Étienne Catta

prêtre catholique, chanoine et universitaire français

Étienne Catta
Biographie
Naissance
Nantes
Ordination sacerdotale par Mgr Eugène Le Fer de La Motte
Décès (à 73 ans)
Fontgombault
Autres fonctions
Fonction religieuse
Fonction laïque
  • Universitaire

Blason

Étienne Catta, né le à Nantes (Loire-Inférieure) et mort le à Fontgombault (Indre), est un prêtre catholique, chanoine et universitaire français, principal cofondateur de l'Opus sacerdotale en 1964.

BiographieModifier

Étienne Catta est le fils Antoine Catta (1839-1902)[1], conseiller municipal de Nantes qui démissionnera de la magistrature lors de l'expulsion des congrégations et sera créé comte romain en 1885 par le pape Léon XIII. Frère de Tony Catta (père de dom Dominique Catta), trois autres de ses frères et sœurs seront dans les ordres. Son petit-neveu, Hervé-Marie Catta, sera l'époux de Martine Laffitte-Catta, qui cofondera la Communauté de l'Emmanuel[2].

Ayant songé à la vie bénédictine, il devient oblat bénédictin à l'abbaye Notre-Dame de Fontgombault. Cependant, sa santé le conduit à choisir la clergé séculier, entrant ainsi au grand séminaire de Nantes. Il est ordonné prêtre pour le diocèse de Nantes en 1928. Il poursuit alors sa formation aux Facultés catholiques, où il obtient une licence en histoire et géographie.

En 1933, il devient professeur au petit séminaire Notre-Dame des Couëts. dans le diocèse de Nantes.

À partir de 1942, il enseigne l'histoire ancienne et byzantine aux Facultés catholiques de l'Ouest, à Angers. Docteur ès lettres à partir de 1947, il est un spécialiste de la doctrine sociale et politique de l'Église ainsi que du cardinal Louis-Édouard Pie. Il devient chanoine honoraire du diocèse la même année[3]. Il animait ainsi l'association "Les Amis du Cardinal Pie".

En 1964, il souhaite conserver le rite tridentin et fonde, après avoir rencontré monseigneur Lefebvre, aidé de quelques prêtres, l'« Association pour le soutien du sacerdoce catholique », plus connue sous le nom d'Opus sacerdotale, qu'il préside jusqu'à sa mort en 1974. Il est très rigoureux en matière de recrutement : il impose à chaque prêtre de le rencontrer avant d'être associé aux activités de l'Opus. À cette fin, il refuse toute publicité ; l'histoire de l'Opus est ainsi mal connue malgré sa grande influence et son importante activité marquant la crise du sacerdoce en Europe[4].

Il participe également à la fondation de l'oratoire Saint-Joseph[5].

Il meurt finalement le à l'âge de 73 ans, puis est inhumé dans le cimetière de l'abbaye de Fontgombault. L'Opus sacerdotale regroupe alors près d'un millier de prêtres. C'est le père Pierre Lourdelet (✝ 2019) qui lui succède à la tête de l'association[4].

BibliographieModifier

  • Le T.R.P. Basile-Antoine Moreau, Montréal, Fides, , 724 p.
  • Dom Guéranger et le 1er Concile du Vatican, Paris, Sable, , 375 p.
  • Le Frère André 1845-1937, et l'Oratoire Saint Joseph du Mont-Royal, Montréal et Paris, Éditions Fides, , 1146 p.
  • La doctrine politique et sociale du cardinal Pie, Paris, Nouv. éd. latines, , 374 p.
  • Saint Hilaire et le cardinal Pie, Dominique Martin Morin, , 197 p.

AnnexesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Who's who in the Catholic World, Volume 1, 1967
  2. Revue d'histoire de l'Église de France, Volume 93,Numéros 230 à 231, Société d'histoire ecclésiastique de la France, 2007
  3. Fiche détaillée
  4. a et b La résistance silencieuse de l'Opus Sacerdotale à un moment où tout était encore possible...
  5. Denise Robillard, Les merveilles de l'Oratoire : l'Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal, 1904-2004, Montréal, Fides, , p. 399

SourcesModifier

  • Jean Guéhenneuc, «Dictionnaire du Monde religieux dans la France contemporaine, Tome 3»