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71e division d'infanterie (France)

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir 71e division.
71e division d'infanterie
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Division d'infanterie
Rôle Infanterie
Guerres Première Guerre mondiale
Seconde Guerre mondiale
Batailles 1916 - Bataille de Verdun
1918 - 3e bataille des Flandres
1918 - 4e Bataille de Champagne
1918 - 2de bataille de la Marne
1918 - bataille du Chesne et de Buzancy

La 71e division d'infanterie est une division d'infanterie de l'armée de terre française qui a participé à la Première Guerre mondiale et à la Seconde Guerre mondiale.

Sommaire

CommandantsModifier

Première Guerre mondialeModifier

CompositionModifier

La 71e DI dispose en outre, jusqu'au 20 mars 1915, de la 21e brigade de cavalerie légère, et du 3 au 20 mars 1915, d'éléments de la 2eDC.

HistoriqueModifier

Mobilisée dans la 21e région

1914 - 1915Modifier

22 - 25 août : combats au col de Sainte-Marie.
  • 25 août – 9 septembre : repli sur la Meurthe, mouvement vers Épinal et organisation de la défense d'Épinal.
  • 9 septembre 1914 - 10 juin 1916 : poursuite de l'ennemi, par Rambervillers et Baccarat, jusqu'au-delà de la Meurthe, entre la vallée de Celles et la voie ferrée d'Avricourt. À partir du 14 septembre, occupation d'un secteur dans la région du col de la Chapelotte et de la voie ferrée d'Avricourt.
27 février - 8 mars : combats vers Badonviller et la Chapelotte.
20 mars : front réduit, à gauche, jusqu'à la Vezouze.
22 mars : attaque française sur la ferme du Chamois.

1916Modifier

  • 10 juin – 6 juillet : retrait du front et mouvement vers le camp de Saffais ; instruction. À partir du 26 juin, transport par V.F. dans la région de Bar-le-Duc ; repos vers Chaumont-sur-Aire ; puis transport par camions dans la région de Verdun.
  • 6 – 15 juillet : engagée dans la bataille de Verdun, vers le bois Fumin et le sud de Damloup : 11 juillet, attaque allemande sur le bois Fumin.
  • 15 – 22 juillet : retrait du front ; repos vers Rosnes.
  • 22 juillet – 19 décembre : mouvement vers le front et occupation d'un secteur dans la région d'Avocourt, l'Aire.
  • 19 décembre 1916 – 6 janvier 1917 : retrait du front ; repos vers Triaucourt, puis le 4 janvier 1917, vers Nixéville.

1917Modifier

24 juillet : mouvement vers Romigny et Prouilly.
  • 27 juillet – 25 octobre : mouvement vers Chalons le Vergeur, puis occupation d'un secteur entre l'Aisne et la Neuville, déplacé à droite, le 17 août, entre Sapigneul et le sud de Godat.
  • 25 octobre – 11 novembre : retrait du front ; repos dans la région d'Épernay.
  • 11 novembre 1917 – 23 février 1918 : mouvement vers le front, et, à partir du 13 novembre, occupation d'un secteur entre Sapigneul et le sud de Godat.

1918Modifier

  • 23 février – 16 mars : retrait du front et travaux au nord-ouest de Reims.
  • 16 mars – 11 mai : occupation d'un secteur entre Sapigneul et la Miette, étendu à gauche, le 31 mars, jusque vers le bois des Buttes.
  • 11 – 29 mai : retrait du front, mouvement vers Fismes ; repos. À partir du 22, transport par V.F. dans la région de Lumbres ; repos à Steenvoorde.
  • 29 mai – 8 juillet : occupation d'un secteur vers Locre et le château de Locre. Participation à la 3e bataille des Flandres :
5 - 6 juin : combats dans la région de Locre.
7 juin : extension du front, à droite, jusque vers Koutkot.
  • 8 juillet – 13 août : retrait du front (relève par l'A.W.), transport par V.F. dans la région de Châlons-sur-Marne ; puis stationnement sur la Vesle.
15 juillet : engagée, au nord-ouest de Prosnes, dans la 4e bataille de Champagne : arrêt de l'offensive allemande. À partir du 19 juillet, contre-attaques françaises (2e bataille de la Marne) ; puis stabilisation et organisation d'un secteur vers la ferme de Moscou et le sud du mont Cornillet.
29 octobre : réduction du front à gauche jusqu'à l'ouest d'Olizy, violents combats vers Olizy.
4 - 5 novembre : engagée dans la Bataille du Chesne et de Buzancy.

RattachementsModifier

  • Affectation organique :
isolée d'août 1914 à juin 1917
38e corps d'armée, de juin 1917 à novembre 1918
2 août – 8 décembre 1914
26 juin 1916 – 3 mars 1917
27 mars – 10 mai 1917
3 – 27 mars 1917
10 mai – 15 juillet 1917
14 juillet – 11 novembre 1918
15 juillet 1917 – 29 mars 1918
29 mars – 22 mai 1918
8 – 14 juillet 1918
11 mars 1915 – 26 juin 1916
11 mai – 30 juin 1918
8 décembre 1914 – 11 mars 1915
30 juin – 8 juillet 1918

L'entre-deux-guerresModifier

La Seconde Guerre mondialeModifier

Drôle de guerreModifier

Article connexe : drôle de guerre.

La 71e division d'infanterie est d'abord affectée au renforcement du 136e régiment d'infanterie de forteresse qui occupe le sous-secteur de Mouzon (secteur fortifié de Montmédy), elle est alors l'une des deux divisions du Xe corps d'armée (2e armée) dont elle constitue l'aile droite[1]. En avril 1940, elle est remplacée par la 3e division d'infanterie nord-africaine et elle se place alors en réserve de la 2e armée dans la région de MachaultSemide, derrière l'aile gauche de l'armée[1].

La division n'est pas concernée dans son ensemble par les plans d'intervention en Belgique, mais son groupe de reconnaissance de division d'infanterie, le 60e GRDI, doit participer à la manœuvre retardatrice en Ardenne au sein du sous-groupement sud du groupement est de la 5e division légère de cavalerie[2].

Bataille de FranceModifier

Articles connexes : bataille de France et percée de Sedan.

À Sedan, lors de la bataille de France, la 71e DI n’a que 16 canons antichar sur une dotation normale de 60 par division.

CompositionModifier

Au 10 mai 1940[3] :
Cavalerie

Infanterie

Artillerie

  • 38e régiment d'artillerie mixte divisionnaire
  • 10e batterie divisionnaire antichar (du 38e RAMD)
  • 50e parc d'artillerie divisionnaire
  • 50e compagnie d'ouvriers d'artillerie
  • 50e section de munitions hippomobile
  • 250e section de munitions automobile

Génie

  • compagnie de sapeurs mineurs 50/1
  • compagnie de sapeurs mineurs 50/2

Transmissions

  • compagnie télégraphique 50/81
  • compagnie radio 50/82

Train

  • compagnie hippomobile 50/22
  • compagnie automobile 150/22

Intendance

  • groupe d'exploitation divisionnaire 50/22

Santé

  • 71e groupe sanitaire divisionnaire

Notes et référencesModifier

  1. a et b Jean-Yves Mary, Le corridor des Panzers : Par delà la Meuse 10 - 15 mai 1940, t. I, Bayeux, Heimdal, , 462 p. (ISBN 2-84048-270-3), p. 25.
  2. André Bikar, « La campagne de mai 1940 en Belgique : la 5e division légère de cavalerie en Ardenne, du 10 au 12 mai », sur atf40.fr (consulté le 7 avril 2014).
  3. Mary 2009, p. 442.

Voir aussiModifier