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Abbaye Saint-Vincent de Nieul-sur-l'Autise

abbaye située en Vendée, en France
Abbaye Saint-Vincent de Nieul-sur-l'Autise
Nieul-sur-l'Autise - Abbey (1).jpg
Abbaye de Nieul-sur-l'Autise vue du sud-est.
Présentation
Type
Style
Créateur
Matériau
Construction
Reconstruction
XIVe siècle et XVIIe siècleVoir et modifier les données sur Wikidata
Restauration
XIXe siècleVoir et modifier les données sur Wikidata
Destruction
Statut patrimonial
Localisation
Adresse
Coordonnées

L'abbaye Saint-Vincent de Nieul-sur-l'Autise est une ancienne abbaye romane située en France dans le Poitou.

HistoireModifier

L'abbaye est fondée en 1069[1] par Airaud Gassedener, fils du seigneur de Talmont et l'un des fidèles de Guillaume VIII d'Aquitaine[2],[3],[4]. La fondation de cette abbaye est connue par la Chronique de Saint-Maixent : « Anno MLXVIIII [...] cœnobium Sancti Vincentii quod Niolium vocatur »[2] (« L'an 1069 débuta la construction [...] de l'abbaye Saint-Vincent qu'on appelle Nieul » en français[5]). Elle accueille initialement une communauté de chanoines réguliers de saint Augustin. Ils sont chargés d'assainir le marais poitevin.

La fondation de l'abbaye est confirmée par le comte-duc en 1076 dans la maison d'Airaud Gassedener à Vouvant : « Acta est hujus modi ecclesiæ cartula apud Vulventum, in domo Airaudi præfati »[3],[6],[7]. De nombreux ouvrages indiquent qu'Ayraud est seigneur de Vouvant. Cependant, un élément intéressant permet d'émettre un doute concernant l'identité du seigneur de Vouvant à cette période. En effet, la charte de confirmation datée de 1076 est signée par de nombreux seigneurs locaux, dont le seigneur Bouchard de Vouvant : « S[ignum] Burchardi de Vulvento »[1],[3],[7]. De plus, aucun acte ne mentionne Airaud comme seigneur[5].

Déclarée abbaye royale en 1141 par le roi Louis VII, époux d'Aliénor d'Aquitaine depuis 1137, l'ensemble est largement ruiné par les guerres de Religion. On doit en partie sa sauvegarde et sa restauration à Prosper Mérimée, impressionné par ce qui restait de l'ensemble « roman poitevin ».

L'église comporte deux clochers, l'un au-dessus du transept et l'autre au-dessus du portail, et la nef majestueuse est voûtée d'un berceau renforcé de puissants doubleaux sur colonnes géminées mais, avec le temps, elles montrent un faible affaissement.

Le cloître roman est resté pratiquement intact. Le portail roman est surplombé d'un clocher du XIXe siècle qui modifie fortement la silhouette initiale de la façade.

La mère d'Aliénor d'Aquitaine, Aénor de Châtellerault, y est inhumée.

Une rénovation contemporaineModifier

En 2000, l'abbaye a été rénovée pour devenir un musée[8]. Le tuffeau (pierre calcaire) originel des murs cohabite désormais avec des matériaux modernes tels que l'acier et le verre.

GalerieModifier

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • (anonyme), Quelques souvenirs sur l'ancienne abbaye de Saint-Vincent de Nieul-sur-l'Autise (Canton sz Saint-Hilaire-des-Loges - Vendée), Luçon, S. Pacteau, imprimeur-libraire, 1925
  • Gilles Bresson, Abbayes et Prieurés de Vendée, Éditions D'Orbestier, Le Château d'Olonne, 2005, (ISBN 978-2-84238-075-5)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b Julien Boureau, Richard Levesque et Isabelle Sachot, « Sur les pas d'Aliénor, l'abbaye de Nieul-sur-l'Autise », dans Martin Aurell (direction éditoriale), Aliénor d'Aquitaine, Revue 303, (ISSN 0762-3291), p. 128 à 135
  2. a et b (la) Chroniques des églises d'Anjou : recueillies et publiées pour la Société de l'histoire de France / par MM. Paul Marchegay et Emile Mabille, Paris, , 458 p. (lire en ligne), « Chronicon Sancti Maxentii Pictavensis », p. 404
  3. a b et c (la) Denis de Sainte-Marthe, Gallia Christiana, In Provincias Ecclesiasticas Distributa; Qua Series Et Historia Archiepiscoporum, Episcoporum, Et Abbatum Franciae Vicinarumque Ditionum ab origine Ecclesiarum ad nostra tempora deducitur, & probatur ex authenticis Instrumentis ad calcem appositis, t. 2, Ex Typographia Regia, (lire en ligne), p. 385 et 1395
  4. Alfred Richard, Histoire des comtes de Poitou, 778-1204, t. 1, Paris, A. Picard et fils, , 506 p. (lire en ligne), p. 325
  5. a et b Anne Vivier, « L'abbatiale Saint-Vincent de Nieul-sur-l'Autise », mémoire de Maîtrise d'histoire de l'art sous la direction de Marie-Thérèse Camus, Université de Poitiers, UFR d'histoire de l'art et d'archéologie, 1992-1993, 157 p.
  6. « Actes royaux du Poitou, t. 2 (1334-1348) CCXXXIX », sur corpus.enc.sorbonne.fr (consulté le 27 avril 2019) : « Vidimus des diplômes de Guillaume VII, duc d'Aquitaine, comte de Poitiers, de l'an 1076, et de Louis VII, roi de France, de 1141, portant confirmation de la fondation de l'abbaye de Saint-Vincent de Nieul et des donations qui lui avaient été faites. »
  7. a et b Société de statistique, sciences, lettres et arts du département des Deux-Sèvres, Mémoires de la Société de statistique du département des Deux-Sèvres, Niort, L. Clouzot, , 300 p. (lire en ligne), p. 268
  8. Rénovation 2000-2003 par l'agence d'architecture Tetrarc de Nantes. tetrarc.fr