque l'Histoire d'Ibn al-Athir.

On a d'Aboulféda :

  • une Histoire abrégée du genre humain, en arabe, traduite partiellement en latin par Johann Jacob Reiske, sous le titre d'Annales moslemici ;
  • une géographie intitulée Vraie situation des pays, traduite également par Reiske.
  • Un résumé (en arabe) de l'histoire des croisades tiré des "Annales" d'Aboulféda ainsi que son autobiographie (traduite en français) ont été publiées dans le "Recueil des historiens des croisades", Historiens orientaux, tome premier, publié par l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres à Paris, par l'Imprimerie nationale en 1882.

PostéritéModifier

Aboulféda est traduit au début du XVIIIe siècle par Jean Gagnier en latin, qui publie une partie de sa Géographie et une vie de Mohammed d'après ses sources, après avoir critiqué le mauvais usage du Al-Mukhtaṣar fī akhbār al-bashar d'Aboulféda par le grand philologue catholique Louis Marracci[5].

Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, Johann Jacob Reiske poursuit, toujours en latin, l'effort de traduction.

Notes et référencesModifier

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  1. https://referenceworks.brillonline.com/entries/encyclopedie-de-l-islam/abu-l-fida-SIM_0182?lang=en
  2. Aussi écrit Aboul Féda, Aboul-Féda, Aboul Fida ou Aboul Réda
  3. (en) Mehrdad R. Izady (Av Mehrdad Izady), The Kurds : A Concise Handbook, , 268 p. (ISBN 978-0-8448-1727-9, lire en ligne), p. 35
  4. Edmond Lorot, Recension sur la Bordah ou l'éveil de l'âme (Vol. I - 1ère partie), , 650 p. (ISBN 978-1-326-82666-6, lire en ligne), p. 113
  5. Ziad Elmardafy, ’’The Enlightenment Qur'an: The Politics of Translation and the Construction of Islam’’, Oneworld Publications, 2009, p. 39

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier