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A Bigger Bang

album studio des Rolling Stones
A Bigger Bang

Album de The Rolling Stones
Sortie Monde
Enregistré Novembre-décembre 2004, puis mars-avril 2005 au château de Fourchette à Pocé-sur-Cisse
6 au dans divers studios à Los Angeles
Durée 1:04:19
Langue Anglais
Genre Blues rock
Format CD, double 33 tours
Auteur-compositeur Jagger/Richards
Producteur Don Was, The Glimmer Twins
Label Virgin/EMI
Critique

Albums de The Rolling Stones

albums subséquents des Rolling Stones

Singles

  1. Streets of Love / Rough Justice
    Sortie : 22 août 2005
  2. Rain Fall Down
    Sortie : 5 décembre 2005
  3. Biggest Mistake
    Sortie : 21 août 2006

A Bigger Bang est le 22e album studio des Rolling Stones, sorti en 2005. C'est le premier album studio en huit ans et le dernier avant Blue & Lonesome 11 ans plus tard.

HistoriqueModifier

ContexteModifier

En 2004, après la fin de la tournée Forty Licks pour fêter les 40 ans des Rolling Stones, le batteur Charlie Watts annule sa tournée avec son groupe de jazz en juin, car il est atteint d'un cancer de la gorge et commence déjà les soins, bien avant l'annonce officielle deux mois plus tard le . La presse s’interrogent si le groupe doit continuer sans lui[1]. En attendant, Keith Richards et Sir Mick Jagger (anobli en 2003) se retrouvent au domaine de celui-ci, le château de Fourchette[2] pour écrire de nouvelles chansons[3]. De plus, le groupe doit également se passer du guitariste Ronnie Wood parti en cure de désintoxication.

En attendant l'issue de la maladie du batteur, Mick Jagger et Keith Richards participent à la cérémonie du Rock and Roll Hall of Fame le pour y faire entrer Jann S. Wenner (le directeur du magazine Rolling Stone) et le groupe ZZ Top. En septembre, la femme du batteur annonce que son mari est guéri[1].

EnregistrementModifier

 
Les sessions d'enregistrements se sont déroulés chez Mick Jagger au château de Fourchette en Indre-et-Loire.

La naissance de l'album remonte à juin 2004 lorsque Keith Richards rejoint Mick Jagger chez lui dans son château d'Indre-et-Loire. Après avoir appris les soucis de santé de leur ami Charlie Watts, ils prennent la décision de continuer le groupe, pouvant se passer de lui pour le moment.[4] Keith propose de composer et d'enregistrer des nouvelles chansons et lui envoyer les bandes afin de le mettre au courant de l'avancement du nouveau projet musical.[4] De plus, à l'instar de l'album Dirty Work, le duo (surnommé les Glimmer Twins) se retrouve seul à travailler l'album car en plus de l'absence du batteur, le guitariste Ronnie Wood est en cure de désintoxication[5]. En attendant le retour du batteur, la batterie est assurée par Mick durant les sessions de l'été 2004. Par la suite, les ébauches des parties de batterie serviront de guide rythmique pour le batteur en convalescence[1].

Le , Charlie rejoint ses compère au château, puis rejoints par leur producteur Don Was quelque temps plus tard, les séances de travail commencent véritablement en novembre, toujours sans Ronnie Wood, et à l'écart de toute distraction pouvant les perturber. Les séances sont interrompus à partir de décembre[1].

Pour l'enregistrement, l'idée de Mick est de jouer ensemble à trois dans une petite pièce de son château, avec Don Was et l'ingénieur du son Krish Sharma (une vieille connaissance de ce dernier) à leurs côtés, sans séparation, comme le veut l'usage. Les technologies de l'époque rendent possible cette pratique, et la qualité du son reste tout à fait professionnelle. Cette simplicité alliée à cette intimité retrouvée va leur permettre d'obtenir un son et un jeu plus directs, bruts et immédiats, comme du temps d'Exile on Main Street, et les albums en vogues tels que Elephant des White Stripes ou encore Thickfreakness des Black Keys, qui se veulent un retour aux sources (suivis par U2 et Oasis). Pourtant, Mick Jagger veut ensuite retourner dans un vrai studio. Mais ses camarades refusent, préférant travailler au château entre eux que dans un studio coûteux, alors que les sessions avancent bien. Finalement le chanteur cède[4],[1].

