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Les chanoines réguliers de Saint-Augustin ne doit pas être confondus avec les Ermites de saint Augustin, ordre de religieux mendiants fondés au XIIIe siècle.

Chanoines réguliers de saint Augustin
Ordre religieux
Type Ordre monastique
Règle règle de saint Augustin
Structure et histoire
Fondation IVe siècle
Fondateur Augustin d'Hippone
Abréviation C.R.S.A.
Liste des ordres religieux

Les chanoines réguliers de saint Augustin est une confédération de chanoines réguliers érigée le 4 mai 1959 par le pape Jean XXIII avec le bref apostolique, Caritas Unitas.

Sommaire

Une catégorie de chanoinesModifier

Les chanoines réguliers de saint Augustin (C.R.S.A.) sont des clercs vivant en communauté dans un monastère, sous l'autorité d'un prévôt ou d'un abbé, pour célébrer la liturgie catholique et rendre des services pastoraux dans les paroisses avoisinantes, selon le modèle de vie de la première communauté chrétienne et sous la règle de saint Augustin. Tous les chanoines réguliers ne suivent pas cette règle.

L'application concrète des préceptes généraux de la règle de saint Augustin, autrement dit les modalités concrètes de la vie des chanoines de saint Augustin, sont déterminées par des constitutions ou statuts particuliers, propres à chaque communauté ou fédération de communautés.

HistoireModifier

OrigineModifier

Au IVe siècle, saint Augustin, évêque d'Hippone (Afrique du Nord), institue pour un groupe d'hommes, probablement dans son propre diocèse, un type de communauté permettant de mener conjointement une vie d'esprit monastique et un ministère sacerdotal. Cette règle de vie (Kanon en grec signifie 'règle') a donné le mot chanoine.

Articles détaillés : Chanoine et Chanoine régulier.

Au Moyen ÂgeModifier

Au Moyen Âge, de très nombreux groupes de clercs séculiers, desservant une église, furent érigés en chapitres ou communautés régulières sous la règle de saint Augustin au cours des siècles, à l'initiative du pouvoir politique et / ou ecclésiastique. Le phénomène prit une ampleur particulière au XIe siècle, en particulier sous l'impulsion du pape Urbain II. On recense notamment :

  • Saint-Jean des Vignes de Soissons (1089)
  • Maguelone près de Montpellier (1095 c.)
  • Ripoll (Espagne) (1089)
  • Sainte-Marie de Rettenbach (1092)
  • Saint-Sernin de Toulouse (1117)
  • Saint-Paul de Narbonne (1093)

Les chanoines réguliers de saint Augustin sont considérés comme un ordo - entendre une classe de fidèles distingués par l'observance d'une même règle de vie - par le Saint-Siège depuis la première moitié du XIIe siècle au plus tard.

Les réformes canonialesModifier

En 1421, le pape Martin V les réunit en une seule congrégation (congrégation des chanoines du Latran), avec de nouvelles constitutions et des privilèges propres[1]. Mais ils ne forment une institution centralisée que depuis le XIXe siècle.

Jusqu'à ce moment, particulièrement au Moyen Âge, chaque communauté ou fédération de communauté formait une entité distincte et indépendante, jouissant le plus souvent, depuis le XIe siècle, de l'exemption de la juridiction des évêques locaux et dépendant directement du Saint-Siège.

Au XVIIe siècle, saint Pierre Fourier et la bienheureuse Alix Le Clerc fondent sur la même règle un ordre féminin de Chanoinesses de Saint-Augustin de la Congrégation Notre-Dame destinées à l'enseignement. Pierre Fourier a également réformé les chanoines réguliers de Lorraine en instituant la congrégation de Notre-Sauveur.

Les chanoines réguliers sont érigés en ordre religieux au XIXe siècle.

Les congrégations de chanoinesModifier

Actuellement, on compte 9 instituts regroupés dans la confédération de 1959[2].

Les quatre congrégations initiales :

auxquelles s’ajoutèrent :

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier