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Abbaye Saint-Vincent de Nieul-sur-l'Autise

abbaye située en Vendée, en France

Abbaye Saint-Vincent de Nieul-sur-l'Autise
Façade est.
Façade est.
Présentation
Culte Catholique romain
Type Abbaye
Début de la construction XIe siècle
Fin des travaux XIXe siècle
Style dominant Gothique
Protection Logo monument historique Classé MH (1862)[1]
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée
Ville Nieul-sur-l'Autise
Coordonnées 46° 25′ 19″ nord, 0° 40′ 48″ ouest

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Abbaye Saint-Vincent de Nieul-sur-l'Autise

Géolocalisation sur la carte : Vendée

(Voir situation sur carte : Vendée)
Abbaye Saint-Vincent de Nieul-sur-l'Autise

L'abbaye Saint-Vincent de Nieul-sur-l'Autise est une ancienne abbaye romane située en France dans le Poitou.

Sommaire

HistoireModifier

L'abbaye est fondée en 1069[2] par Ayraud (surnommé Gassedener : « Ayraldus Gassedener cognomine »), l'un des fidèles de Guillaume VIII d'Aquitaine[3],[4],[5]. Elle accueille initialement une communauté de chanoines réguliers de saint Augustin. Ils sont chargés d'assainir le marais poitevin.

La fondation de l'abbaye est confirmée par le comte-duc en 1076 dans la maison d'Ayraud Gassedener à Vouvant : « Acta est hujus modi ecclesiæ cartula apud Vulventum, in domo Ayraudi præfati »[4],[6],[7]. De nombreux ouvrages indiquent qu'Ayraud est seigneur de Vouvant. Cependant, un élément intéressant permet d'émettre un doute concernant l'identité du seigneur de Vouvant à cette période. En effet, la charte de confirmation datée de 1076 est signée par de nombreux seigneurs locaux, dont le seigneur Bouchard de Vouvant : « S[ignum] Burchardi de Vulvento »[2],[4],[7].

Déclarée abbaye royale en 1141 par le roi Louis VII, époux d'Aliénor d'Aquitaine depuis 1137, l'ensemble est largement ruiné par les guerres de Religion. On doit en partie sa sauvegarde et sa restauration à Prosper Mérimée, impressionné par ce qui restait de l'ensemble « roman poitevin ».

L'église comporte deux clochers, l'un au-dessus du transept et l'autre au-dessus du portail, et la nef majestueuse est voûtée d'un berceau renforcé de puissants doubleaux sur colonnes géminées mais, avec le temps, elles montrent un faible affaissement.

Le cloître roman est resté pratiquement intact. Le portail roman est surplombé d'un clocher du XIXe siècle qui modifie fortement la silhouette initiale de la façade.

La mère d'Aliénor d'Aquitaine, Aénor de Châtellerault, y est inhumée.

Une rénovation contemporaineModifier

En 2000, l'abbaye a été rénovée pour devenir un musée[8]. Le tuffeau (pierre calcaire) originel des murs cohabite désormais avec des matériaux modernes tels que l'acier et le verre.

GalerieModifier

BibliographieModifier

  • (anonyme), Quelques souvenirs sur l'ancienne abbaye de Saint-Vincent de Nieul-sur-l'Autise (Canton sz Saint-Hilaire-des-Loges - Vendée), Luçon, S. Pacteau, imprimeur-libraire, 1925
  • Gilles Bresson, Abbayes et Prieurés de Vendée, Éditions D'Orbestier, Le Château d'Olonne, 2005, (ISBN 978-2-84238-075-5)

Notes et référencesModifier

  1. « Ancienne abbaye Saint-Vincent », notice no PA00110180, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. a et b Julien Boureau, Richard Levesque et Isabelle Sachot, « Sur les pas d'Aliénor, l'abbaye de Nieul-sur-l'Autise », dans Martin Aurell (direction éditoriale), Aliénor d'Aquitaine, Revue 303, (ISSN 0762-3291), p. 128 à 135
  3. (la) Chroniques des églises d'Anjou : recueillies et publiées pour la Société de l'histoire de France / par MM. Paul Marchegay et Emile Mabille, Paris, , 458 p. (lire en ligne), « Chronicon Sancti Maxentii Pictavensis », p. 404
  4. a b et c (la) Denis de Sainte-Marthe, Gallia Christiana, In Provincias Ecclesiasticas Distributa; Qua Series Et Historia Archiepiscoporum, Episcoporum, Et Abbatum Franciae Vicinarumque Ditionum ab origine Ecclesiarum ad nostra tempora deducitur, & probatur ex authenticis Instrumentis ad calcem appositis, t. 2, Ex Typographia Regia, (lire en ligne), p. 385 et 1395
  5. Alfred Richard, Histoire des comtes de Poitou, 778-1204, t. 1, Paris, A. Picard et fils, , 506 p. (lire en ligne), p. 325
  6. « Actes royaux du Poitou, t. 2 (1334-1348) CCXXXIX », sur corpus.enc.sorbonne.fr (consulté le 27 avril 2019) : « Vidimus des diplômes de Guillaume VII, duc d'Aquitaine, comte de Poitiers, de l'an 1076, et de Louis VII, roi de France, de 1141, portant confirmation de la fondation de l'abbaye de Saint-Vincent de Nieul et des donations qui lui avaient été faites. »
  7. a et b Société de statistique, sciences, lettres et arts du département des Deux-Sèvres, Mémoires de la Société de statistique du département des Deux-Sèvres, Niort, L. Clouzot, , 300 p. (lire en ligne), p. 268
  8. Rénovation 2000-2003 par l'agence d'architecture Tetrarc de Nantes. tetrarc.fr

Voir aussiModifier