Les séances reprennent au mois de mars 2005 toujours au château de Fourchette et durent jusqu'à fin avril, toujours sans Ronnie, mais accompagnés du bassiste Darryl Jones (qui partage la basse avec les Glimmer Twins) et le claviériste Chuck Leavell. Enfin, du 6 au , le groupe sans Charlie se rend à Los Angeles dans différents studios (Ocean Way Recording Studio, Henson Recording Studio, The Village Recorder et Mix This!) pour les overdubs et le mixage. Cette fois-ci, ils sont rejoints par leur compère Ronnie présent pour enregistrer la guitare sur dix chansons, ainsi que le claviériste Matt Clifford, le percussionniste Lenny Castro et le multi-instrumentiste Blondie Chaplin[1].

Caractéristiques artistiquesModifier

Analyse du contenuModifier

Cet album comprend de multiples facettes. On y retrouve des rocks dans la veine de ceux que le groupe enregistrait fin des années 1960 - début 1970 tels que Rough Justice, It Won't Take Long et She Saw Me Coming, ainsi que du blues brut (Back of my Hand), la soul (Biggest Mistake) et la ballade (Streets of Love, This Place Is Empty). Mais le disque sonne également moderne (Dangerous Beauty, Laugh, I Nearly Died) et dansant (Rain Fall Down, Look What the Cat Dragged In)[1].

Au niveau des paroles, la volonté du duo Jagger/Richards est d'attaquer les personnes avec la fausse bonne conscience, dont le titre Sweet Neo Con est un manifeste contre George W. Bush et le parti conservateur[6], ou encore le scandale de la prison d'Abou Ghraib dans Dangerous Beauty. Rain Fall Down décrit un Londres qui n'a plus rien à voir avec la ville dans les années 1960. Toutefois, les Stones sont fidèles à eux-mêmes pour parler des femmes dans de nombreuses chansons. Mais il faut souligner la vulnérabilité et a peur de la solitude du duo Jagger/Richards dans les chansons Biggest Mistake et This Place Is Empty[1].

Alors qu'il chante tout l'album, Mick Jagger n'est pas au chant sur les chansons This Place Is Empty et Infamy qui sont assurés par son compère Keith Richards.

Pochette et disqueModifier

le photographe de mode Nick Knight, connu pour ses contributions dans les magazines Vogue, Dazed & Confused et The Face ainsi pour des marques prestigieuses tels que Saint Laurent, Calvin Klein et Mercedes, est engagé par le groupe pour réaliser la pochette de l'album. L'image se veut un retour aux sources : pas de titre, ni nom, mais un ton sombre, comme celles des premiers albums du groupe. Sur la photo, on voit les membres en cercle sur un fond noir, seulement éclairés en contrechamps par une lumière blanche qui irradie leur visage. L'ensemble évoque une supernova, d'où le jeu de mot tentant entre "A Bigger Bang" et "A Bigger Band". Mais on peut y voir un message : la musique des Rolling Stones est indestructible, plus forte que les guerres et le terrorisme[1].

Parution et réceptionModifier

L'album sort le dans le monde, huit ans après Bridges to Babylon. Le succès est à l'échelle de l'évènement : l'album atteint la tête des classements dans certains pays (Canada, Pays-Bas, Danemark, Allemagne, Italie...), seconde place dans d'autres (Royaume-Uni, Espagne), n°3 en France et aux États-Unis. Il se vendra à 2 millions d'exemplaires[1].

Côté critiques, elle sont bonnes dans l'ensemble. Si Alan Light dans Rolling Stone juge l'album inférieur aux deux albums de retour de Bob Dylan (Time Out of Mind en 1997 et Love And Theft en 2001), il est le premier à reconnaitre que Mick Jagger et Keith Richards "sont toujours bien là, des hommes d'un âge certain, grincheux, énervés et amers, avec la hargne et des accords de blues et ça leur va bien"[7]. Dans NME, Dan Martin écrit que si l'album "n'est pas un chef-d'oeuvre [...] un monde avec les Stones est mieux qu'un monde sans eux"[8].

Les morceaux Under the Radar et Wanna Go Home n'ont pas été publiés dans l'album faute de place. Ils sont toutefois publiés sur le DVD de l'édition spéciale de l'album.

La tournée mondiale qui suit a un succès phénoménal : en deux ans, elle permet au groupe d'amasser la fortune colossale de 558 255 524 $[9].

Liste des chansonsModifier

Toutes les chansons sont écrites et composées par Mick Jagger et Keith Richards.

No TitreBasse Durée
1. Rough JusticeDarryl Jones 3:13
2. Let Me Down SlowJones 4:15
3. It Won't Take LongJones 3:54
4. Rain Fall DownJones 4:54
5. Streets of LoveJones 5:10
6. Back of My HandMick Jagger 3:33
7. She Saw Me ComingJagger 3:12
8. Biggest MistakeJones 4:06
9. This Place Is EmptyKeith Richards 3:17
10. Oh No, Not You AgainJones / Richards 3:47
11. Dangerous BeautyJagger 3:48
12. Laugh, I Nearly DiedJones 4:54
13. Sweet Neo ConJagger 4:34
14. Look What The Cat Dragged InJagger / Jones 3:58
15. Driving Too FastJones 3:57
16. InfamyRichards 3:48

PersonnelModifier

 
Les Stones à Toronto en 2005 lors du A Bigger Bang Tour

The Rolling StonesModifier

  • Mick Jagger - chant, guitare (sur 1-5, 8, 10-16), guitare slide (sur 6, 9), basse (sur 6, 7, 11, 13, 14), harmonica (sur 6, 13), claviers (sur 4, 12, 13, 16), percussions (sur 6, 7, 12, 15, 16), vibraphone (sur 4), chœurs
  • Keith Richards - guitares, basse (sur 9, 10, 16), piano (sur 9), claviers (sur 16), chant (sur 2, 3, 7-9, 16), chœurs
  • Ronnie Wood - guitares (sur 3-5, 7, 12, 14, 15), guitare slide (sur 1, 2)
  • Charlie Watts - batterie

Musiciens additionnelsModifier

  • Darryl Jones - basse (1-5, 8, 10, 12, 14, 15)
  • Chuck Leavell - orgue (3, 5, 8), piano (1, 5, 15)
  • Matt Clifford - claviers et vibraphone sur Rain Fall Down et Streets of Love, orgue, piano, production, programmation et arrangement des cordes sur Streets of Love
  • Lenny Castro - percussions sur Look What the Cat Dragged In
  • Blondie Chaplin - chœurs sur She Saw Me Coming et Infamy

Classements et certificationsModifier

AlbumModifier

Pays et classement (2005) Meilleure
position
  Australie (ARIA)[10] 4
  Autriche (Ö3 Austria Top 40)[11] 1
  Belgique (Flandre Ultratop)[12] 3
  Belgique (Wallonie Ultratop)[13] 4
  Canada (Canadian Albums)[14] 1
  Danemark (Tracklisten)[15] 1
  Pays-Bas (Mega Album Top 100)[16] 1
  Europe (Billboard)[17] 1
  Finlande (Suomen virallinen lista)[18] 4
  France (SNEP)[19] 3
  Allemagne (Media Control AG)[20] 1
  Grèce (IFPI)[21] 1
  Hongrie (MAHASZ)[22] 10
  Irlande (IRMA)[23] 18
  Italie (FIMI)[24] 1
  Nouvelle-Zélande (RIANZ)[25] 2
  Norvège (VG-lista)[26] 2
  Pologne (ZPAV)[27] 2
  Portugal (AFP)[28] 5
  Espagne (Promusicae)[29] 2
  Suède (Sverigetopplistan)[30] 1
  Suisse (Schweizer Hitparade)[31] 1
  Royaume-Uni (UK Albums Chart)[32] 2
  États-Unis (Billboard 200)[33] 3

SinglesModifier

Année Single Classement Position
2005 Rough Justice Mainstream Rock Tracks[34] 25
2005 Streets of Love / Rough Justice UK Top 75 Singles[35] 15
2005 Oh No, Not You Again Mainstream Rock Tracks 34
2005 Rain Fall Down UK Top 75 Singles 33
2006 Rain Fall Down Hot Dance Singles/Club Play 21
2006 Biggest Mistake UK Top 75 Singles [36] 51

CertificationsModifier

Pays Certification Ventes Date
  Allemagne[37]   Platine 200 000 + 2005
  Canada[38]   Platine 100 000 + 01/11/2005
  États-Unis[39]   Platine 1 000 000 + 11/10/2005
  France[40]   Or 100 000 + 19/10/2005
  Nouvelle-Zélande[41]   Or 7 500 + 01/04/2006
  Pays-Bas[42]   Or 40 000 + 2005
  Royaume-Uni[43]   Or 100 000 + 16/09/2005
  Suisse[44]   Or 20 000 + 2005

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f g h i et j Philippe Margotin et Jean-Michel Guesdon, Les Rolling Stones, la totale, Chêne E/P/A,
  2. Havovwo.nl consulté le 17 mai 2011
  3. Rolling stones.com
  4. a b et c Keith Richards et James Fox, Life, New York, Little, Brown & Company,
  5. D'après l'article du Rolling Stone : https://www.rollingstone.com/music/albumreviews/a-bigger-bang-20050922
  6. Philippe Barbot, Télérama, sept. 2005.
  7. « Interview de Alan Light », Rolling Stone Magazine,‎
  8. « Interview de Dan Martin », New Musical Express,‎
  9. Uliq.com
  10. (en) Australian-charts.com – The Rolling Stones – A Bigger Bang. ARIA Top 50 album. Hung Medien.
  11. (de) Austriancharts.at – The Rolling Stones – A Bigger Bang. Ö3 Austria Top 40. Hung Medien.
  12. (nl) Ultratop.be – The Rolling Stones – A Bigger Bang. Ultratop 200 albums. Ultratop et Hung Medien / hitparade.ch.
  13. Ultratop.be – The Rolling Stones – A Bigger Bang. Ultratop 200 albums. Ultratop et Hung Medien / hitparade.ch.
  14. (en) The Rolling Stones - Chart history – Billboard. Canadian Albums Chart. Prometheus Global Media.
  15. (da) Danishcharts.com – The Rolling Stones – A Bigger Bang. Tracklisten. Hung Medien.
  16. (nl) Dutchcharts.nl – The Rolling Stones – A Bigger Bang. Mega Album Top 100. Hung Medien.
  17. (en) « European Albums – Week of 24 September 2005 », sur billboard.com (consulté le 13 novembre 2012)
  18. (fi) Finnishcharts.com – The Rolling Stones – A Bigger Bang. Suomen virallinen lista. Hung Medien.
  19. Lescharts.com – The Rolling Stones – A Bigger Bang. SNEP. Hung Medien.
  20. (de) Charts.de – The Rolling Stones – A Bigger Bang. GfK Entertainment. PhonoNet GmbH.
  21. (el) « Ελληνικό Chart » [archive du ], sur ifpi.gr
  22. (hu) « Archivum: Top 40 Album », MAHASZ (consulté le 13 novembre 2012)
  23. (en) GfK Chart-Track. Irish Albums Chart. Irish Recorded Music Association.
  24. (en) Italiancharts.com – The Rolling Stones – A Bigger Bang. FIMI. Hung Medien.
  25. (en) Charts.org.nz – The Rolling Stones – A Bigger Bang. RIANZ. Hung Medien.
  26. (en) Norwegiancharts.com – The Rolling Stones – A Bigger Bang. VG-lista. Hung Medien.
  27. (pl) Oficjalna lista sprzedaży. OLIS. ZPAV.
  28. (en) Portuguesecharts.com – The Rolling Stones – A Bigger Bang. AFP. Hung Medien.
  29. (en) Spanishcharts.com – The Rolling Stones – A Bigger Bang. Top 100 álbumes. Hung Medien.
  30. (en) Swedishcharts.com – The Rolling Stones – A Bigger Bang. Sverigetopplistan. Hung Medien.
  31. (en) Swisscharts.com – The Rolling Stones – A Bigger Bang. Schweizer Hitparade. Hung Medien.
  32. (en) Archive Chart. UK Albums Chart. The Official Charts Company.
  33. (en) The Rolling Stones - Chart history – Billboard. Billboard 200. Prometheus Global Media.
  34. (en) « Top 400 Modern Rock songs » [archive du ], Modernrock.com (consulté le 9 février 2011)
  35. (en) « UK Top 75 singles, 2005 », polyhex.net (consulté le 9 février 2011)
  36. (en) « UK Top 75 singles, 2006 », polyhex.net (consulté le 9 février 2011)
  37. (de)Bundesband Musik Industrie/top serch/the rolling stones_a bigger bang consulté le 4 juillet 2019
  38. (en)musiccanada.com/gold platinum/search/the rolling stones_a bigger bang consulté le 4 juillet 2019
  39. (en)riaa.com/gold-platinum/search/the rolling stones_a bigger bang consulté le 4 juillet 2019
  40. snep.com/Les Certifications/recherche/the rolling stones_a bigger bang consulté le 4 juillet 2019
  41. (en)nztop40.co.nz/chart/albums/10 avril 2006 consulté le 6 juillet 2019
  42. (nl)nvpi.nl/Marktinformatie/goud/platina/artiest/the rolling stones consulté le 6 juillet 2019
  43. (en)BPI.co.uk/certified-awards/search/ a bigger bang consulté le 4 juillet 2019
  44. Hitparade/edelmetal.ch consulté le 4 juillet 2019

Liens externes et sourcesModifier